Archive for December, 2010

Bloavezh mat !

Tuesday, December 28th, 2010

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Proposition de loi : les défenseurs des langues régionales dans la Constitution se mobilisent

Wednesday, December 15th, 2010

Les députés qui s’étaient regroupés autour du Député Marc LE FUR et de ses collègues bretons Christian MENARD, Philippe BOENNEC, Loïc BOUVARD, François GOULARD, Jacques LE NAY, Michel GRALL, Marguerite LAMOUR, Gérard LORGEOUX, Christophe PRIOU et Thierry BENOIT, pour obtenir l’inscription des langues régionales dans la constitution en 2008 se mobilisent de nouveau et ont déposé une proposition de loi pour protéger et développer les langues régionales.

« Pourquoi une proposition de loi sur les langues régionales ? Tout simplement parce ce que ceux qui font cette proposition sont ceux qui ont fait bouger la Constitution et ont permis aux langues régionales d’y trouver leur place » affirme le Vice-Président de l’Assemblée nationale.

«  Parmi les signataires de cette nouvelle proposition de loi, nous réunissons un très grand nombre de députés des régions concernées par les langues régionales et, entre autres, tous les députés du Pays basque, tous les députés catalans et tous les députés alsaciens, sauf un, l’essentiel des députés corses et bretons. Ils ont tous soutenu l’introduction des langues régionales dans la constitution et poursuivent ainsi leur travail au service de nos langues de France.» précise le député breton Marc LE FUR.

« Avec cette loi, nous voulons passer d’une République qui tolère à peine la pratique des langues régionales à des locuteurs qui disposeront désormais de droits.» poursuit le député des Côtes d’Armor.

« Nous voulons passer à une loi qui protège des langues devenues fragiles et qui encourage leur développement. Nous voulons un soutien financier, un réel droit pour les familles de choisir pour leurs enfants la possibilité d’apprendre leur langue régionale à proximité de chez eux, une véritable présence de nos langues dans les médias et un plan de lutte contre les discriminations qui affectent ces langues régionales. » précise Marc LE FUR.

« Cette proposition ambitieuse est crédible car les députés qui la portent ont déjà obtenu l’inscription des langues régionales dans la Constitution et ne font que demander la mise en cohérence des lois avec la Constitution ainsi modifiée. » ajoute le député breton.

« Cette proposition de loi aurait du être celle de tous. Malheureusement, des députés socialistes qui, sur les consignes de M. AYRAULT - le Maire de Nantes qui n’a jamais manifesté un grand intérêt, c’est le moins qu’on puisse dire, ni pour la Bretagne, ni pour le breton - n’avaient pas voté l’inscription des langues régionales dans la Constitution, ont préféré s’isoler en déposant leur propre texte. Nous avons tout fait pour aboutir à un texte unitaire, cela n’a pas été possible. Nous le regrettons, mais cela ne nous empêche pas d’agir. L’histoire jugera. » conclut le Vice-président de l’Assemblée nationale.

Asso. la Vallée des Saints - à vous couper le souffle…

Monday, December 13th, 2010

L’association la Vallée des Saints a le plaisir de vous présenter sur son site Internet les photographies aériennes du photographe Eric MORENCY.

Eric MORENCY vous propose une visite virtuelle du site de la Vallée des Saints… à vous couper le souffle !


À 90 ans, le PCF décline inexorablement

Saturday, December 11th, 2010
samedi 11 décembre 2010

Né en décembre 1920 à Tours, le Parti communiste ne pèse plus guère. Même si son influence dans la gauche reste perceptible. « Ce n’est pas un 90e anniversaire heureux », note Marc Lazar, prof à Sciences Po.

Qu’est-ce qui avait fait le succès du PCF ?

Il s’amorce en 1936, lors du Front populaire, et encore plus au lendemain de la guerre. Premier parti de France, il reste fort durant toute la IVe République. Cela s’explique par le dynamisme de ses militants, sa structure autoritaire d’une grande efficacité, et le fait qu’il a su s’adresser aux catégories ouvrières et populaires.

Il a été LE premier ¯ et, sans doute, l’unique ¯ parti ouvrier en France. Il a accompagné l’industrialisation et était très implanté chez les mineurs, les métallurgistes, les sidérurgistes, les dockers… Le mythe soviétique, la puissance de l’Armée rouge, le côté triomphant de l’URSS jouaient en sa faveur. Et, bien que lié à Moscou, il a su incarner la France.

Qu’est-ce qui explique son déclin ?

