Archive for September, 2013

L’âme d’une nation coule dans nos veines.

Sunday, September 29th, 2013

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L’âme d’une nation coule dans nos veines.

L’idée de nation suscite encore aujourd’hui chez certains des réactions, des passions parfois vives, voire violentes. Les uns voient en elle renaître le culte de la race, du sang. Les autres, le simple et seul principe d’une nouvelle loyauté politique. Il n’est pas dans mon intention de disserter une fois de plus sur la définition de la nation, ni de reposer la traditionnelle question « Qu’est-ce qu’une nation ? ».

La Bretagne, vieille nation européenne, a répondu depuis bien longtemps à cette question. L’âme de la nation bretonne, c’est d’abord son passé. Il n’est pas vrai que les peuples heureux n’ont pas d’histoire, parce que s’ils n’en avaient pas, ils ne seraient pas des peuples. Après 10 siècles de souveraineté nationale, la Bretagne est à ce jour sous occupation étrangère. Région bâtarde, simple province française… mais toujours nation, nation sans Etat certes, mais nation déterminée à recouvrer son indépendance. Le peuple breton a-t-il conservé une conscience nationale à l’instar de son frère écossais ? Sans aucun doute. Les Bretons ont-ils, aujourd’hui, un sentiment national ? Oui et de récents sondages le démontrent. Si la politique d’assimilation de la France a, certes, fait d’énormes dégâts, elle a échoué malgré sa politique génocidaire et ethnocidaire. Les Bretons sont fiers de leur identité spécifique et le revendiquent de plus en plus. Parmi les facteurs les plus déterminants dans l’esprit national, il y a le souvenir des choses faites en commun, le souvenir des épreuves traversées qui cimentent. Une nation comme la Bretagne commence à exister lorsque que naît une fierté, un orgueil national. Elle n’existe en fait que s’il y a des femmes et des hommes qui se réclament d’elle et qui entendent se définir comme Bretons.

Aujourd’hui, on honore des Bretons morts pour la patrie. Ce que l’on honore en eux c’est qu’ils aient prouvé que quelque chose valait plus qu’eux et que leur vie, à savoir la patrie. Suprême sacrifice. Valeur suprême de ce à quoi on se sacrifie.

La nation bretonne est plus que le produit d’un contrat. Elle n’existe que par la foi qu’on lui voue. Elle n’est pas non plus une unité fermée, mais ouverte. Mais sous condition de pouvoir assimiler ceux à qui elle ouvre les bras.

Aujourd’hui les nations modernes réunissent tous les vices. Elles s’ouvrent à n’importe qui et n’importe comment au mépris même de leurs âmes, de leurs identités. Une nation est un organisme vivant mais elle peut mourir. Mourir de mort physique mais également de mort spirituelle. Une nation qui perd son âme, à qui l’on vole son âme ou qui se laisse arracher son âme, cette nation est une nation condamnée. Les sociétés actuelles en Europe sont toutes orientées de manière prédominante vers le confort matériel. Leur hédonisme congénital est le plus sûr poison de l’idée nationale. Il nous faut également combattre les idéologies du déracinement qui visent les attaches territoriales d’un peuple, mais aussi ses attaches culturelles et spirituelles. Il est révélateur que tout système totalitaire ou colonial, cherche à détruire l’identité d’un peuple en s’attaquant en priorité à sa culture. C’est en niant la spécificité d’un peuple que cherche à s’imposer toute pensée homogénéisante.

La culture est la carte d’identité d’un peuple. C’est son passeport et contrairement aux pleurnicheries et autres niaiseries régionalistes, nous ne dissocions pas le combat culturel du combat politique. La Bretagne est un être intrinsèquement politique et culturel. Le politique renvoie au culturel et le culturel renvoie au politique. Privé de dimension politique, le culturel devient folklore.

