Archive for November, 2013

Bitcoin, le nouveau “langage” de l’argent ?

Wednesday, November 27th, 2013

Il y aura encore beaucoup d’avis — des pour et des contre — sur le sujet des Bitcoins. Si l’on ne tire rien d’autre de cette expérience, cela nous aura au moins incités à remettre en question certaines “vérités” non encore vérifiées sur ce que nous pensions savoir de l’argent…

L’un des blocages mentaux que je rencontre chez les adeptes de “l’argent physique” (dont vous faites à mon avis partie pour beaucoup d’entre vous, chers lecteurs), est que le Bitcoin est, par nature, intangible. Ils voient cela comme nécessairement négatif, a priori.

Le problème réside dans l’assemblage des concepts “fiduciaire” et “intangible”. On part de la supposition que le dernier est synonyme du premier, ce qui n’est tout simplement pas le cas. Il s’agit, plutôt, d’une erreur de déduction assez classique : toutes les monnaies fiduciaires sont intangibles, par conséquent toutes les monnaies intangibles sont fiduciaires.

Cela ressemble un peu à l’exemple éculé : “Tous les pouces sont des doigts… par conséquent tous les doigts sont des pouces”.

C’est faux.

Toutes les monnaies intangibles ne sont pas fiduciaires, comme le prouve le Bitcoin. Fiduciaire désigne une monnaie que l’on déclare avoir de la valeur simplement parce que l’Etat le décide (du latin fiducia, confiance). Le Bitcoin n’est rien de ce genre. Il ne repose que sur une valeur subjective, c’est-à-dire une valeur qui lui est attribuée par des individus volontaires qui, après avoir évalué ses caractéristiques, déterminent son utilité comme moyen d’échange dans un contexte donné (un contexte numérique par exemple). C’est l’exact opposé de la valeur par décret… par coercition… par violence. C’est la valeur par une détermination de marché volontaire.

Il y a beaucoup d’intangibles auxquels nous attachons une valeur immense. Les mathématiques… le langage… la logique… les idées… l’amour… et j’en passe…- Les monnaies intangibles ne sont pas forcément à bannir !
Les adeptes de l’argent physique ont raison de ne pas faire confiance à l’Etat, au vu de ses résultats catastrophiques en termes de destruction du pouvoir d’achat par le biais de l’inflation. Mais ils ont tort de jeter la valeur potentielle des intangibles avec l’eau du bain putride des fiduciaires.

Le fait que le Bitcoin soit intangible est, peut-être de façon contre-intuitive, considéré par beaucoup comme l’une des ses plus attirantes caractéristiques. D’abord, il élimine quasiment les coûts de stockage. Même chose pour les coûts et les temps de transport. Et, malgré ce qu’en disent les banques centrales, il est plus ou moins impossible de l’interdire (contrairement par exemple à la détention privée d’or…) Bien sûr, ils pourraient établir des règles mais les appliquer serait comme interdire la langue anglaise… ou l’algèbre… ou de mauvaises pensées à propos de la femme du voisin…

D’une certaine façon, le Bitcoin est le “langage” de l’argent : il est égalitaire, dans le sens où il est disponible pour tous de la même manière (il n’existe pas d’autorité centrale qui émet d’abord des Bitcoins pour quelques privilégiés… contrairement, par exemple, à toutes les monnaies fiduciaires de la planète.)

Il peut évoluer et s’adapter (le protocole Open Source permet cela.) Il est démocratique, dans le sens où son prix est établi par des millions d’individus librement associés — le marché — qui “votent” chacun avec son portefeuille bitcoin. (Voilà un contraste rafraîchissant par rapport aux prix truqués de l’argent déterminés par les prétentieux surdiplômés de la Fed.)

Il est entièrement transparent, puisque n’importe qui téléchargeant le client bitcoin peut voir tout l’historique des transactions… mais il est également privé puisque les utilisateurs peuvent assez aisément cacher leur identité aux yeux trop curieux.

Il fonctionne beaucoup comme un langage, communiquant des informations à la fois d’individu à individu et de transaction individuelle au réseau entier, distribué. C’est une monnaie numérique pour l’ère numérique.

