Archive for July, 2009

Maurice Denis de retour en Bretagne

Friday, July 31st, 2009

Deux expositions à Pont-Aven et à La Roche-Jagu rendent hommage au peintre que l’on surnommait « le nabi aux belles icônes »

Tous ceux qui aiment le peintre Maurice Denis ne prendront pas le train car il n’y a pas de ligne de chemin de fer entre Pont-Aven, dans le Finistère, et La Roche-Jagu, dans les Côtes-d’Armor, deux lieux où ses œuvres sont exposées cet été.

Mais ils s’enrichiront d’une très belle promenade dans cette Bretagne que M. Denis père, employé des chemins de fers de l’Ouest, fit découvrir à son fils, lequel en fut durablement impressionné. Ces liens étroits du peintre avec la Bretagne sont le prétexte aux deux hommages que lui rend aujourd’hui la région.

Vivant et étudiant l’art à Paris, le jeune Maurice Denis y fait la connaissance de Paul Sérusier qui l’emmènera à Pont-Aven et avec lequel il fondera l’école des nabis (nabi signifie « prophète » en hébreu).

« Le nabi aux belles icônes »

En faisant le choix pertinent d’une soixantaine de tableaux issus de musées bretons et parisiens, et de quelques collections privées, Estelle Guille des Buttes-Fresneau, la conservatrice du Musée de Pont-Aven a voulu montrer tout le talent de cet artiste en avance sur son temps et dont l’influence fut prépondérante au sein du groupe.

« Le nabi aux belles icônes », surnom donné à Maurice Denis par ses amis, est un précurseur et un esprit curieux qui ne s’intéressa pas, comme on le pense souvent, aux seuls sujets d’inspiration religieuse. Il n’hésite pas à utiliser généreusement la couleur, à l’instar d’un Gauguin qui aura une grande influence sur le groupe.

Son parti pris de simplifier les formes est résolument novateur. Tour à tour peintre, décorateur, illustrateur, il s’interroge sur les techniques, s’essayant à des styles différents mais toujours avec une grande délicatesse et une grande sensibilité.

Les couleurs sont chaudes, les visages heureux, les corps libérés

Au domaine de La Roche-Jagu, superbe demeure qui surplombe la rivière du Trieux, Nolwenn Herry-Thouénon, en charge des expositions, a retenu la partie « bretonne » de l’œuvre du peintre, remarquablement présentée dans les très belles salles du château.

En 1908, Maurice Denis achète la villa Silencio à Perros-Guirec, où il passera tous les étés en famille avec sa femme Marthe et leurs sept enfants, partageant son temps entre la villa et de brefs voyages à la découverte de la région.

Les paysages somptueux de la côte nord de la Bretagne, les scènes de la vie quotidienne dans cette villa ouverte sur la mer donnent l’image d’un peintre heureux en famille et vont lui inspirer quelques-unes de ses plus belles œuvres. Les couleurs sont chaudes, les visages heureux, les corps libérés. La force des paysages de cette côte de granit rose lui donne aussi le prétexte à de beaux sujets symboliques au caractère religieux.

Jean-Luc POUSSIER

Jusqu’au 5 octobre, « La Leçon de Pont Aven » au musée des beaux-arts de Pont-Aven.
02.98.06.14.43.
www.pont-aven.fr ouvert tous les jours ; (entrée 6 €).

Et « Les étés de Silencio », Domaine départemental de la Roche Jagu 22260 Ploëzal.
02.96.95.62.35.
www.cotesdarmor.fr/larochejagu ouvert tous les jours. (Entrée 4 €). Billet couplé 8,50 €.

La réforme des collectivités territoriales, le début de la fin du département ?

