Trégastel – Trébeurden (22) : manifestation vendredi 14 octobre contre l’arrivée de 60 migrants

October 12th, 2016

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12/10/2016 – 06H00 Trégastel (Breizh-info.com) – Lundi 17 octobre, 60 migrants en provenance de la Jungle de Calais seront accueillis à Trégastel et à Trébeurden, petites cités du bord de mer dans les Côtes d’Armor. Une arrivée qui suscite contestation et inquiétude de la part de certains habitants et satisfaction de quelques responsables associatifs. Le Front national appelle d’ailleurs à un rassemblement, vendredi 14 octobre à 18h devant la mairie de Trébeurden, et à 19h30 sur le parking Ste Anne à Trégastel, afin de s’y opposer.

Plusieurs organisations de gauche (Ras l’front Trégor, Ensemble 22, Solidaires 22, Alternative Libertaire 22) appellent au contraire à « se rassembler massivement face à la manifestation publique de l’extrême droite pour affirmer les valeurs d’entraide, de solidarité » .

Comme à Saint-Brevin-les-Pins et dans plusieurs autres communes en France, les élus ont décidé, avec les autorités de l’Etat, de ne pas faire de réunion publique, pourtant réclamée par une partie de la population. Paul Droniou et son équipe municipale, à Trégastel, ont décidé de faire fi de l’opposition d’une partie des habitants, ce qui lui a d’ailleurs valu des menaces , pour lesquelles une enquête a été ouverte.

Les migrants, uniquement des jeunes hommes, seront logés pour partie à la CCAS de Trébeurden, pour l’autre au village vacances EDF de Trégastel. Ils viendront principalement du Soudan, d’Irak, d’Erythrée, de Syrie et …d’Afghanistan.

La présence de plus en plus nombreuses d’Afghans, suscite des interrogations. Entre janvier et décembre 2015, ils étaient 200.000 à demander l’asile dans l’un des pays de l’UE. Soit 6 fois plus qu’en 2014. Les Afghans sont le deuxième groupe le plus nombreux à migrer . Les autorités ne sont  pas en mesure de dire de quelles tribus locales , de quels clans proviennent les Afghans qui sont sur le sol français actuellement. Quelles sont notamment leurs relations et leur proximité avec les Talibans, qui ont  été combattus pendant des années par les soldats français, en vain puisqu’ils sont de retour?

Tout comme les autorités ne parviennent pas à identifier les éléments potentiellement dangereux lorsqu’ils pénètrent sur le sol Européen, comme le prouve à nouveau cette chasse à l’homme en Allemagne visant un « réfugié » Syrien – en réalité un islamiste infiltré – qui préparait un attentat contre un aéroport.

Pas de quoi rassurer la population donc, quoi qu’en disent les élus municipaux qui ne sont eux mêmes bien souvent pas capables de dire quelles sont les personnalités des migrants accueillis.

Ces migrants recevront une aide de 300 euros par mois (émanant de l’Etat). Un seul gardien sera présent chaque nuit (et le week end) pour veiller à la sécurité des lieux. La Croix-Rouge et  l’hôpital de Lannion garantiront la qualité des conditions d’accueil au niveau social et sanitaire. Ils devraient rester dans le secteur jusque mi-décembre 2016, puis transférés vers d’autres structures.

L’objectif que s’est fixé le gouvernement ? Démanteler la Jungle de Calais, une tâche qu’en son temps, Eric Besson, alors ministre de l’immigration et de l’identité, avait cru avoir mené à son terme, déjà. Nous étions en 2009, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’affaire n’est pas terminée…
Autre objectif, dissuader une large partie des immigrés de Calais d’aller vers le Royaume-Uni et les inciter à faire une demande d’asile en France. Une fois l’asile obtenu pour certains, les déboutés se maintenant souvent sur le territoire français, ils pourront alors travailler. Ensuite, ils pourront prétendre à la venue de leurs familles en France et à l’acquisition de la nationalité française.