Naturellement, personne ne sait où cela nous mènera… sauf que c’est vers un domaine inexploré. Comme l’a dit quelqu’un récemment, soit le Bitcoin reviendra à zéro… soit il affichera beaucoup, beaucoup de zéros.

Libertés bretonnes maintenant !

Wednesday, November 27th, 2013

KAD Boned Ruz

L’association KAD, Kelc’h An Dael, pour la création d’un véritable Parlement Breton tient à apporter son soutien indéfectible au collectif « Bevañ, Divizout, Labourat e Breizh », « Vivre, Décider, Travailler en Bretagne », et au mouvement plus général dit des « Bonedoù Ruz » ou « Bonnets Rouges », hors bien sûr de toutes contrefaçons extra bretonnes.

KAD continue d’appeler à l’UNION de tous les Bretons patriotes et démocrates, contre le rouleau compresseur jacobin qui continue inlassablement de mettre notre économie sous coupe réglée, de refuser d’entendre notre désir légitime d’autonomies fiscales et politiques, d’intégrité territoriale recouvrée, de jouissance pleine et effective de tous nos droits inaliénables et imprescriptibles en tant que Peuple Breton souverain et libre dans son auto-détermination.

KAD ne reconnaît pas le pseudo « Traité d’Union de 1532 » qui ne fut qu’un édit, car non contresigné par une personnalité princière ou plénipotentiaire bretonne, simple contrat franco-français manipulateur imposé par la force et la corruption. La France elle-même n’a jamais respecté les différents points de Souveraineté Nationale Bretonne stipulés dans cet édit, (de Louis XIV qui réprima très férocement les doléances légitimes des Bonnets Rouges de 1675, à François Hollande qui malgré ses promesses d’ouvertures ne reconnaît pas davantage le Peuple Breton que tous ses prédécesseurs jacobins et anti-bretons), le rendant à nos yeux caduc : les impôts levés en Bretagne tout comme les soldats Bretons devaient servir la Bretagne et ses intérêts… Aujourd’hui nous savons, alors que tous les Bretons incorporés dans les guerres françaises inutiles et contraires à nos intérêts ont servis de chair à canon en premières lignes, que la grande majorité de notre manne fiscale continue à alimenter le gouffre financier d’un système centraliste perverti aux nombreux privilèges et prébendes dignes de l’ancien régime. Pire, la quasi-totalité des hauts fonctionnaires et élus de la république, pléthores dispendieuses et improductives, sont grassement payés par nos impôts pour nous interdire par lois, décrets, diktats ou oukases, d’être nous-mêmes, Bretons en Bretagne, et de vivre selon nos valeurs naturellement solidaires et humanistes. Cerise sur le gâteau, la censure et la manipulation ne suffisant pas, à travers les médias aux ordres, on se permet de nous insulter et de nous salir en tous domaines… Comme près de trente mille Bonedoù Ruz l’ont dit à Kemper le 2 novembre : Re zo RE ! Trop c’est trop !

KAD ne reconnaît comme seul traité international signé entre la Bretagne et la France que le contrat de mariage dressé entre Anne de Bretagne et son second époux Louis XII, qui en tant que Duc d’Orléans a combattu à pied côté breton à la bataille de Saint-Aubin du Cormier. Ce traité dit clairement que la couronne royale française sera transmise à leur aîné(e), Claude en l’occurrence, et la couronne ducale bretonne à leur cadet(te), Renée en l’occurrence… Deux têtes couronnées différentes pour deux nations souveraines distinctes.  Nous connaissons la suite : le duc d’Angoulême contre l’avis pré-mortem d’Anne épousa Claude, et devint le roi français François 1er qui de façon illégale passa outre cette clause importante en réunissant les deux couronnes sur la même tête, et en imposant cet édit de 1532 de façon unilatérale… Nous sommes donc très clairs : il n’existe aucun traité de droit international qui lie officiellement et de façon subalterne la Bretagne à la France ! Cela veut dire qu’au niveau du droit international, la Bretagne est toujours un pays et une nation libres et indépendants de fait ! La présence administrative française en Bretagne est donc illégale et assimilable à une situation colonialiste. La France a vocation à se retirer de nos terres et institutions dans les plus brefs délais ! La Bretagne a elle vocation à recouvrir son intégrité territoriale et sa souveraineté politique à travers une assemblée parlementaire constituante, qui  rédigera la Constitution de l’Etat Breton, et qui créera à suivre les conditions électives à travers un gouvernement provisoire de transition, d’un premier gouvernement élu et souverain selon les modalités que seuls les Bretons seront à même de définir légalement. Sur un plan économique cela veut dire que non seulement les taxes et impôts français sont illégaux en Bretagne, mais que la France doit réparation pour toutes les destructions commises en Bretagne et tous les Bretons morts de façon illégale dans ses guerres inutiles. Cela veut dire aussi et surtout que la France doit rembourser à la Bretagne toute l’immense somme fiscale indûment perçue, sur nos terres aujourd’hui comme depuis plus de cinq siècles… Nous laissons dès à présent à nos historiens et économistes bretons le soin d’établir cette liste financière qui devrait s’élever à plusieurs centaines de milliards d’euros…

