Archive for December, 2015

Un Prophète

Friday, December 18th, 2015

Le plan Kalergi : génocide des peuples européens L’immigration de masse est un phénomène dont les causes sont habilement cachées par le Système, et la propagande « multiethnique » s’efforce de nous persuader qu’elle est inévitable. Dans cet article, nous voulons vous démontrer une fois pour toute que cette immigration n’est pas un phénomène spontané. Ce que l’on voudrait nous faire croire comme étant une conséquence inéluctable de l’histoire est en réalité un plan étudié sur papier et préparé depuis des dizaines d’années pour détruire complètement le visage du Vieux continent.

LA PANEUROPE

Peu de gens savent qu’un des principaux protagonistes du processus européen est aussi celui qui a planifié et programmé le génocide des peuples européens. Il s’agit d’un obscur personnage dont les masses ignorent l’existence, mais que les « puissants » considèrent comme étant le père fondateur de l’Union Européenne. Son nom est Richard Coudenhove Kalergi. En coulisse, loin des projecteurs, il a réussi a attirer dans ses filets les plus importants chefs d’Etat. Ils soutiendront et feront la promotion de son projet d’unification européenne [1]. En 1922, il fonda à Vienne le mouvement « Paneuropéen », qui visait l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur une Fédération de Nations dirigée par les Etats-Unis. L’unification de l’Europe aurait été le premier pas vers un unique Gouvernement Mondial. Avec la montée du fascisme en Europe, le Plan a du être momentanément stoppé, et l’Union Paneuropéenne contrainte de se dissoudre. Mais, après la seconde guerre mondiale, Kalergi, grâce à une frénétique et infatigable activité, grâce aux appuis de Winston Churchill, de la loge maçonnique B’nai B’rith et d’importants quotidiens comme le New York Times, réussit à faire accepter son projet au gouvernement des USA.

L’ESSENCE DU PLAN KALERGI

Dans son livre « Praktischer Idealismus », Kalergi déclare que les habitants des futurs « Etats Unis d’Europe » ne seront plus les peuples originaires du Vieux Continent, mais plutôt une sorte de sous-humanité bestiale issue de mélanges raciaux. Il affirmait, sans demi-mesure, qu’il était nécessaire de « croiser » les peuples européens avec les Asiatiques et les Noirs, pour créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour les élites au pouvoir. « L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Egyptiens, remplacera la multiplicité des peuples […][2] Voilà comment Gerd Honsik décrit l’essence du Plan Kalergi : Kalergi proclama qu’il fallait abolir le droit à l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes ou l’immigration allogène de masse. Pour que les élites puissent dominer l’Europe, il prévoyait de transformer les peuples homogènes en un peuple métissé ; il attribuait aux métis des caractéristiques de cruauté et d’infidélité, entre autres. Ce peuple, selon lui, devait être créé et ce nouveau peuple métissé permettrait à l’élite de lui être supérieure. En éliminant d’abord la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, et ensuite le peuple lui-même avec le métissage, les Blancs devaient être remplacés par une race métissée facile à dominer. En abolissant le principe d’égalité de tous devant la loi et en préservant les minorités de toute critique, avec des lois extraordinaires les protégeant, on réussirait à contrôler les masses. Les politiques de l’époque ont écouté Kalergi, les puissances occidentales se sont basées sur son Plan, les journaux et les services secrets américains ont financé ses projets. Les leaders de la politique européenne savent bien que c’est lui l’instigateur de cette Europe dirigée par Bruxelles et Maastricht. Kalergi, inconnu de l’opinion publique, […] est considéré comme le père de Maastricht et du multiculturalisme. Ce qui est révolutionnaire dans son Plan, est qu’il ne préconise pas un génocide pour atteindre le pouvoir, mais qu’il prévoit de créer des « sous-humains » qui, en raison de caractéristiques négatives comme [l’incapacité] et l’instabilité, toléreront et accepteront cette « noble race » [3] (ndt noble race = élite).