Un processus parfaitement réglé, alors que cette année, le nombre de naturalisations par décret pourrait dépasser de 45% le chiffre de l’an passé ; à l’approche d’échéances électorales, les « nouveaux français » constituent un vivier de voix potentielles…

« C’est un processus classique désormais. Ils arrivent illégalement en France, on leur donne un statut de réfugié pour une bonne partie, puis des années après, une partie d’entre eux finit par obtenir la nationalité française ; c’est comme cela que ça se passe depuis plusieurs décennies, pour le résultat que l’on connait, sans compter l’immigration légale, sans compter également tous les déboutés qui persistent à vivre sur notre territoire » nous glisse un fonctionnaire , qui dit« en l’état actuel des choses, le processus n’est pas réversible , mais cela aura des conséquences graves sur notre qualité de vie à tous ».

Persuadés de faire un « devoir d’humanisme », les élus de Trébeurden et de Trégastel se sont proposés pour accueillir d’autres migrants, par la suite, entre le 3 janvier et le 31 mars. Sans consulter, une fois de plus, la population. « On leur rendra la monnaie de leur pièce aux prochaines échéances électorales. On fera passer la consigne : « pas une voix pour les élus ayant oeuvré pour l’accueil des migrants », ça en fera peut être réfléchir certains » nous glisse un membre du collectif contre l’accueil de ces migrants.

Dans les Côtes d’Armor, une centaine de personnes devraient être accueillies très prochainement.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

France : la Bombe à Retardement de l’Islamisation

October 6th, 2016

France : la Bombe à Retardement de l’Islamisation

  • Le dernier groupe, défini comme les « Ultras » représente 28% des musulmans interrogés. Son profil est le plus autoritaire. Ils proclament leur droit de vivre en dehors des valeurs républicaines. Pour eux, les valeurs islamiques et la loi islamique, ou charia, passent avant les lois de la République. Ils se disent en faveur de la polygamie et du niqab ou de la burqa.
  • « Ces 28% adhèrent à l’islam dans sa version la plus rétrograde, qui est devenue pour eux une forme d’identité. L’islam est le support de leur révolte. Et cette révolte s’incarne dans un islam de rupture, sur fond de théorie du complot et d’antisémitisme ». — Hakim el Karoui, le Journal du Dimanche.
  • Plus important encore, ces 28% sont surreprésentés chez les jeunes (50% chez les moins de 25). En d’autres termes, un jeune Français musulman sur deux est un salafiste du type le plus radical, même s’il ne fréquente aucune mosquée.
  • Il est incroyable que les seuls outils à notre disposition soient de simples sondages d’opinion. Sans connaissance sociologique approfondie de l’islam, aucune action politique n’est possible. Une situation qui fait le lit de l’islam le plus agressif.

Le directeur de campagne de Troadec manque d’inspiration

September 24th, 2016

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24/09/2016 – 07H00 Carhaix (Breizh-info.com) – Christian Troadec (divers gauche),maire et conseiller départemental de Carhaix, persévère dans son ambition d’être candidat à l’élection présidentielle de mai 2017. Plus facile à dire qu’à faire à cause des cinq cents signatures de maires à trouver. Pas de parrainages, pas de campagne.

« Il y a urgence à faire émerger une force politique qui remette en question la centralisme et propose une véritable régionalisation » avait-il expliqué. Il y a urgence à ce qu’un projet politique, qui donne de vrais pouvoirs et de vrais moyens aux régions, s’affirme sur la scène électorale, partout en France. Je crois aux forces et aux capacités d’engagement qui existent dans nos communes, dans nos régions. » (Ouest-France, 9-10 avril 2016).

« Je ne crois pas un instant qu’il sera vraiment candidat », avait répondu Jean-Jacques Urvoas (PS),ministre de la Justice, son voisin  de Quimper (France Info, mardi 26 avril 2016). Sans doute songeait-il à la difficulté que rencontrent les petits candidats à dénicher les cinq cents parrainages indispensables pour figurer sur la ligne de départ.

