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La Bretagne dans la guerre 1939 / 1945

Sunday, May 15th, 2011

Sa position géographique,
- proximité des côtes britanniques (200 Km)
- tête de pont dans l’Atlantique Nord
l’ayant projetée dans la guerre, la Bretagne a été agitée pendant la seconde guerre mondiale par des événements qui lui étaient  étrangers depuis bien longtemps.

Occupée dès 1940 par l’Armée Allemande, choisie pour la construction ou l’exploitation d’installations stratégiques préexistantes (base sous-marine de Lorient - ports militaires de Brest et de St Nazaire - aérodrome d’attaque de Lannion - infrastructures côtières de surveillance maritime) elle ne pouvait espérer échapper à ce qu’on appellera plus tard un peu cyniquement des dégâts collatéraux.

L’illusoire “réduit breton” n’ayant pas vu le jour les Allemands ont rapidement envahi la péninsule armoricaine (du 17 au 26 juin 1940).
Le 17 juin 1940 un avion allemand isolé ayant largué une bombe sur un train de munitions français, malencontreusement immobilisé en gare de Rennes depuis plusieurs jours, une catastrophique explosion se produisit entraînant des dégâts considérables et la mort de  plusieurs  centaines de personnes.

Puis tandis que l’armée allemande déployait ses moyens et consolidait ses positions tactiques ou stratégiques, la France libre activait des réseaux d’espionnage (dont un des exploits fut une information ayant permis de couler le cuirassé Bismarck le 17 mai 1941) et de multiples réseaux d’évasion de volontaires ou d’aviateurs alliés.

Le schéma général de ce qu’on allait appeler ultérieurement la “Résistance” fut donc mis en œuvre en Bretagne comme dans les autres régions  françaises présentant un intérêt militaire.

Les engagements armés n’étaient alors le fait que de commandos venus de Grande Bretagne comme ce fut le cas par exemple pour le sabotage du port de St Nazaire en 1942 par plus de 200 hommes, ou d’actes individuels isolés parfois d’origine épidermique.

Pendant ce temps le Parti Communiste Français - interdit en France depuis le début de la guerre pour collusion avec l’ennemi - collaborait au profit de la Wehrmacht ( actes de démoralisation des Armées, incitations à la désobéissance, troubles générés aux arrières, renseignements à l’ennemi, sabotages multiples dont certains auteurs seront fusillés par le gouvernement de la III° République, fraternisation avec les troupes allemandes …etc)

Lorsque cette collaboration, qui à duré 22 mois sur 68 mois de guerre, prit fin le 22 juin 1941, l’Allemagne ayant attaqué préventivement l’URSS, l’organisation communiste clandestine - tout à fait discrète sur cette collaboration - mit en place progressivement  :

  1. Une organisation civile : Le Front National
  2. Une organisation armée : Les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF)
  3. Des tribunaux révolutionnaires destinés à légitimer les exécutions sommaires.

En unités constituées les FTP  furent actifs localement à partir de 1943 et opérationnels dans certaines zones en 1944; leur mission générale, calquée sur les directives données par Trotsky en 1917/18 (Source US/OSS) était triple:

1) Causer par tous les moyens des dommages à l’Allemagne pour soulager  la patrie en danger (URSS).
2) S’imposer de force à la population notamment dans les zones propices dites “zones à  libérer en priorité” ce qui s’est traduit par des :
- incendies.
- vols , vols à main armée.
- enlèvements, séquestrations .
- viols.
- assassinats de personnes susceptibles de s’opposer à l’installation d’un régime
communiste le moment venu.
- attentats meurtriers contre les Allemands aux fins de générer des répressions
révoltantes et induire une “résistance”.
- créations de tribunaux révolutionnaires.

3) Prendre le pouvoir par les armes à l’occasion de l’insurrection nationale prévue au moment de la libération.

Divers points de ce “programme” ont reçu application en Bretagne, vraisemblablement  sans que les exécutants de base aient toujours eu bien conscience de la nature exacte du but poursuivi. La zone dite “à libérer” se situait entre les Montagnes d’Arrée et les Montagnes Noires avec des prolongements vers le Nord (Lannion,Morlaix, St Brieuc) le Sud (Lorient,Vannes) et l’Est (Redon). De septembre 1943 à 1944, hors toute nécessité militaire, plusieurs centaines de  bretons, sans doute de l’ordre d’un millier - dont 33% de jeunes femmes - y laissèrent la vie, souvent dans des conditions insupportables (Source OBR). Ce chiffre est d’ailleurs  comparable, en pourcentage par rapport à la population, à ce qui s’est passé dans toutes les zones de France contrôlées par les FTP.