DE KALERGI À NOS JOURS

Bien qu’aucun livre d’école ne parle de Kalergi, ce sont ses idées qui ont inspiré l’Union Européenne d’aujourd’hui. Sa conviction que les peuples européens devaient être métissés avec les Noirs et les Asiatiques pour détruire leur identité et créer une unique race métissée, est à la base de toute la politique européenne face à l’intégration et à la défense des minorités. 2 Tout cela n’est pas décidé pour des raisons humanitaires. Ces directives sont promulguées, avec une détermination impitoyable, pour réaliser le plus grand génocide de l’histoire. Le prix européen Coudenhove-Kalergi a été institué en son honneur. Tous les deux ans, il récompense les européistes qui se sont particuliè- rement distingués dans la poursuite de son Plan criminel. Parmi eux, nous trouvons des personnes du calibre d’Angela Merkel ou d’Herman van Rompuy. La Société Européenne Coudenhove-Kalergi a décerné le premier prix européen à Angela Merkel en 2010. Le 16 novembre 2012 le prix Coudenhove-Kalergi a été décerné au président du Conseil européen Herman von Rompuy pendant un congrès spécial qui s’est déroulé à Vienne pour célébrer les 90 ans du mouvement paneuropéen. Derrière lui on pouvait voir le symbole de l’union paneuropéenne : une croix rouge qui domine un soleil doré, symbole qui était celui de l’ordre de la Rose-Croix. L’ONU pousse au génocide par ses constantes exhortations à accueillir des millions d’immigrés pour compenser la baisse de natalité en Europe. Un rapport de la « Population Division » des Nations Unies à New-York (datant de janvier 2000), est intitulé : « Migrations de remplacement : une solution pour les populations vieillissantes et en déclin ». Selon ce rapport, l’Europe aurait besoin d’ici 2025 de 159 millions d’immigrés. On se demande comment il est possible de faire des estimations aussi précises, à moins que l’immigration ait été prévue et étudiée « sur papier ». En fait, il est sûr que la baisse de natalité chez nous pourrait facilement être inversée avec des mesures adaptées de soutien aux familles. Et il est tout aussi évident que ça n’est pas avec l’apport d’un patrimoine génétique différent que l’on protègera le patrimoine génétique européen, et qu’en agissant ainsi, on accélère sa disparition. Ainsi, l’unique but de ces mesures est de dénaturer complètement un peuple, de le transformer en un ensemble d’individus sans plus aucune cohésion ethnique, historique et culturelle. Bref, les thèses du Plan Kalergi ont constitué et constituent jusqu’à aujourd’hui la base de la politique officielle des gouvernements qui poussent au génocide des peuples européens à travers l’immigration de masse. G.Brock Chisholm, ex-directeur de l’OMS, nous montre qu’il a parfaitement appris la leçon de Kalergi quand il affirme : « Ce que les gens doivent développer en tous lieux, est le contrôle des naissances ET les mariages mixtes (interraciaux), dans le but de créer une seule race dans un monde unique et dépendant d’une autorité centrale »

CONCLUSION

Si nous regardons autour de nous, le Plan Kalergi semble s’être pleinement réalisé. Nous sommes au-devant d’une vraie tiersmondialisation de l’Europe. L’axiome de la « Nouvelle citoyenneté », c’est le multiculturalisme et le métissage forcé. Les Européens sont les naufragés du métissage, submergés par des hordes d’immigrés africains et asiatiques. Les mariages mixtes produisent chaque année des milliers d’individus métis : les « enfants de Kalergi ». Sous la double poussée de la désinformation et de l’abêtissement du peuple, grâce aux moyens de communication de masse, on a poussé les Européens à renier leurs propres origines, à oublier leurs propres identités ethniques. Les partisans de la globalisation s’efforcent de se convaincre que, renoncer à sa propre identité, est un acte progressiste et humanitaire, que le « racisme » est erroné, mais uniquement parce qu’ils aimeraient faire de nous des consommateurs aveugles. En ces temps, il est plus que jamais nécessaire de réagir aux mensonges du Système, de réveiller l’esprit de rébellion chez les Européens. Il va falloir mettre sous les yeux de tous que l’intégration [de l’immigration de masse] équivaut à un génocide. Nous n’avons pas d’autre choix [que de nous rebeller], l’alternative est le suicide ethnique.

Tancrède Lenormand

Conseil régional. Deux élus sur trois cumulent

Thursday, December 17th, 2015

Conseil régional.  Deux élus sur trois cumulent

Sur les 83 conseillers régionaux qui seront rassemblés ce vendredi à Rennes, combien exercent déjà un mandat ? Jean-Yves Le Drian, bien sûr, actuel ministre de la Défense, futur président de la Région et première exception notable à la fameuse règle de non-cumul. 56 autres conseillers exercent déjà une fonction politique. Pas forcément incompatible avec leur nouveau statut.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/region-deux-elus-sur-trois-cumulent-17-12-2015-10891234.php#gsEVA72AIwfd555y.99

Bretagne. Le passé chouan ressurgit…

Wednesday, December 16th, 2015

Bretagne.  Le passé chouan ressurgit...