Aujourd’hui, Christian Troadec constitue son équipe. Le mensuel Le peuple breton (septembre 2016) nous apprend que son directeur de campagne s’appelle David Grosclaude; lequel est « l’invité » du journal de l’UDB. Une page pleine de bons sentiments, de lieux communs et de blabla. Absence de souffle, absence de dynamisme, absence d’idées fortes ; ça ne percute pas. On y relève simplement « la volonté de changer le cours des choses » (sic). Avec cette noble intention pour tout bagage, Troadec risque de ne pas aller très loin. Il est singulier, par exemple, que David Grosclaude n’ait pas un mot sur la ruralité alors que Christian Troadec en est l’émanation. Il y a donc «urgence» que le directeur de campagne se creuse les méninges pour trouver le thème qui rendra la campagne de Troadec attractive et fera que les médias s’intéresseront à sa personne. Car se contenter de « proposer un véritable projet alternatif » ne suffira pas pour enthousiasmer les foules. On se souvient du « travailler plus pour gagner plus » qui contribua au succès de Nicolas Sarkozy en 2007.

A coup sûr, le secrétaire de rédaction du Peuple breton aurait été bien inspiré en raccourcissant la prose d’un «invité» qui n’a rien de génial à raconter et en utilisant cet espace pour placer un encadré servant à présenter le directeur de campagne : ses faits d’armes, ses projets, son avis sur l’«ami » Ferrand (le député PS du coin)…Du journalisme en quelque sorte. Car Grosclaude demeure un inconnu dans le Mouvement breton. Dommage.

B. M.

Photo : Wikipedia (cc)
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Bugaled Breizh

September 10th, 2016

De notre ami Pascal Bresson. La BD sort le 7 octobre 2016
http://pascalbressonbd.weebly.com

Aet eo Martial Ménard d’an anaon, Martial Ménard nous a quittés

September 8th, 2016
  • Martial Ménard a été l'auteur du dictionnaire français breton édité par les éditions PalantinesMartial Ménard a été l’auteur du dictionnaire français breton édité par les éditions Palantines | Archives Ouest-France/Béatrice Le Grand

Ouest-France

Martial Ménard, linguiste, lexicographe, éditeur et journaliste breton, chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France, est décédé. Fervent défenseur de la langue bretonne, l’une de ses dernières réalisations était un dictionnaire “historique de la langue bretonne” de 8 000 pages. Il l’avait présenté, il y a un an, au Festival du livre en Bretagne, à Carhaix.

Nécrologie

Martial Ménard, âgé de 65 ans, est décédé ce jeudi 8 septembre, à l’hôpital de Quimper. Figure de la langue bretonne, militant d’une Bretagne réunifiée, éminent linguiste, lexicographe… Mais également chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France, Martial Ménard n’est plus. Un hommage lui sera rendu la semaine prochaine à Quimper.

Portrait (Ouest-France du 29 octobre 2010, par Ronan Gorgiard)

Martial Ménard, le laboureur des mots bretons

Ce qu’il vient de faire relève des travaux d’Hercule. Martial Ménard s’est livré à un travail de titan lexicographique : sortir, quasiment seul, un dictionnaire français-breton de 51 000 entrées. Un sacerdoce de bénédictin, démarré derrière les barreaux…

Martial Ménard est un homme émouvant, à fleur de peau. Une sorte de Little big man de la culture bretonne. Si son langage gestuel est éloquent, les mots sont son pays quand ils sont bretons. Là où le Petit Robert français mobilise quarante spécialistes et propose 57 000« entrées », il publie aux éditions Palantines un ouvrage avec 51 116 entrées. Trente-cinq ans de collectage, sept années de travail dont les deux dernières à raison de douze heures par jour. Et l’aide précieuse de proches comme Divi Kervella notamment (de l’Office de la langue bretonne). Mais remontons un peu le cours du temps.

