Archive for January, 2014

Qui a intérêt à véhiculer le mensonge concernant la séparation de la Loire Atlantique de la Bretagne ?

Sunday, January 19th, 2014

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Cette assertion, coutumière des fidèles du Parti Socialiste, de l’UDB et de leurs comparses est historiquement fausse.

Disons-le pour la énième fois, le Maréchal Pétain n’est pas responsable de l’exil de Nantes hors de la Bretagne !

Il est temps de rétablir la vérité historique en ce qui concerne Pétain et la Bretagne.

Le Maréchal Pétain et l’Amiral Darlan se sont contentés de signer la nomination de préfets (30 juin 1941) dans ces régions «  groupements économiques régionaux » dites « CLEMENTEL » existant depuis 1919. En effet ce désastreux décret de juin 1941 n’a rien de “révolutionnaire”. Tout simplement parce qu’il était le résultat administratif de la volonté jacobine du gouvernement français et des décisions précédentes qui imposaient la partition. .

Ce n’est pas dans le pétainisme ou le gaullisme qu’il faut rechercher les sources de cette séparation, mais dans le jacobinisme le plus violent, chargé de la volonté technocratique de séparer Nantes et Rennes.

Dès l’apparition de la première « région » ces deux villes se retrouvent dans des circonscriptions différentes ; l’affaire démarre pendant la guerre 1914-1918. A la vérité, l’idée était dans l’air depuis une trentaine d’années, à tel point qu’une dizaine de propositions de lois régionalistes avaient été déposées sur le bureau de la Chambre des députés. Etienne Clémentel, ministre du Commerce, fut à l’origine de cette « région économique ». La question du ravitaillement figurait évidemment au premier plan des préoccupations du Gouvernement. M. Clémentel exposa son projet dans une circulaire du 25 août 1914 ; ce projet sera mis a exécution par un décret du 5 avril 1919.

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Etienne Clementel

1864 - 1936

Il est considéré comme l’un des pères de la technocratie et de l’intervention de l’État dans l’économie en France

« Partant du constat selon lequel de grandes agglomérations peuvent jouer un rôle important d’impulsion économique régional, Clémentel regroupe géographiquement, avec leur accord les 149 chambres de commerce. » (F. Luchaire, Y. Luchaire in Le droit de la décentralisation, PUF 1989). Les dix-sept « regroupements économiques régionaux » constituent la première expérience officielle de régionalisation sous la IIIème République ; leur nombre sera ultérieurement porté à vingt. La région « n°4 » – celle de Rennes – regroupe les départements d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord et du Finistère. La région « n°5 » – celle de Nantes – recouvre les départements du Morbihan, de Loire-Inférieure, de Vendée, du Maine-et-Loire, d’Indre-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe. Selon Abel Durand, « Nantes [qui] fut choisie pour siège de Vème région s’est formée spontanément sur la double base du ‘front de mer’ et du réseau fluvial qui débouche dans l’estuaire » (Nantes dans la France de l’Ouest, Plon 1941). Tous les moyens sont bons pour justifier ce découpage régional biscornu ; M. Durand avance ainsi un argument qui pourra surprendre le lecteur de 2011 : « Le Maine-et-Loire, l’Indre-et-Loire, la Sarthe et la Mayenne font partie de l’hinterland immédiat de la Basse-Loire. Le critérium de la délimitation du territoire de la Vème Région est l’étendue de la zone de pénétration du charbon anglais d’importation débarqué par les ports de Nantes et de Saint-Nazaire » (op.cit.).

Evidemment ce charcutage de la Bretagne ne convient pas aux militants régionalistes. Leur leader, le fameux marquis Régis de L’Estourbeillon, fait du « morcellement en deux régions distinctes » le thème de ses protestations. Le 23 février1926, dans un rapport présenté à la Journée des régions économiques organisée par la Fédération régionaliste française, il s’insurge « une fois de plus avec la dernière énergie contre l’invraisemblable et ridicule découpage de la Bretagne en deux régions économiques représentant une Bretagne du Sud et une Bretagne du Nord. Ce découpage artificiel qui n’est justifié par aucune raison sérieuse et contre lequel n’ont cessé de s’élever des associations bretonnes militantes comme l’Union régionaliste bretonne, le Comité   de défense des intérêts bretons et bien d’autres ». Bref, pour le marquis, le découpage «  constitue un véritable défi au bon sens et demeure en opposition formelle avec toutes les réalités, tant économiques que de tous ordres de la région bretonne. »

La responsabilité de ce découpage contre nature revient donc à Etienne Clementel, qui amputa délibérément le Duché de Bretagne de son département de Loire Inférieure devenue depuis Loire Atlantique.

Et c’est à la demande des Chambres de Commerce pour des raisons économiques, et avec l’appui du maire et du conseil municipal de Nantes, qu’un décret-loi du 14 juin 1938 confirma cette amputation sous la Présidence du radical-socialiste, signataire des Accords de Munich, Edouard Daladier.

Le gouvernement de Vichy entérina le découpage Clémentel, le gouvernement  de De Gaulle à la Libération de 1945  confirmant une «déchirure» que les programmes d’action régionaux de 1955, les CODER (comités de développement économique) de 1964, puis les EPR (établissements publics régionaux) de 1972 et enfin les lois de décentralisation de Gaston Defferre sous Mitterrand en 1982 ne tentèrent jamais de réparer.

C’est donc aux héritiers de tous ces gouvernements socialistes ou apparentés que les tenants de l’intégralité de la Bretagne et les fédéralistes doivent aujourd’hui demander des comptes. Il faut désormais les contraindre à un RÉFÉRENDUM pour effacer ces scandaleuses absurdités qui, tant en Bretagne qu’en Normandie, doivent faire se retourner dans leurs tombes les Nominoë, François II, Anne de Bretagne, qui au nom de la réalité charnelle de la Bretagne s’élevèrent toute leur vie contre l’oppression française et ses dépeçages administratifs.


Claude GUILLEMAIN

Nicolas Bedos « Je te l’enfonce dans ton gros cul de Breton inculte »

Monday, January 13th, 2014

Il est révoltant d’assister à ce genre de propos à caractère raciste contre les Bretons. Au nom de toutes les associations de défense de l’ identité bretonne, nous envisageons de porter plainte contre Nicolas Bedos, qui oublie que sa liberté d’expression d’aujourd’hui, il la doit à tous “ces Bretons incultes” morts pour la France en 14/18 et 39/45.