En Bretagne, la poussée du Front national et la carte des communes ayant placé la droite en tête du second tour des élections régionales révèlent une étonnante concordance avec les anciennes terres de la chouannerie. Héritage d’un clivage dont la mémoire aurait alimenté une contestation de nature conservatrice ?

« L’Histoire ne repasse pas les plats », écrivait Céline mais elle les réchauffe parfois. Force est de constater, en analysant les résultats des régionales sur la Bretagne historique, que les bons scores de la droite comme les percées du Front national correspondent, grosso modo, aux zones où la chouannerie a été la plus active durant la Révolution.

C’est, en effet, dans les Marches de Bretagne, en Sud-Loire, en Bretagne centrale, sur le pourtour du Golfe du Morbihan et dans le Léon que cette guérilla monarchiste, et surtout catholique, s’est développée.

Les causes de la chouannerie et de la contre-révolution en Bretagne sont multiples. La suppression de la gabelle sur le sel, un impôt qui n’existait pas en Bretagne, plonge dans la misère plusieurs milliers de contrebandiers qui trafiquaient sur les Marches entre la Bretagne et les provinces voisines. Rompus à la clandestinité, ils rejoignent en masse l’insurrection qui se développe en 1793, attisée par les monarchistes mais également par nombre de catholiques après la constitution civile du clergé et de paysans opposés à la levée en masse des 300.000 hommes, décidée par la Convention pour faire face à une coalition de onze armées menée par l’Angleterre.

Guerre civile


Si de véritables batailles rangées opposent les royalistes aux républicains en Vendée et dans le sud de la Loire-Atlantique, la chouannerie bretonne est, avant tout, une guérilla avec des embuscades et des atrocités commises des deux côtés. Cette guerre civile prend dans le très catholique Léon mais elle est limitée par la présence massive de militaires à Brest. Un affrontement sérieux a lieu au pont de Kerguidu, entre Saint-Pol-de-Léon et Lesneven, en mars 1793. Né à Brec’h (56), Georges Cadoudal reste le plus célèbre des chefs chouans qu’il commandait dans la région d’Auray où, là aussi, plusieurs communes ont mis en tête Marc Le Fur, dimanche dernier.

La Bretagne centrale, avec ses nombreuses forêts et son relief particulier, se révèle propice au harcèlement des troupes régulières avec des chefs comme Boishardy, dans les Côtes-du-Nord ou Pierre Guillemot, dans le Morbihan. Ce dernier était surnommé le roi de Bignan, commune qui a placé en tête le FN au premier tour et, où, au second, droite et extrême droite totalisent 60 % des voix. Marc Le Fur fait de très hauts scores dans cette Bretagne centrale gallèse dont il est l’un des députés, dans une circonscription, Loudéac, votant traditionnellement à droite dans un département de gauche.

Un héritage


On explique la progression du FN par l’immigration ou la montée du chômage. Comment, dès lors, comprendre les hauts scores du parti de Marine Le Pen dans le pays de Vitré, réputé pour son dynamisme économique ? Au second tour, un grand nombre de communes des Marches de Bretagne, de Fougères à Clisson, ont voté à droite.

Les clivages hérités de la Révolution ont profondément marqué la vie politique bretonne. Jusqu’au début du XXe siècle, la principale ligne de fracture a opposé les monarchistes légitimistes et catholiques à une bourgeoisie républicaine plutôt urbaine. Dans les vieilles terres chouannes s’est aussi développée une mémoire alternative de la Révolution, alimentant une contestation de nature conservatrice qui a resurgi avec une acuité singulière lors de ces élections régionales.


Source:  Le Télégramme

Bretagne. L’échec de Marc Le Fur et de la droite : une surprise ?

Friday, December 11th, 2015

Avec 23,46 % des voix au premier tour des élections régionales (282 005 suffrages exprimés) , la liste de Marc le Fur a subi un véritable camouflet. Elle arrive deuxième, loin derrière la liste de Jean-Yves Le Drian (34,92%). Celui-ci était pourtant parti seul au combat, sans EELV ni les communistes du Front de Gauche. La liste « le choix de la Bretagne » est même talonnée par un Front national à 18,17 % (218 000 voix) qui poursuit son ascension dans la région.

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Source: http://www.breizh-info.com/36039/actualites-a-la-une/regionales-explications-sur-lechec-de-marc-le-fur-et-de-la-droite-en-bretagne-elections/

Au secours ! Le Front National est compétent !