KAD appelle tous les patriotes et démocrates Bretons à rejoindre de façon générale contre l’injustice et la mauvaise foi jacobine le mouvement des Bonnets Rouges, en espérant qu’une liste commune « Vivre, Décider et Travailler en Bretagne » soit constituée aux prochaines échéances électorales, tous partis bretons confondus, afin que les Bretons puissent enfin voter massivement breton en Bretagne, pour nos intérêts communs et notre qualité de vie à tous !

KAD sera présent à Karaez le 30 novembre pour soutenir cette belle idée de « Vivre, Décider, Travailler en Bretagne », comme il était présent à Kemper à travers la majorité de ses membres, et au portique de Pont de Buis à travers cinq de ses membres…

KAD appelle aussi tous les patriotes et démocrates Bretons qui veulent aller plus loin que les simples élections « françaises » en Bretagne, à rejoindre son association pour la création légitime d’un Parlement Breton non inféodé aux forces coloniales jacobines, dans un grand élan de libération nationale : vivre libres ou soumis, tel est notre unique choix !

Un deiz e vo sklaer an amzer…

Pour KAD, JLLC, le 27/11/13.

Notes Techniques :

KAD n’est ni un parti politique ni le Parlement Breton que nous appelons de nos vœux. Nous sommes une table ronde bretonne qui réunit toutes nos sensibilités dans un projet commun d’UNION, sorte de « shadow cabinet » ou de « Conseil d’Etat embryonnaire »…

Vous trouverez sur notre site provisoire notre charte trilingue qui vous donnera une idée de notre état d’esprit. Nous nous sommes déjà réunis six fois depuis notre création en avril 2012, et nous travaillons de façon collégiale et démocratique où le conseil d’administration est élargi à l’ensemble des membres.

Le bureau est resté le même quand à sa présidence et ses vice-présidences, seuls le secrétaire et le trésorier ont été renouvelés, l’ancien secrétaire et l’ancien trésorier étant toujours membres de KAD.

Régulièrement nous admettons de nouveaux membres après cooptation et vote interne, tous patriotes et démocrates Bretons.

Donedigezh vat ganomp !

Contact : kadbreizh@gmail.com

Site provisoire : www.parlement-breton.org

Mais… De qui parlent-ils ?

Saturday, November 16th, 2013

L’euro est mort, vive la livre bretonne !

Monday, November 11th, 2013

« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois » Nathan Rothschild

Disons le tout net : nous tenons l’euro pour de la merde. Et depuis le début. Ah j’entends bien clâtir la harde des cocus du Progrès dont la mémoire est aussi courte que la naïveté profonde…Wim Duisenberg ? Non ? ça ne vous dit rien ? Pourtant, les eurolâtres devraient faire du jour de sa mort un jour saint. Oui, il est mort, le premier gouverneur de la banque centrale européenne (BCE). Mort bizarrement dans sa piscine, dans le Sud de la France. Mort d’autant plus bizarre que consécutive aux déclarations peu communes de ce solide gaillard Néerlandais : Il avait, juste avant le referendum sur le traité constitutionnel européen, gaillardement, expliqué que le florin avait été sous-évalué lors de sa conversion en euro, le 1er janvier 2002.