Comme beaucoup des militants bretons les plus « acharnés », c’est dans la région parisienne que Martial Ménard voit le jour, en 1951. « Originaires de Lanrelas, dans le pays du Mené (Côtes-d’Armor), mon père et ma mère ont émigré après la guerre à Thiais, dans le 9. 4. comme on dit maintenant. Enfant de paysans, ils sont devenus manœuvre et femme de ménage, chez Rhône-Poulenc. Je ne renie pas mon passé banlieusard. Les fils de pauvres que nous étions ne trouvaient pas si mal d’habiter un HLM avec ascenseur dans les années 1960. Mes copains s’appelaient Rachid et Mamadou et il n’y avait, entre nous, pas l’ombre d’un lézard. C’était les trente glorieuses, le plein-emploi ! »

S’il n’est pas bretonnant, papa Ménard n’a toutefois qu’une chose en tête : retourner à la terre. Un virus qu’il transmet à son fiston. Mais c’est en… Guadeloupe, durant son service militaire, en 1971, que celui-ci prend réellement conscience de sa « bretonnitude ». Les sept ou huit Bretons du régiment lui parlent des chanteurs militants Glenmor et Servat. « À mon retour, raconte Martial, j’ai découvert l’album de Stivell à l’Olympia : là, ça m’a foutu les poils debout ! »

Devenu cuistot à Paris, il n’en peut bientôt plus. Quitte à manger de la vache enragée, autant qu’elle soit ‘ pie noire ‘. Mais avant de rentrer au pays, il veut apprendre la langue. « Comme j’avais quitté l’école à la fin du primaire, je me suis donné cinq ans. Cela m’a pris neuf mois. » Il faut dire que le garçon n’est pas du genre « poil dans la main ». En 1975, il débarque au stage d’été de l’association Skol an emsav, à Plomelin, près de Quimper. « Je ne suis jamais reparti ! »

« Mon prof, c’est moi… »

Martial Ménard milite, politiquement notamment, et se laisse entraîner par ce qu’il nomme ses« virulences ». Il croise la route des activistes du FLB ARB (Front de libération de la Bretagne, Armée révolutionnaire bretonne), s’initie aux explosifs artisanaux. Et se retrouve condamné par la Cour de sûreté de l’État pour trente-sept attentats (sans victime, contre une caserne, un camion militaire…) Il entre à la prison de Fresnes, en 1979. « Je n’avais pas 30 ans et j’avais du temps devant moi. J’ai réussi à obtenir l’accès à la bibliothèque : trois étagères d’ouvrages en breton ou sur la Bretagne. Chaque fois que je trouvais une phrase bien tournée, une nouvelle locution ; je la notais. Un vrai boulot d’autodidacte, jusqu’à l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir et son amnistie. Depuis, quand on me demande, c’était qui ton prof ? Je réponds : c’était moi ! »

Du coup, lorsqu’un jour, quelqu’un lui apprend que « le seul dictionnaire français-breton est le Vallée, qui date de 1931 et n’a pas été actualisé depuis cinquante ans », Martial fonce sur l’idée d’en faire un nouveau. « J’avais déjà 7 000 pages de collectage, j’avais noté pas mal de traductions très exactes d’expressions bretonnes en français. En prenant le Petit Robert comme base, je pouvais m’y atteler. »

Il s’y met sur ses jours de congés ou le soir en rentrant du travail (il est devenu, en 1983, directeur de la maison d’édition bretonne An Here). Après 2005 et la liquidation de son entreprise, il passe à plein-temps. En incluant dans son dictionnaire franco-breton « les néologismes engendrés par l’évolution scientifique et technologique… Pour qu’elles possèdent un avenir, il faut que les langues dites minoritaires puissent DIRE le monde d’aujourd’hui. Une langue qui ne crée pas est une langue qui meurt ». Le dico traduit ainsi le mot webographie (sorte de bibliographie sur le Net) en gwelennadur…

Et puis les éditions Palantines sont arrivées à point nommé, pour publier sa somme. Le moment serait donc enfin venu de souffler ? « Euh pas vraiment, j’ai en route un dictionnaire historique de 10 000 pages et un autre sur le ‘ moyen ‘ breton (de l’an 1000 à 1650) ». Si un terme manque au dictionnaire de Martial Ménard, cela ne peut être que le mot… « fainéant ».