Il a commencé en 1954. Le général de Gaulle, lors de son retour au pouvoir, prend des voix ouvrières. Le PCF récupère un peu dans les années 1960. Le deuxième grand décrochage, c’est la fin des années 1970 et 1981. L’union de la gauche ne lui profite pas. François Mitterrand joue habilement et prend les voix communistes au profit du Parti socialiste, qui correspond à d’autres aspirations de la société que le PCF n’arrive pas à traduire. Les bases ouvrières disparaissent avec la fin de la France industrielle classique.

Et le rêve soviétique n’est plus un rêve…

Il devient un cauchemar ! L’opinion se rend compte que l’Union soviétique n’est pas la puissance qu’elle espérait être. Les erreurs politiques de la direction du PCF, son dogmatisme, son sectarisme, son ouvriérisme font qu’il divorce de la société. 21 avril 1981 : 15,3 %. La suite n’est qu’un déclin inexorable.

Ses idées ont-elles encore un avenir ?

Il reste des adhérents ¯ 40 000, 50 000 militants ¯ des élus. Dans le Front de Gauche, c’est le parti le plus puissant. Mais sa tendance fondamentale est au déclin. En revanche, sa culture continue d’influencer la gauche. La détestation de l’économie de marché et du capitalisme, le refus de la globalisation continuent de rayonner comme un astre mort dans toute une partie du PS qui a tant de difficultés à assumer son réformisme.

Mélenchon n’est-il pas en train d’achever ce que Mitterrand a fait en 1981 ?

C’est très intéressant : Jean-Luc Mélenchon reprend beaucoup des idées du Parti communiste des années 1970. Il se présente lui-même comme le Marchais du XXIe siècle. Il le vide de sa substance. Dans cette alliance, encore une fois, le Parti communiste risque de perdre beaucoup. Quand il est seul, il est marginalisé. Quand il fait des alliances, elles se retournent contre lui. Ce n’est pas un 90e anniversaire heureux.

Recueilli parMichel URVOY.

Signalétique bilingue français-breton: Paroles de postiers

Friday, December 10th, 2010

Communiqué de Adsav! Strollad pobl Vreizh publié le 10/12/10 13:19
Signalétique bilingue français-breton: Paroles de postiers
SAINT-BRIEUC/SANT BRIEG —  Les récentes actions d’une association bretonne (*) afin de promouvoir une signalétique bilingue dans les bureaux de Poste de Bretagne, montrent le manque de volonté et même la franche hostilité d’une institution de service « public » à l’égard de la langue bretonne dans notre pays.
Pourtant la Poste n’est pas toujours hostile au bilinguisme. Dans son édition du 25 novembre dernier La Nouvelle République titre La Poste essaie de lutter contre les préjugés et informe ses lecteurs, qu’à Blois, dans le cadre de l’opération baptisée « Paroles de postiers », un bureau de Poste s’est doté d’une « conseillère bilingue ». On y apprend de surcroît que la mise en place de panneaux français-arabe permet dorénavant d’accueillir une clientèle d’origine étrangère n’ayant pas fait le choix ou l’effort d’apprendre, dans son pays, la langue de Molière.
Pour la Poste, l’arabe est donc légitime à Blois apportant une plus-value au service des clients. En revanche, le breton en Bretagne serait à bannir. Ne nous voilons pas la face, c’est le poids social des communautés dans les villes de France qui explique cette attitude bienveillante de la Poste. En Bretagne, tant que le bilinguisme souhaité par la majorité des Bretons, ne sera pas soutenu par une population soudée donc forte, la Poste ne cèdera pas.
Parce qu’une langue qui ne s’exprime plus dans le domaine public est une langue qui meurt, Adsav! , le Parti du Peuple Breton se joint aux revendications sur le bilinguisme.
Adsav ! PPB insiste sur la mise en place d’une signalétique bilingue français-breton dans les bureaux de Poste de Bretagne et demande, comme à Blois, l’application immédiate par La Poste en Bretagne de l’opération « Paroles de postiers » dont l’objectif est de « démontrer comment les agents rendent chaque jour, au plus grand nombre, un service toujours plus attentif et personnalisé ». Adsav ! Le Parti du Peuple Breton demande aussi que les employés bretonnants deviennent les « Monsieur et Madame Plus » de nos bureaux de Poste en se signalant par un badge afin d’offrir la possibilité aux usagers d’effectuer les démarches dans leur langue.
Hep brezhoneg, Breizh ebet !
Le kuzul meur