Le casse du siècle, en quelque sorte.

Le chef du gouvernement hongrois, dans sa volonté de réforme constitutionnelle, s’est fait tancer par, en plus des roquets du médiat, le très vénérable Parlement européen. Tancer comme un petit garçon. En particulier par le député Cohn-Bendit. Pas dit que M. Orban ne vienne, nouveau Canossa, lui tripoter la braguette pour autant.


M. Daniel Cohn-Bendit, entre deux space-cakes, s’en prend héroïquement à la sanglante dictature orbaniènne

Mais qu’a donc proposé le très ignoble, le fasciste Orban ? Quelques réformes sociétales, dit-on, jugées homophobes, judéophobes, xénophobes, bref, la cage aux phobes. Pas de quoi se brouiller avec l’Arabie séoudite. Vétilles. Mais, comme souvent en trompe-l’oeil, en sourdine, en dernier argument, petit, en italique, bas de page, que ça tintinnabule discret, le reproche, que dis-je, la panique, unanime, du choeur des justes démocrates tonnant à Bruxelles, très puissamment et de vingt et cent shofars, cette panique donc, des aèdes de la démocratie, était très précisément celle-ci : Orban veut mettre en cause l’indépendance de la banque centrale de son pays !

Morte-couille ! On en frémit. On retient son souffle. Peut-on concevoir pareille ignominie ? Un tel blasphème ! Un si sordide crachat sur la face radieuse d’une idéologie politico-économique, pilier de la construction européenne, ciment des Etats-Unis d’Amérique, et dont les Chiliens et les Britanniques ont su, en leur temps, goûter les fruits onctueux ?

Le groupe punk chilien “Les Chicago boys”, toujours décalé, cartonne en tournée à Santiago, en 1973

Trêve d’ironie, bon sang, ouvrez les yeux ! L’Union européenne, c’est le capitalisme sauvage, la chienlit ! Le schlass d’en bas et le flingue d’en haut. La Seine-Saint-Denis et le Brabant. Le CAC40 contre la PME, le FMI contre le BIP[1] ; Demain des trains de chômeurs qui déraillent, des explosions sociales en chaîne dans nos centrales, des pur-sang à la retraite dans nos assiettes, du Rom et de la moraline, du Lampedusa et du Monsanto ! Pour Tous ! Du naufrage ! Statines ! LGBT ! Prozac ! Et très énormément !

Et Ducon s’étonne ! Sa monnaie est au service d’intérêts privés ? Lui doit se priver ? Payer des intérêts ? Ah ils étaient enthousiastes, les veaux, avec leurs talbins tout frais en fouille ! A diviser, tout très souriant, par six virgule cinquante six toute la journée. Comme des pov’cons, du PQ dans le larfeuille.

Et puis voilà-t-y pas que ça se lézarde. Mais du genre lointain. L’argent bidon fabriqué à l’hélium par les banques privées en ajoutant quelques zéros sous Windows se dégonfle chez les Etats-Uniens. Merdasse. Pauvres Ricains, qu’on rigolait. Parce que grâce à l’euro, nous, la crise connaît pas. Ah non, du tout. Vive l’Euro, pas la crise ! 2008, ça vous parle d’un temps que même Yves Montand, il ne peut pas connaître.

Badaboum. L’euro ne protège de rien. Une fausse monnaie. Trop chère pour la majorité des pays qui l’ont adoptée, flingue sur la tempe, et dont l’électorat rétif craignait qu’on ne vînt le buter, par delà les chiottes, jusque dans l’isoloir où régulièrement, on lui demande d’urner.

Mais la BCE est indépendante ! Elle fait qu’est-ce qu’elle veut ! Na ! Bien sûr, lutter contre l’inflation revient à créer un chômage structurel, qui devient donc la variable d’ajustement de la compétitivité, puisque la BCE ne veut pas dévaluer. Chômage et salaires à chier pour maintenir un euro qui n’intéresse que d’immenses et apatrides fortunes.