Monday, July 20th, 2009

L'avant projet de loi de réforme des collectivités territoriales
L’avant projet de loi de réforme des collectivités territoriales/DR

INFO 20 MINUTES – Nous avons pu consulter l’avant projet de loi …


Ce sera le gros débat politique de la rentrée. La réforme des collectivités locales voulue par Nicolas Sarkozy va remodeler profondément le paysage politique français. Nous avons pu nous procurer le document de travail de l’avant-projet de loi qui pourrait être présenté au conseil des ministres fin juillet.

“Tombé du camion”, à en tête du ministère de l’Intérieur, le document est daté du 13 juillet. S’il n’est pas terminé – des paragraphes sont laissés vides à dessein – l’avant projet de loi donne néanmoins une vue claire de la réforme, et de son ampleur. Principale collectivité à perdre des prérogatives: le conseil général.

Les mêmes élus siègeront au conseil régional et au conseil général.
C’est la naissance d’élus d’un nouveau genre: les conseillers territoriaux.

Elus pour six ans, ils siègent «à la fois au conseil général de leur département d’élection et conseil régional de leur département», explique le texte. Cette disposition réduirait notamment le nombre d’élus. Le texte devrait également redessiner les cantons. Les modalités d’élection de ces conseillers territoriaux ne sont pas précisées. Seule certitude, contrairement à avant, l’élection de tous les conseillers généraux aura lieu en même temps.

Une nouvelle collectivité «la métropole», remplace le département dans les grandes agglomérations. C’est une des majeures parties du texte. Les agglomérations de plus de 500.000 habitants comme Lille et Nantes pourraient devenir des «métropoles». Qu’est-ce qu’une métropole?  C’est le remplaçant du département. Elle a vocation «à se substituer, sur son territoire, au département dont elle reprendrait les compétences», explique un des «exposés des motifs», ces encadrés qui précisent la visée politique dans les projets de loi. Une partie des fonctionnaires rattachés au département dépendraient de la métropole.

La métropole remplacerait aussi la communauté urbaine, dont elle conserverait les attributions. Elle pourrait même « exercer tout ou partie » des compétences d’une commune si cette dernière le souhaite. La métropole peut également, en cas d’accord avec la région, se substituer à celle-ci sur son territoire.

Le conseil général n’aurait plus aucune compétence sur ces nouveaux territoires. «Les départements sont mis sous tutelle, peste un élu local qui a eu connaissance du projet. Surtout que dans certains départements, l’agglomération de la ville principale représente près de la moitié de la population. Cela préfigure la fin du conseil général», selon lui.

Le conseil général n’est d’ailleurs consulté que «pour avis» sur la création d’une métropole, explique le texte. Ce sont les élus municipaux, ou « le représentant de l’Etat dans le département », qui peuvent engager la procédure de passage au statut de métropole. Au moins la moitié des communes, représentant plus de la moitié de la population, doit se prononcer en faveur de la création de la nouvelle collectivité.

La possibilité pour deux départements ou deux régions de fusionner. S’ils sont d’accord, deux départements ou deux régions peuvent se regrouper pour ne former qu’une seule et même collectivité. Visée notamment, la Normandie, divisée en deux régions (Basse-Normandie et Haute-Normandie ). « Il y a deux Normandie, on les aime, mais en faut-il deux? », s’était demandé Nicolas Sarkozy dans un discours le 27 novembre 2008.

Des compensations pour les élus des petites villes. La disparition programmée du canton ne devrait pas manquer de hérisser le poil des élus locaux. Pour apaiser leur courroux, le ministère envisage plusieurs compensations.
Le plancher des dépenses de formations pour les élus serait rehaussé, une revendication de l’Association des petites villes de France.  De même les maires des villes de moins de 1.000 habitants pourraient bénéficier de l’allocation de fin de mandat, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le calcul des indemnités d’adjoint au maire pourrait être rehaussé. Dans les communautés de communes, les délégués qui y siègent pourraient se voir attribuer une indemnité.

Ce projet de loi une fois complété pourrait être présenté en conseil des ministres d’ici fin juillet.

