Archive for October, 2010

Lettre ouverte à mes amis Français

Thursday, October 14th, 2010

Votre pays m’hallucine !!

Vous êtes les seuls en Europe à ne travailler que 35 heures par semaine.

Votre budget est utilisé à 52% pour payer les intérêts de la dette. La dette de votre pays a déjà allégrement dépassé les critères fixés par le Pacte de Stabilité.

En gros, vous dépensez plus que vous avez.

Est-ce que vous réalisez que vous êtes en train de scier la branche sur laquelle vous êtes assis ? Vous repoussez toujours l’échéance d’un problème qui se fera de plus en plus pressant dans les années à venir.

Tous vos voisins européens ont déjà saisi le problème à bras le corps, mais vous, apparemment vous ne saisissez pas l’ampleur de la catastrophe qui vous attend. La dette est le pire fléau économique et tous s’accordent à la réduire le plus vite possible, mais vous, vous allez encore l’augmenter de millions et de milliards d’euros simplement car vous ne voulez pas travailler plus longtemps.

Finalement, c’est d’une logique implacable. On vit plus longtemps, pourquoi devrait-on travailler plus longtemps ? Descartes doit s’en retourner dans sa tombe.

Loin de moi de vous donner une leçon, mais je pense qu’il est grand temps de faire un effort, un gros gros effort si vous ne voulez pas vous retrouver dans le caca jusqu’au cou dans quelques années, car c’est bien vers ce lamentable destin que vous vous dirigez.

De plus, avec vos grèves et autres mouvements sociaux ridicules, vous êtes en train de flinguer l’activité économique qui vous fait vivre. Vous êtes ingouvernables car à chaque prise de décision de votre gouvernement, vous descendez dans la rue. Votre droit de grève est constitutionnel, soit ! Mais avant de descendre dans la rue, tentez d’abord d’avoir un dialogue. Vous n’avez aucun dialogue social en France et c’est bien dommage.

Je vous souhaite bien du courage pour les prochaines années, car si vous ne changez rien vous serez plus là, vous n’existerez plus et c’est bien dommage pour vous mais finalement vous ne l’aurez pas volé !

A bon entendeur, kenavo !

Jean-Louis Le Meur

Il y a encore des « girondins » dans ce beau pays de France

Tuesday, October 12th, 2010

Bonjour à tous,

J’ai signé un texte remarquable introduit par ces termes:
« Je rappelle que notre manifeste n’est pas l’expression d’un courant autonomiste. Il ne demande pas un statut spécial pour l’Alsace, mais bien une évolution démocratique en faveur de toutes les Régions de France tendant à améliorer la séparation  horizontale et verticale des pouvoirs selon un concept cher à Montesquieu, à Tocqueville et à bien d’autres, en fait aux girondins partisans du principe de subsidiarité qui organise les pouvoirs par une claire répartition des compétences entre l’Etat et les Collectivités territoriale, à chaque échelon les siennes ».

Notre association BREIZH 2004 souscrit parfaitement à cette déclaration.

Si l’appel a été initié en l’Alsace, il est heureux que d’autres régions le rejoignent (c’est d’ailleurs déjà un peu le cas, voir liste)

www.ica2010.fr

Claude Guillemain
BREIZH 2004
44, rue Léon Durocher
22730  TREGASTEL

http://www.breizh-2004.org/wordpress/


Ci-dessous, le texte du manifeste à signer.

  • Le manifeste

Tout en opérant des avancées considérables en matière de droits, de libertés et de progrès social, la France n’a jamais entrepris une véritable prise en compte du fait régional ; les collectivités territoriales ne constituant, pour le mieux, que des modalités d’organisation administrative, même si des ouvertures ont été obtenues. La chose est bien connue et maintes fois dénoncée, et pas par les moindres, mais jamais vraiment réformée.

La réforme est-elle impossible ? Bien sûr que non. Toutes les démocraties environnantes l’ont opérée, pour certaines depuis fort longtemps. Voudra-t-on enfin considérer que la (re)légitimation de l’Etat et son efficacité résultent en premier du partage du pouvoir, de son rapprochement de ceux qui le subissent et de la participation que ce partage génère. Voudra-t-on enfin ne plus sous-estimer la permanence du besoin de solidarité et d’appartenance de proximité dont la satisfaction est garante de lien social. Voudra-t-on enfin inclure le fait régional en conférant aux régions un véritable pouvoir et en établissant une réelle responsabilité-solidarité dans la vie de la nation en vertu du principe de subsidiarité.

Ces dernières devraient alors se voir reconnaître de nouvelles compétences selon des attributions définies par un statut relevant du droit commun, notamment pour tout ce qui n’est pas expressément du ressort de l’Etat (pouvoirs régaliens : défense, politique étrangère, justice, police…), et notamment pour tout ce qui touche à l’enseignement des langues, des histoires et des cultures dites régionales.

Rien ne s’y oppose. Surtout pas la Constitution qui d’ores et déjà permet des expérimentations et qui prévoit que « les collectivités (territoriales) s’administrent librement par des conseils élus dans les conditions prévues par la loi » (article 72). Constitution dont la rédaction de l’article 37 relatif au pouvoir réglementaire n’interdit pas, si l’on veut bien interpréter de manière moderne et dynamique les termes de « libre administration » des collectivités locales et le « caractère réglementaire » des normes, une dévolution d’un certain pouvoir normatif accordé à des assemblées politiques régionales.

L’Alsace, qui voit ce qui se fait ailleurs, est bien placée pour appeler la France à une nouvelle gouvernance, à une régénération de la République fondée sur l’acceptation de la pluralité et de la multipolarité, non pour elle-même, mais pour la démocratie, par impératif catégorique.

Nous, signataires du présent manifeste, appelons les Françaises et les Français, et en premier lieu leur classe politique, à intégrer l’idée que l’union s’enrichit de la diversité et à s’inscrire dans une démarche de rénovation d’un système né de la centralisation monarchique et du raidissement révolutionnaire, afin de l’adapter aux dynamiques politiques et sociales contemporaines.

Le Président

  • Annexe 1 : « En tant que membre du groupe de travail sur la future régionalisation que le Général de Gaulle soumettait au vote des Françaises et de Français par voie de référendum en 1969, avec la conclusion que l’on sait, je tiens à rappeler combien je regrette que la France ne l’ai pas suivi dans cette importante réforme qui voulait aligner les compétences des régions françaises sur le modèle des Länder allemands et ce faisant  élargir le champ de la démocratie et démultiplier les initiatives. » André Bord, ancien Ministre. Strasbourg