Clodos, suicides, Porsche et yachts. Monnaie publique, monnaie privée…Favoriser le capital contre le travail. Air connu, repris par Augusto, le sémillant leader des Chicago Boys, groupe mythique des années 70. Mais voilà, la BCE, elle fait ce qu’elle veut. Et elle nique vos races respectives, en survet’ et en cravate. Vu qu’elle est indépendante et qu’elle a indépendamment décidé de lutter contre l’inflation, c’est-à-dire contre les pauvres et les classes moyennes. Et de vous cracher à la gueule.

Du chômage, de la misère, des Etats impuissants, sans recettes fiscales, l’espérance de vie du peuple qui s’effondre, l’éducation qui moisi, le bonheur en chute libre ? Et alors ? On vous compisse.

Viktor Orban, en bien mauvaise posture après avoir été désavoué par le Parlement Européen

Écarteler, puis mettre à bouillir dans un fait-tout et mijoter à feu doux M. Viktor Orban (à servir avec un Tokay blanc et du gulash) pour avoir, à propos de la banque centrale hongroise, émit un doute sur le Dogme de l’indépendance ? Beaucoup y songent à la cafétéria du Parlement européen. Bombarder la Hongrie, comme la malheureuse Libye qui s’apprêtait à créer le dinar-or panafricain ? Dany le Rouge et BHL le Blanc froncent déjà le sourcil, s’évadent en songe, chevauchant la Pannonie en moto blindée sous la bannière étoilée d’argent sur azur de l’OTAN.

Bonnets Rouges, on vous fait marron ! L’ecotaxe, cette histoire de corne-cul, aura au moins eu le mérite de mettre en lumière les intérêts privés, en l’espèce le groupe Benetton et la Goldman Sachs, et la corruption des politiques ; alors encore un petit effort ! La BCE, c’est la même chose ! Ar Balp ! Même si ton crâne a disparu de cette bonne ville de Carhaix, montre-nous pour qui roule la BCE et qui sont les politiques corrompus !

Sébastien Ar Balp, âgé de 374 ans, est considéré comme le doyen des Bretons. Il a su néanmoins s’adapter à la mondialisation en mettant à jour son bonnet rouge

Fabrication de portiques, fabrication de fric, ar memes tra ! Gardons notre liberté de nous déplacer et de commercer en Bretagne ! Recréons une monnaie bretonne, placée sous le sage magistère d’une puissance publique bretonne, une monnaie à la mesure de notre économie, tournée vers l’exportation. Une monnaie à 0%, qui ne nous coûtera que le prix du papier ou du bit au lieu de la monnaie des usuriers, PQ hors de prix, torchon criminel qu’on nous force à acheter pour générer une dette bidon ! Revenons à une monnaie au service du crédit constructif, des grands projets, de la recherche, du développement, des PME ! Une monnaie au service des Bretons !

Un pays libre n’est libre que s’il a sa monnaie.

Bevet al lur ! Vive la livre bretonne !

[1] Bonheur Intérieur Brut : indice exotique mais sain et très officiel, créé par le gouvernement du Royaume du Bhoutan. C’est un indice qui, au PIB, intègre l’espérance de vie, le niveau d’éducation, la qualité de l’environnement, etc. Le pays semble trop prude pour, malgré mes suggestions répétées, y intégrer le nombre d’orgasmes quotidien mais l’indice reste pertinent.

La démocratie

Monday, November 11th, 2013

Description de cette image, également commentée ci-après

Le système républicain repose sur une oligarchie politique* qui danse de temps à autre avec le peuple un pas de deux que l’on appelle démocratie.

* Et militaire, technique, scientifique, artistique, financière, économique.”

M.G. Migberth et F. Richard “Dix ans après Révolution droitisteMichel-Georges Micberth, (Michel-Georges Berthe, dit)1, né le 12 août 1945 à Tours d’un père breton et d’une mère angevine et mort le 19 mars 2013 à Autremencourt, est un éditeur, pamphlétaire et écrivain français. Son œuvre littéraire reste rattachée à l’anarchisme de droite.

La colère bretonne

Thursday, November 7th, 2013

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Voilà qu’une fois encore se manifeste la colère bretonne contre le pouvoir central français. Oui, ça dérange vraiment Paris. Encore ces Bretons !