La double vie des frères Morvan

Friday, July 17th, 2009

17/07/2009 22:46

Agriculteurs bretons, les frères Morvan ont sorti un double CD pour leurs 50 ans de chansons. Samedi 18 juillet, ils montent sur la grande scène des Vieilles Charrues avec les Tambours du Bronx

«Chanter devant 35 personnes ou 50 000, au fond, qu’est-ce que ça change ? » se rassure Henri, 77 ans, sourire en coin, casquette vissée sur la tête. « De toute façon, on verra bien. On a promis », renchérit Yvon, le cadet de la fratrie, 74 ans. Samedi 18 juillet, les frères Morvan vont relever un sacré défi : jouer sur la grande scène du festival des Vieilles Charrues, à Carhaix, en compagnie des « Tambours du Bronx ».

Même s’ils font les modestes, ils sont assez fiers de cette marque de confiance du plus grand des festivals bretons. La scène Glenmor, la plus prestigieuse, accueille les artistes confirmés, les Johnny Hallyday, Pierre Perret, Bruce Springsteen, Charles Aznavour… et les frères Morvan qui, avec leur naturel désarmant et leur bon sens paysan, sont assez difficiles à intimider.

Début juin, dans leur ferme de Botcol, à Saint-Nicodème, une petite localité du centre-Bretagne où ils sont nés, ils ont fêté leurs 50 ans de scène et ils se souviennent comme si c’était hier du premier fest-noz où on les a reconnus comme chanteurs.

« C’était un samedi de novembre 1958, raconte Henri. Le cercle celtique de Callac organisait le fest-noz et un voisin, épicier ambulant, nous a demandé de venir. Au début, on était dans la danse comme tout le monde, et puis quelqu’un nous a passé un micro… »

“Chante, les vaches se tiendront tranquilles”

Ainsi est née une vocation. « Après, se souvient Yvon, on était demandés pour toutes les fêtes, les banquets, les mariages. On n’aimait pas dire non, on ne demandait jamais qui organisait. On y allait, c’est tout. Quand on nous demande et qu’on peut donner, on donne. C’est pas plus compliqué que ça. »

Les quatre frères – à l’époque, il y avait aussi Yves, décédé depuis, et François, 85 ans aujourd’hui, dont l’état de santé ne lui permet plus de se produire sur scène – font un tabac dans les fêtes locales et les festivals. Leur répertoire vient du plus profond d’un pays où le chant accompagne les cérémonies, les soirées familiales ou les fêtes entre amis.

Le kan ha diskan, transmis de génération en génération, sert de support aux danses bretonnes. « Tout ça nous vient de la maman qui chantait elle aussi, comme nos deux grands-pères, dit Yvon avec respect. Elle m’a appris quand j’avais 13 ans et que je trayais les vaches. “Chante, les vaches se tiendront tranquilles”, me disait-elle. Elle nous a donné tout son répertoire. »

Avec une mémoire étonnante, les frères vont retenir par cœur des centaines de chants populaires tout en continuant leur vie simple d’agriculteurs dans la ferme familiale, rythmée par les travaux des champs et les festoù-noz avec une notoriété grandissante. Cette fratrie de célibataires – comme il y en avait beaucoup à l’époque en centre-Bretagne – ne se pose guère de questions et concilie les deux.

Un point d’honneur à ne jamais demander de cachet

« Il nous arrivait de sortir plusieurs soirs de suite jusqu’à 2 ou 3 heures de matin, ce qui ne nous empêchait pas de nous lever à 6 heures pour traire les vaches. Notre force, c’est d’avoir vécu ensemble et d’être restés à Botcol quand les campagnes se vidaient, explique encore Yvon. On se serait mariés, il n’y aurait pas eu de place pour le chant. »

Les frères Morvan sont de fameux chanteurs et de fameux danseurs. « Ils sont faciles à danser et ils savent garder le rythme très longtemps », témoigne Agnès, l’amie d’Yvon qui aujourd’hui partage leur vie à la ferme. Bons vivants, accueillants, ils sont restés fidèles à la simplicité de leurs débuts et le show biz n’a pas franchi le seuil de Botcol !