Une des premières actions fut l’envoi le 20 octobre 1941 par le PC clandestin d’un commando de trois hommes à Nantes avec mission d’y abattre un officier supérieur allemand et ce en vue de générer une répression sanglante susceptible de donner une impulsion à  la résistance armée: 48 personnes dont 27 communistes déjà internés furent fusillés par les Allemands en représailles. Cette tragédie conçue et réalisée par le Parti Communiste est aujourd’hui entièrement démontée, l’un des membres du commando, encore en vie, ayant tout avoué devant caméra (Gilbert Brustlein). Il est par ailleurs intéressant de savoir que Fernand Grenier important personnage du PCF (il assurera la liaison physique Paris Londres pendant la guerre) avait été “évadé” du camp de Châteaubriant quelque temps avant le drame avec quelques autres personnages utiles, sur ordre du PC clandestin.
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Des incendies multiples furent organisés entre les Montagnes Noires et les Montagnes d’Arrée avec comme épicentre St Goazec (29) dont la population eut la surprise de voir des granges brûler ça et là . Les vols ne se comptent alors plus avec quelques souvenirs cuisants de violences complémentaires.
Nombre de femmes furent enlevées pour servir de “dame de confort” avant d’être assassinées:
Marie-Angélique Savidan épouse Francia à Quemper Guezenec .
Marie Quintin ((20 ans) à Pontrieux .
Marie-Josephine Lincot de Locarn .
Les sœurs Le Moal (17 et 19 ans) à Spezet. violées, abattues et enfouies dans une vasière .
Madeleine Narbonne à Redon  violée, roulée sur des tessons de bouteilles et noyée.
…etc..
Les assassinats - hors toute nécessité militaire - dont le nombre (plusieurs centaines) écarte toute idée de bavure mais impose celle de crime organisé se sont alors multipliés.
Quatre prêtres influents dont les Abbés Perrot le 12/12/43 à Scrignac (29) et Lec’hvien le 10/8/44  à Quemper Guezennec (22), des notables ruraux pour la seule raison qu’ils possédaient un château, des familles entières dont celle d’un  officier supérieur de la marine au Gouray (22), des anciens militaires à la retraite, des régionalistes, particularistes ou des indépendantistes bretons ou des “suspects” ( Petithomme à St Gilles Pligeaux 22 )..etc…
L’assassinat de l’abbé Perrot à Scrigniac le 12/12/43 a été organisé par un envoyé du PC clandestin de Paris (Marcel Dufriche) qui, ensuite, avec son complice local Thépaut, lança une grenade dans un foyer du soldat allemand à Morlaix le 24/12/43. Trente deux morlaisiens payèrent de leur vie cette action accomplie sciemment en vue de provoquer la répression qui avait suivi.

Enfin, les Américains arrivant, les responsables locaux FTP - le plus souvent des instituteurs communistes - entraîneront dans la mort de nombreux jeunes gens inexpérimentés pour  récolter des parcelles de gloire au profit du PCF aux fins de faire oublier la collaboration active des communistes avec la Werhmacht (pendant 22 mois de guerre sur 68 ), alors même que les Allemands ne demandaient qu’une chose: se rendre aux Américains, mais aussi pour asseoir la suprématie communiste dans la “résistance “ en vue de la prise de pouvoir finale .
La tragique affaire du Creac’h Maout en Pleubian (22) ayant causé inutilement les 5,6 et 7 août la mort de 29 malheureux alors même que les forces du Général Patton arrivaient à Brest le 7 août est un exemple de l’application de cette singulière politique .
La fixation d’unités FTP autour des poches allemandes de Lorient et de St Nazaire ( peut être maintenues dans ce but par accord germano - américain ) ainsi que l’envoi de volontaires sur le front calmèrent momentanément le jeu .