Formation d’un gouvernement provisoire breton en exil

August 20th, 2016

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20/08/2016 – 05H30 Bruxelles (Breizh-info.com) – Claude Guillemain, entrepreneur, président du Réseau des Bretons de l’Etranger, vient d’annoncer , alors qu’il se trouvait à Bruxelles, la création d’un « gouvernement provisoire breton en exil », le 27 juillet 2016.

« Forts des échecs répétés des entreprises politiques bretonnes, et forts de l’échec global de l’état français, il est temps que nous en tirions tous les enseignements. Nous n’avons plus à reproduire les réflexes et les idées qui nous faisaient tourner en rond, sans nous en rendre compte, depuis 45 ans. L’incurie du pouvoir français a fait le reste. Au lieu de répondre favorablement à nos revendications, il a sous-estimé notre détermination et la qualité du personnel politique breton. C’est cette attitude irresponsable qui est sanctionnée par l’histoire qui nous a poussés vers cet acte salvateur pour le peuple breton de mettre sur pied un gouvernement provisoire en exil.» indique le communiqué adressé à la presse.

Il décline ensuite les premières actions mises en place : « J’annonce solennellement la création d’un gouvernement provisoire breton (GPB) en exil qui aura pour mission de mettre en place les institutions officielles de la Bretagne, et de représenter celles-ci auprès de la communauté internationale. Ce gouvernement durera jusqu’à la reconnaissance officielle de la Bretagne en tant que peuple et en tant que nation par l’État français.

Afin de renforcer la légitimité du gouvernement provisoire breton, j’annonce la mise en place d’une Commission de Dialogue et de Consultations (CDC) pour prendre langue avec les organisations politiques, le monde associatif et les personnalités bretonnes susceptibles de donner textes, avis et conseils pour la constitution de ce Gouvernement dans un délai ne pouvant excéder un mois.

Sont également concernés et membres à part entière de cette Commission (CDC) les Bretons de l’Etranger et les Ambassades créées ou à créer à l’Etranger.»

Avant de conclure : « J’annonce également la reprise du dialogue avec la Plateforme Politique des Nations sans Etat, et la reprise de notre revendication au droit à l’autodétermination dans une Europe unie politiquement où tous les peuples seront respectés. Cette nouvelle évolution montre que la Bretagne continue malgré tout à défendre la Charte Européenne pour l’Autonomie Locale (CEAL), et son incorporation immédiate dans l’ordonnancement juridique des états l’ayant ratifiée, et, en plus des exigences précitées, la détermination de ses frontières historiques avec la France et sa séparation officielle.
Le peuple Breton est une fois de plus au rendez-vous avec l’Histoire.».

L’initiative pourrait faire sourire, mais pour son auteur, elle est on ne peut plus sérieuse :« Plus la demande citoyenne sera forte, plus la classe politique réagira.» explique Claude Guillemain.« C’est ce qui s’est passé en Corse où malgré un référendum négatif, la classe politique Corse a obtenu par la loi la création d’un Conseil de Corse fusionnant les trois collectivités existantes. Rappelons que cette même classe politique avait obtenu auparavant le détachement de la Région Corse de l’ensemble Provence-Corse-Alpes-Côte d’Azur. Ce que la loi a fait, elle peut le défaire. Ce que la loi a mal fait, elle peut le faire en mieux. Il nous paraît important de développer notre propre organisation politique. Cela ne pourra qu’encourager d’autres éléments de la classe politique bretonne à batailler sur les mêmes thèmes.».

Reste à voir désormais ce qu’il adviendra de cette nouvelle initiative – qui fait également suite à une autre (indépendante) nommée « Parlement de Bretagne » et visant à constituer un Parlement parallèle en Bretagne. Pour l’heure, une page facebook vient d’être lancée.

Depuis plusieurs décennies déjà, des acteurs du Mouvement Breton multiplient des initiatives de ce type sans que pour l’instant, la population n’y adhère. Les temps changent toutefois …

Photo : DR
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