« Les chansons ne nous appartiennent pas. On les a apprises, on les transmet, c’est tout. Ce qui nous motive, c’est de faire plaisir aux gens qui nous demandent », confie Henri. Ils acceptent ce qu’on leur donne, quand on leur donne quelque chose, mais ils mettent un point d’honneur à ne jamais demander de cachet.

« Ah, si, tout de même, avoue Yvon malicieux, pour les Vieilles Charrues on a demandé une place de parking près de la grande scène pour ne pas avoir à trop marcher ! Et ils ont dit d’accord. » Complices, les deux frères continuent à répondre aux sollicitations. « On a eu une belle vie », conclut Henri. « Non, deux vies », rectifie Yvon.

Jean-Luc POUSSIER, à Rennes

(1) Ar vreudeur Morvan, CD édité par Coop Breizh, 20 €.

Vannes ville - Fêtes historiques. Ces soldats britto-romains

Thursday, July 9th, 2009

Du 12 au 14juillet dans les jardins des Remparts, à Vannes, la compagnie Letavia reconstituera le quotidien d’une légion romaine, formée de soldats bretons en Letavie (ancien nom de la Bretagne) autour de l’an 500.

Vêtu d’une tunique en laine, d’un casque en acier, de braies, de son «cingulum » (ceinturon), de bandes molletières sur les jambes, de «calcei» (sandales militaires cloutées) et armé de son grand «scutum» (bouclier romain) aux armoiries des «Seguntienses» (célèbre légion du général Magnus Maximus) et d’une
«hasta» (lance romaine tardive de 2m), le soldat Bran-Map Mac Lou est fin prêt pour le combat.

Enfin,  pour la reconstitution historique de scènes guerrières d’une légion romaine du début du très haut Moyen-Âge (fin IVesiècle) qui aura lieu dans les jardins des Remparts dès le 12juillet. Car la compagnie Letavia, qui regroupe quelque 18 membres passionnés d’histoire romaine et celtique, va, pour la première fois, faire vivre au public des Fêtes historiques, le quotidien de légionnaires bretons vers l’an 500.

Légion d’élite de Magnus Maximus

«Ces soldats, conservant une culture très celtique, sont cependant formés à la romaine et se considèrent comme romains malgré la récente disparition de l’Empire romain d’Occident. Nous représentons exactement la cinquième cohorte des «Seguntienses», une légion d’élite du général Magnus Maximus, qui a voulu s’emparer du pouvoir à Rome à la fin du IVe siècle. Ce personnage a d’ailleurs inspiré celui du film “Gladiator”, détaille Grégory Reynaud, alias Bran-Map Mac Lou, passionné de biologie, de botanique et de fabrication d’objets artisanaux.

La cohorte «Seguntienses» est composée d’un officier, d’un sous-officier, d’un porte-drapeau, d’un éclaireur picte (ancien écossais), d’un soldat «imunis» (exempté de corvées) et de fantassins, «milites».

Combats de lances

Les «légionnaires» installeront leur campement dès dimanche matin sous les remparts: tentes et auvent sous lesquels seront présentés du mobilier, des poteries, des jeux bretons d’époque, un métier à tisser. La troupe mettra également en scène des manoeuvres militaires (dont la disposition en «tortue»), ainsi que des démonstrations d’escrime et de combats avec des lancesdont la lame en acier aura été remplacée, pour l’occasion, par du liège et de la mousse. «Nous présenterons également des scènes d’affaires judiciaires avec des textes basés sur d’anciennes lois bretonnes. Pour cela, le public devra être présent pour y participer». Toutes les scènes de reconstitution (ordres militaires) seront dites en latin et non en brittonique (ancien breton). «Nous nous référons à un manuel d’ordres militaires en latin, le «Notitia Dignitattum» qui nous sert de base. Et nous connaissons tous nos textes en latin!».