Thursday, December 10th, 2015

Au_secours_le_Front_national_est_compétent

Dans un édito publié dimanche soir sur le site de Libération, Laurent Joffrin a écrit qu’il ne fallait pas que le Front national prenne la direction de régions. Il considère en effet que  cela lui permettrait  d’acquérir une crédibilité en matière de gestion et que cela donnerait un argument de poids à Marine Le Pen en 2017..

Quant à Renaud Dély,  il a commis, au même moment, un article sur le site de L’Obs. Il abonde dans le même sens et considère qu’il ne faut surtout pas permettre au FN de prouver ses compétences gestionnaires. Ces deux articles montrent que les adversaires du FN ont tiré les leçons des expériences municipales du Front national. Elles sont en train de prouver qu’il est capable de satisfaire les administrés, bien au-delà du cercle de ses électeurs. Les communes dirigées par des maires FN votent de plus en plus nettement en faveur du parti de Marine Le Pen. Un sondage indique que 70% des Français habitant ces communes sont très satisfaits de leurs maires, ce qui inquiète beaucoup l’oligarchie.

Dans son papier, Renaud Dély reproche à Marine Le Pen de considérer la mise en place d’un « front républicain » comme une preuve de la collusion des libéraux de droite et de gauche. C’est la fameuse UMPS dont il nie absolument l’existence de fait. Il l’accuse également d’être responsable de l’isolement de son parti. N’est-ce pas paradoxal pour une figure de la meute journalistique et politicienne qui ne cesse d’attaquer le FN et de lui prêter toutes les tares et toutes les arrière-pensées les plus sulfureuses? L’isolement du FN n’a t-il pas été plutôt provoqué par tous les Renaud Dély de France et de Navarre? En soutenant les désistements des socialistes en faveur des « Républicains », ils démontrent que l’UMPS n’est pas une vue de l’esprit. Cela correspond à une réalité, celle de la volonté oligarchique de marginaliser  le Front national.

Le « front républicain » repose sur l’idée selon laquelle il y aurait une gauche et une droite républicaines d’une part, une extrême-droite anti-républicaine d’autre part. Celle-ci n’est nullement démontrée. Ce n’est qu’une affirmation gratuite qui vise à invalider toute opinion étrangère au corpus idéologique libéral / libertaire. Or, si le Front national incarne cette opposition, il n’est en rien anti-républicain, bien au contraire. On peut même dire que le Front national est beaucoup plus proche du républicanisme authentique que ne le sont ses adversaires qui sont essentiellement libéraux (voir notre article intitulé « Valeurs de la république et front républicain »).

B. Guillard

Photo :Breizh-info.com
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Carhaix / Régionales 2015. Le pari raté de Christian Troadec et des autonomistes

Tuesday, December 8th, 2015

christian_troadec

08/12/2015 – 06H00 Carhaix (Breizh-info.com) – Christian Troadec ne sera pas conseiller régional dimanche prochain, c’est une certitude. Sa popularité n’aura pas dépassé le cap de son Centre-Bretagne et plus relativement du Finistère tandis que sa liste « Oui la Bretagne »récolté 6,71 % des voix lors du premier tour des élections régionales, ce dimanche.

Si l’on analyse le vote régionaliste en faveur du baron du Poher – dont l’objet principal de campagne fût de se présenter comme un « antidote » contre le Front national, devenu une quasi obsession pour M. Troadec – on s’aperçoit que : la liste « Oui la Bretagne « dépasse les 10% dans le Finistère (10,63%), mais retombe à 6,64% dans les Côtes d’Armor, 5,71% dans le Morbihan et seulement 3,68% en Ille-et-Vilaine. Au total, ce sont 80 727 voix qui se sont tournées vers cette liste régionaliste estampillée « de gauche » et dirigée, en sous-main, par l’UDB, l’Union démocratique bretonne.
Pour cette formation politique, qui avait exclut des conseillers régionaux ayant soutenu Jean-Yves Le Drian, c’est une véritable gifle. En effet, la majorité des voix récoltées par Christian Troadec le sont en Finistère (trois fois plus qu’en Ille-et-Vilaine) fief du maire de Carhaix, pas de l’UDB beaucoup plus implantée en Ille et Vilaine et dans les Côtes d’Armor.

C’est un véritable camouflet pour Christian Troadec qui a pris l’initiative il y a quelques mois d’empêcher toute « union régionaliste », notamment avec la droite bretonne et le Parti breton, sur ordre de l’UDB qui voulait constituer une liste résolument à gauche.