Notre combat pour la liberté du peuple breton et l’indépendance de la Bretagne, doit s’inscrire dans le cadre de l’Europe des peuples et prendre en compte que l’Europe actuelle est aspirée dans l’idéologie du bonheur individuel et la religion des droits de l’homme qui tend à s’octroyer tout l’espace du champ moral et préparer les esprits à l’uniformité. Vaste programme nihiliste, philosophie du bonheur massifié que nous entendons combattre.

Pour conclure je vous livre cette citation de Louis Pauwels : « L’idée que le monde doit être vécu au pluriel, c’est l’idée importante de cette fin de siècle. Le vrai racisme, le racisme fondamental, c’est de vouloir broyer tous les peuples, toutes les ethnies, toutes les cultures pour obtenir un modèle unique… ».

Meriadeg de Keranflec’h.

Saint-Quay-Perros. Quand Albert Jacquard rendait visite à l’école qui porte son nom

Friday, September 20th, 2013

Albert Jacquard avait accepté qu’une école porte son nom : “cela montre qu’un certain nombre d’idées sont partagées par des gens très divers dans leur opinion, leur religion, leur façon de vivre, et que, malgré cette diversité, ils peuvent se rencontrer”.

Contrairement à l’argent, expliquait Albert Jacquard à des petits Bretons, ”le nom, l’intelligence, les sentiments, plus on les diffuse, plus on en a. Quand on dit quelque chose à son voisin, on s’enrichit sans s’appauvrir. C’est ça l’important”.

C’était le 22 octobre 2010. Albert Jacquard était àSaint-Quay-Perros pour fêter les 10 ans de l’école communale. Pas n’importe quelle école : elle porte son nom, et l’éminent chercheur expert en génétique, très engagé dans des causes humanitaires, était déjà venu dans cette petite commune des Côtes-d’Armor en 2000, pour l’inaugurer.

En 2010, après avoir animé la veille une conférence sur “le rôle de l’éducation dans la réalisation de l’être humain”, Albert Jacquard avait échangé avec les enfants des écoles maternelle et élémentaire.

Pour Le Télégramme, il avait aussi expliqué pourquoi il acceptait qu’une école porte son nom : “cela montre qu’un certain nombre d’idées sont partagées par des gens très divers dans leur opinion, leur religion, leur façon de vivre, et que, malgré cette diversité, ils peuvent se rencontrer”.

Source: http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/stquayperros/saint-quay-perros-quand-albert-jacquard-rendait-visite-a-l-ecole-qui-porte-son-nom-12-09-2013-2231680.php?fb_action_ids=10152634650727699&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

Naissance d’une caisse d’épargne solidaire bretonne

Saturday, September 7th, 2013
Bienvenue au lancement de la première CAF (communauté auto-financée) de la Côte de Granit Rose. Avec pour simples outils une caisse métallique et un registre, femmes et hommes de la Côte, tous amis, réinventent le principe historique des banques de village : mettre de l’argent de côté, s’en prêter, à des conditions claires, définies en amont et en commun.
“Jamais dans ma vie je n’avais mis d’argent de côté” explique Y…., jeune professionnel de trente ans. Il se dit aujourd’hui qu’il serait bien utile d’avoir de l’argent de côté pour de multiples occasions. En ce moment la CAF de la…
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Bienvenue chez les Bretons

Saturday, September 7th, 2013
Pourquoi les autoroutes sont gratuites en Bretagne ? Oui mais pourquoi donc ? Eh bien, parce qu’il n’y en a pas ! ou si peu. Seul un petit tronçon de l’A84, construite en 2003, démarre de Rennes pour aller en Normandie et traverse la moitié de l’Ille-et-Vilaine.
De nombreuses explications ont été données, cela va de l’Edit Royal (suite au contrat de Mariage d’Anne de Bretagne avec le Roi de France) à la légende urbaine (un homme riche dont le seul héritier se serait tué sur une petite route bretonne, et qui aurait légué sa fortune pour réaliser des grands axes plus sûrs).