Certes, il n’est pas encore très loin le temps où on nourrissait des rêves romantiques dans cette région celtique aux confins de l’Europe. C’était la Bretagne avec son pennti blotti dans la lande sauvage où soufflait dans la brume le vent marin vagabond et où les indigènes parlaient encore un « dialecte » celtique. On dirait le Connemara ! Bretons coupables d’être « à la traîne ».

Mais cette Bretagne, par la volonté de son peuple, allait en quelques décennies, par une évolution dynamique et efficae, produire ce qu’on appellera le « modèle breton ». Les Bretons au travail se sont mis à produire. C’est ce qu’on leur demandait. Les agriculteurs se sont mis à investir, à moderniser leurs outils de production ; il y avait du travail pour tout le monde ! Le chômage ? On ne connaissait pas.

En même temps tout se structurait avec un développement exemplaire de la mise en place des systèmes bancaires, mutualistes, coopératifs et syndicaux. La ruralité bretonne s’est radicalement transformée aidée en cela par un réseau de voies express sans péage, où les flottes de fret peuvent circuler librement ! Les Bretons, par leur influence, ont su attirer dan leur pays les technologies nouvelles, les télécommunications, et créer autour un excellent tissu de PME. On oublierait vite que ce « modèle breton » a été copié par l’Europe dans des pays comme l’Allemagne, la Hollande, le Danemark et plus tard le Royaume Uni.

Cela permit aux Bretons de pouvoir « vivre et travailler au pays », certes avec des imperfections bien sûr ! Pendant que la Bretagne était devenue une région mutante, le monde évoluait : c’était la fin du bloc communiste, la chute du mur de Berlin, la construction de l’Europe où l’on trouve aujourd’hui une douzaine de pays plus petits que la Bretagne… Et la mondialisation a mis en avant un ensemble de pays émergents et toute la concurrence est devenue différente : Brésil, Inde, Chine, Russie, etc. s’imposent dans le système économique mondial.

« Ne pas prévoir, c’est commencer à gémir », disait le célèbre Léonard de Vinci ! Oui, la plupart de nos dirigeants politiques, de droite ou de gauche dans une France en déclin, ont manqué de clairvoyance et n’ont pas su anticiper !

Et la crise est arrivée : financière, économique, sociale. Nous en voyons aujourd’hui les conséquences en Bretagne : plans sociaux, chômage, familles en difficulté, manque de visibilité face à un avenir incertain. « Re zo re ! », trop c’est trop.

Et les promesses non-tenues… Une crise des institutions en France, c’est une évidence. La décentralisation, mais où reste-t-elle ? Profitons de cette crise pour donner un réel pouvoir à la Bretagne et aux autres régions. C’est ce qui a été fait par le socialiste Tony Blair dans l’autre Bretagne, la Grande : large autonomie au Pays de Galles et à l’Ecosse qui l’an prochain va voter pour son indépendance. Regardons les pouvoirs des Länder en Allemagne, les Generalidad en Espagne, les cantons en Suisse… En France nous sommes encore à la structure impériale romaine avec des proconsuls dans les départements !

Que dire des médias et plus particulièrement de la télévision ? Elle reste vraiment à la portion congrue pour la langue bretonne, pendant que sa langue sœur le gallois bénéficie d’une chaîne à part « S4C » depuis 1982 et qu’en Espagne chaque région a sa chaîne, comme en Catalogne, au Pays Basque, en Galice… Des promesses ont été faites pour le breton, mais on ne voit rien venir !

Quel statut pour la langue bretonne, langue celtique parlée en Bretagne depuis plus de quinze siècles ? Malgré des promesses, toujours pas de statut officiel pendant qu’en Grande Bretagne, en Ecosse ou au Pays de Galles, le gaëlique et le gallois ont un statut officiel auprès de l’anglais. Là aussi la Bretagne a besoin d’avancer ; comme l’écrivait le célèbre auteur irlandais James Joyce : « Le succès dépend avant tout de la volonté des hommes ».

Breizh war-raok, atav ! Bretagne debout, toujours !

Yann Jestin

élu de Lesneven