Pratique: Animations gratuites dès le dimanche 12juillet dans les jardins des Remparts.

L’UMP propose la création de conseillers territoriaux

Wednesday, July 8th, 2009

Le bureau politique de l’UMP, réuni mardi soir à Paris, a adopté un rapport sur la réforme des collectivités locales qui propose la création, en 2014, de conseillers territoriaux remplaçant les conseillers généraux et les conseillers régionaux.

Le bureau politique de la formation majoritaire a adopté le rapport du groupe de travail interne mis en place en octobre dernier et présidé par le député Dominique Perben et le sénateur Jean-Patrick Courtois.

Le rapport présente dix propositions dont celle prévoyant la création de conseillers territoriaux pour exercer les compétences départementales et régionales.

“Le bureau politique a adopté nos propositions. C’est donc une réforme vraiment ambitieuse par le choix qui est fait. C’est le choix de l’ambition et du volontarisme”, a déclaré Dominique Perben à l’issue de la réunion du bureau.

“C’est le choix d’une ambition forte avec, en particulier, la proposition du conseiller territorial, la proposition des métropoles et l’amélioration de l’intercommunalité”, a poursuivi le député du Rhône.

Le document précise que le conseiller territorial siègera au conseil général et au conseil régional. Il sera élu au suffrage uninominal majoritaire à deux tours en milieu rural et au scrutin de liste paritaire et proportionnel dans les “aires très urbaines”.

Cette réforme, précise le document UMP, devrait réduire de “40 à 50%” le nombre d’élus.

L’UMP propose un “calendrier progressif” afin “d’éviter toute critique” à la veille des prochaines élections régionales prévues en 2010 avec le vote d’une loi en 2009 visant à réduire les prochains mandats et en 2010 d’une loi sur la répartition des compétences entre départements et régions.

SEPT MÉTROPOLES

L’UMP propose que l’élection en 2010 des conseillers régionaux ait lieu selon le mode actuel de scrutin pour un mandat de 4 ans et l’élection en 2011 de la moitié des conseillers généraux, selon le mode de scrutin actuel, pour un mandat de 3 ans.

L’élection générale des conseillers territoriaux est prévue pour 2014.

Le document entériné par l’UMP propose également que la carte de l’intercommunalité soit “achevée et rationalisée” d’ici “la fin 2011″ et que les élus communautaires ne soient plus désignés comme actuellement au sein du conseil municipal après les élections mais qu’ils soient élus au suffrage universel à l’occasion du scrutin municipal.

L’UMP propose également la création, par la loi, avant 2014 de sept métropoles: Lyon, Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Toulouse et Nice. Le document précise que la réflexion sur Strasbourg “devra se poursuivre” pour tenir compte des “spécificités alsaciennes”.

Ces métropoles seront coiffées par un conseil métropolitain, les conseillers métropolitains étant élus au suffrage universel direct à l’occasion des élections municipales.

La commission sur la réforme des collectivités locales présidée par l’ancien Premier ministre UMP Edouard Balladur avait remis le 5 mars dernier son rapport au chef de l’Etat.

Dans son rapport, la commission présentait 20 propositions dont la suppression des cantons, l’élection commune des conseillers généraux et des conseillers régionaux, la création d’un “grand Paris” et la réduction du nombre de régions de 22 à 15.

Une commission sénatoriale présidée par l’UMP Claude Belot a présenté à la mi-juin un rapport qui, notamment, écartait le remplacement des conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux.

Le Parlement devrait être saisi à l’automne d’un projet de loi réformant les collectivités locales, une réforme voulue par Nicolas Sarkozy.

Lire : http://fr.news.yahoo.com/4/20090707/tts-france-collectivi…