Historiquement, Anne de Bretagne, a signé un contrat de mariage avec Charles VIII puis Louis XII, qui garantissait au peuple breton, les droits qu’ils avaient lorsque la Bretagne n’était pas administrée par le Roi de France. Parmi ces droits, figurerait la libre circulation des personnes, et par conséquent, le non paiement de péage.

Plus récemment, en 1968, le Général de Gaulle aurait accordé à la Bretagne, sous la pression du CELIB (Comité d’Etude et de Liaison des Itinéraires Bretons), la gratuité des voies rapides.

Nous laisserons de côté la fantaisiste légende urbaine, pour nous pencher sur les deux autres thèses qui sont souvent réfutées :

Concernant les contrats de mariage d’Anne de Bretagne, il semblerait qu’il n’y soit en aucun cas fait mention de la libre circulation. Il faudrait le lire pour en avoir confirmation.

Pour ce qui est de la faveur du Général de Gaulle, ce n’est pas tout à fait le cas, puisqu’en fait, aucune autoroute ne traversait la Bretagne à ce moment là, ni pendant de nombreuses autres années encore.

La réalité est beaucoup moins romancée

En effet, fin des années 60, le CELIB a présenté un plan routier pour désenclaver la Bretagne, et le projet fût accepté au moment des évènements de mai 68, non sans avoir subi la pression de différents mouvements régionaux.

Des deux fois deux voies furent construites. Ces routes étant des nationales, elles sont prisent en charge par le Département, à savoir : par les bretons eux-mêmes. Ils payent déjà très largement dans leurs impôts leur entretien ainsi que les nombreuses voies d’accès. Ils n’ont pas envie que l’Etat concède les droits d’exploitation à une société d’autoroute, même si elles devaient êtres élargies en deux fois quatre voies, et on ne peut que leur donner raison.

Mais l’A84 me direz-vous ?!

Ce n’est pas une nationale, pourtant elle est gratuite !

Eh bien, tout simplement parce qu’une loi veut que, en France, lorsqu’il n’y a pas d’itinéraire parallèle gratuit, l’autoroute doit être gratuite !!!

C’est le cas pour l’A84, mais aussi pour de nombreuses autres portions d’autoroutes sur le territoire français.

Voilà, le mystère est levé !!!

Encore une fois, la Bretagne nous montre à quel point elle est un beau pays de légendes, et sait s’entourer de mystères.

Il faut avouer que les versions romancées sont beaucoup plus poétiques que ne l’est la réalité.

Bienvenue chez les bretons.

Le diocèse de Vannes signe la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »

Friday, September 6th, 2013

Le mardi 10 septembre prochain à 11h, le diocèse de Vannes signera la charte  »Ya d’ar Brezhoneg ».

C’est sous l’impulsion de Monseigneur Centène, évêque de Vannes depuis 2005, que ce projet est mené entre le diocèse de Vannes et l’Office Public de la Langue Bretonne. Le diocèse précise qu’il a élaboré « un projet missionnaire dans le domaine du breton et de la culture bretonne » qui « va être officiellement lancé à partir de septembre 2013″.

Monseigneur Centène à Sainte-Anne-d'Auray

Monseigneur Centène à Sainte-Anne-d’Auray

« Dans ce cadre, il a été souhaité que le diocèse puisse devenir signataire de cette charte. Cette signature viendra officialiser auprès d’un large public l’engagement du diocèse là où se vit pleinement la réalité de la culture bretonne, un terrain de mission que l’Eglise ne peut ignorer » poursuit le service de presse de l’Évêché.CEREMONIE DE SIGNATURE OFFICIELLE DE LA CHARTE « YA D’AR BREZHONEG »

entre le diocèse de Vannes et l’Office Public de la Langue Bretonne
le mardi 10 septembre à 11h à l’Evêché de Vannes