Lorsqu’en 1944 Maurice Thorez reçut de Staline lui même (entretien diplomatique du 19/11/44 en présence de Molotov et Beria -Archives Présidentielles de la Fédération de Russie F 45/0/1/D/390/ff.85-93) l’ordre de surseoir à toute tentative de prise de pouvoir les armes des FTP furent regroupées et cachées. L’auteur de ces lignes a été témoin de cette mise à l’abri.
Quand Staline eut ordonné une autre stratégie (entretien diplomatique Staline-Thorez du 18/11/47 - Archives Présidentielles de la Fédération de Russie 45/1/392/83-106) : abandon de la prise de pouvoir, orientation de l’action sur la décolonisation, le Parti Communiste de
Bretagne se lance dans la lutte contre la guerre d’Indochine (1) et participe à la création du
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MRAP construit par le Parti Communiste Français avec la coopération d’idiots utiles pour continuer le sabotage de la société française par d’autres voies que celle des armes.
Il s’agissait toujours alors  d’aider la patrie (URSS) à imposer son hégémonie sur le monde .

Maintenant l’association communiste ANACR  prise d’une stelomania frénétique tente d’inonder le paysage breton de stèles incongrues (2) accompagnées de panneaux pseudo
historiques visant à raccrocher la lutte contre les Allemands à l’imposture antiraciste tout en tentant de polluer l’esprit des jeunes élèves des collèges avec le même dessein et ce avec la complicité des autorités françaises. La guerre d’Algérie n’étant pas oubliée avec la FNACA association dont le bureau est entièrement communiste .

Pour faire bonne mesure la propagande communiste désormais liée au jacobinisme français représenté par la Libre Pensée , le Grand Orient de France , les trotskistes , l’aile trotskiste du Parti socialiste et les anarchistes est engagée dans le combat anti - breton .Tout ce monde  marche sur le slogan :  Bretons = collabos pour stigmatiser le nationalisme breton . Le Parti National  Breton  (PNB ), défendant les intérêts de la Bretagne , avait cru opportun , pour se libérer de la France, de rechercher l’appui de l’Allemagne avant 1939. Cette dernière un temps perplexe sur le sujet finit après les accords de Montoire par retenir l’avis du Maréchal Pétain violemment opposé à toute idée de démembrement de la France. Le PNB n’a jamais  “collaboré “, le régime de Vichy ; lui , ne souhaitait que sa disparition .

Faute d’éléments les jacobins précités ont voulu exploiter l’odyssée quelque peu folklorique du Bezen ( Groupe Autonome ) Perrot pour valoriser la “résistance “ et , partant, le PC . Ce groupe fort d’un effectif  de 63 hommes n’en a jamais aligné sur le terrain plus de 50 et qui plus est par groupes isolés de 5. Ces équipes et des groupes épars  ont assisté les unités allemandes du 1er février à fin août 1944 et ont donc fourni  un maximum de 10500 jours / soldats à la Wehrmacht. On est loin  des dizaines de millions de jours / assistance fournis par le Parti Communiste à la même armée pendant 22 mois ainsi que des dizaines de millions de jours / soldats policiers gendarmes et miliciens fournis par les Français à l’Allemagne après l’armistice pour courir après la “ Résistance “, sans compter les multiples prestations de la collaboration .
Que Célestin Laîné n’ ait pas été très clairvoyant dans son engagement armé au profit d’une armée déjà vouée à la déroute (1er février 1944 ), c’est certain et même surprenant compte tenu de son niveau de formation ( Ingénieur de Centrale ). Il ne représentait ni le PNB ni la Bretagne , c’est également certain; son bilan en pertes s’élève à moins d’une dizaine d’hommes chiffre que l’on peut extrapoler militairement pour ses victimes soit également une dizaine . Le parti des assassins ( PC ) avec ses centaines de millions de victimes innocentes est plutôt mal placé pour donner son avis sur le sujet! Comme ceux qui ont ordonné (Churchill) ou approuvé (de Gaulle) le meurtre de 1297 marins à Mers El Kebir en 1940  (plus de 60% de bretons en évaluation basse)  ou ceux qui ont perpétré (Communistes) ou caché (Les Alliés) les dizaines de milliers de cadavres de Katyn et autres charniers..etc….

1) cela vaudra au PC de voir sauter en 1952 son siège de St Brieuc détruit à l’explosif par les parachutistes , bretons pour la plupart , partant pour l’Indochine.
2) les monuments aux morts des communes bretonnes sont là pour ça , à ceci près qu’ils ne devraient comporter que la mention “Morts pour  la France “ et  non “ pour la Patrie “.

Source : Réseau Jord