Il sera intéressant de voir le report de voix de la liste, les sondages ayant laissé apparaitre qu’une partie des électeurs de Christian Troadec se tournerait aussi vers Marc Le Fur, signe d’un électorat éclectique et pas du tout « à gauche toute ».  Consignes données pour le second tour : aucune. M. Troadec est en tout cas persuadé que ses électeurs « ne votent pas FN », façon pour lui de se rassurer.

Plusieurs autres remarques sur la liste régionaliste :

  • En 2010, la liste emmenée par Christian Troadec réalisait 4,29% et 47 000 voix sans l’appui de l’UDB, ni d’anciens proches du Parti socialiste . Des notables comme Daniel Cueff, maire de Langouet et tête de liste en Ille-et-Vilaine, précédemment élu conseiller régional sur la liste Le Drian, en 2010. Cette année, l’élu doit déchanter, lui qui déclare que son ennemi « c’est le Front national » alors que la liste de Gilles Pennelle est arrivée en tête du premier tour dans sa commune, loin devant celle de M. Troadec.
  • En 2014, la liste « Nous te ferons Europe » dirigée par Christian Troadec avait obtenu 7,19% des voix, soit 75 888 suffrages tandis que l’UDB avait obtenu 2,02% des voix, soit 21 377 suffrages. Un score cumulé plus élevé que les résultats de dimanche, ce qui indique un fléchissement, l’élection régionale étant normalement plus porteuse pour des listes régionalistes.
  • De Scrignac (29) au nord à Gourin (56) au sud, de Brasparts (29 à l’ouest à Rostrenen (22) à l’est (une trentaine de communes), Christian Troadec possède une large zone d’influence ; il termine en tête dans la plupart des communes, avec des pointes à 44% à Carhaix, 37% à Langonnet, 40% à Plourac »h, 38% à Carnoët. D’où son souhait de fonder une sorte de métropole de la ruralité autour de Carhaix, afin d’assoir toujours plus son influence et devenir député.
  • Au delà de ce secteur, les scores s’effondrent plus on quitte le cercle d’influence. Hormis 30% à Plonévez-Porzay et 40% à Locmélar, rien d’autre à se mettre sous la dent en terme de victoire dans une commune bretonne. A Brest, il retombe à 6%. 9% à Quimper, 3,99% à Saint-Brieuc, 4,52% à Lorient, 2,87% à Vannes, 5,36% à Pontivy, 2,98% à Rennes ou encore 3,38% à Saint-Malo. Dans la ruralité bretonne éloignée de Carhaix, que ce soit sur les terres de Marc le Fur (Périphérie de Loudéac), de Gilles Pennelle (secteur de Fougères) ou de Jean-Yves le Drian (Morbihan), là encore,  rien de significatif.
  • Malgré une campagne particulièrement active sur le terrain, les candidats multipliant les déplacements, les tractages, les animations sur Internet, force est de constater que le résultat est loin d’être à la hauteur des efforts consentis. Le militantisme à l’ancienne , sur le terrain de marchés en marchés, ne fonctionne plus, ne séduit plus.

Deux autres listes, indépendantistes celles-là, étaient également présentes pour ces élections. Il s’agit de celle de Bertrand Deléon, « Notre chance l’indépendance » qui arrive en dernière position avec 0,54% des votants, 6521 voix. Et de celle de Gaël Roblin, « Bretagnes en lutte »(alliée avec une partie du NPA) 0,62%, 7465 voix. Dans les deux cas, tous les panneaux électoraux n’ont pas été collés, augmentant le déficit de publicité pour ces listes.

Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, il n y a donc plus « d’effet Bonnets rouges » en Bretagne, quelques années après la colère régionaliste. Il ne reste que l’influence ultra localisée de son principal leader, Christian Troadec, additionné à un vote régionaliste/autonomiste/indépendantiste traditionnellement dans les scores de ce dimanche. La faute pour les uns, à un manque cruel de moyens financiers et d’une campagne de communication particulièrement confuse, et pour la plus grosse liste en terme de poids électoral, à un message porté en décalage avec l’électorat visé.

Si la fibre régionaliste est en effet bel et bien ancré en une majorité de Bretons, il est peu certain que le logiciel politique principal, datant du XXème siècle, utilisé par Christian Troadec durant sa campagne ( le combat contre le Front national, que même le très rose Jean-Yves Le Drian n’a pas perdu son temps à utiliser) ait été à même de séduire un électorat rural préoccupé avant tout par la défense de son identité, de son territoire, de sa sécurité, et d’une politique économique viable.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.