Archive for May, 2009

Trop de mal logés chez les personnes âgées

Friday, May 15th, 2009


Archives Ouest-France/Jérôme Fouquet

La proportion de personnes âgées pauvres est plus élevée en Bretagne qu’ailleurs en France. En janvier, la Fondation Abbé Pierre avait mis en exergue la situation de Bernard et Raymond, qui vivaient dans une maison insalubre et gorgée d’humidité (Ouest-France du 3 février). Depuis, les deux hommes ont été relogés. : Archives Ouest-France/Jérôme Fouquet

C’est ce que dénonce la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, dans son rapport 2009.Quand vieillesse rime de plus en plus avec détresse…

Les ratés de la loi Dalo

La Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés présentait, hier, son rapport national 2009 sur le mal logement. Il a été décliné régionalement, à Vannes, auprès des antennes bretonnes de la Fondation et de tous ses interlocuteurs. Joaquin Soarès, directeur-adjoint de la Fondation, n’a pas mâché ses mots en dressant le bilan de la loi Droit opposable au logement (Dalo).

D’un côté, selon l’Insee, 600 000 ménages mal logés susceptibles d’être concernés par la loi Dalo ; de l’autre « 72 000 ménages seulement » avaient déposé un dossier à la fin-février. Pour, finalement, déboucher sur… « 8 000 ménages logés ou hébergés ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette loi, « très complexe », connaît bien « des ratés au démarrage »

32 dossiers en Bretagne

Au nombre de dossiers Dalo déposés, la Bretagne ne se classe que 15e dans le tableau des régions françaises. Épargnée par la crise du logement ? Vite dit…

C’est vrai que 237 dossiers Dalo, seulement, y avaient été déposés, fin février. Dont 113 en Finistère (essentiellement à Quimper), 33 en Côtes-d’Armor, 31 en Ille-et-Vilaine et 19, seulement, dans le Morbihan. Pire, sur ces 237 dossiers, « 61 ont été rejetés et 32 ont débouché sur la désignation d’un logement, soit 18 % », pointe Dominique Mallay, responsable du développement territorial de la Fondation.

Pourtant, la demande est bien là : 10 792 ménages attendent ainsi une HLM dans le Morbihan, « dont 2 130 depuis plus de deux ans ». Cette demande en souffrance est pourtant l’une des clefs ouvrant le Dalo. Ce Dalo, qui débute bien mal, « n’est pas une filière d’attente »,mais l’ultime recours « quand tout le reste n’a pas fonctionné ».

Personnes âgées en détresse

La Fondation dénonce le grand retour de la précarité, en particulier pour les personnes âgées. « Tous les clignotants sont au rouge. » 900 000 personnes âgées sous le seuil de pauvreté. Dont 600 000 sous le minimum vieillesse, « en majorité des femmes ».Quand vieillesse rime avec détresse… Aussi le risque est-il très grand, avec la hausse démographique du nombre de personnes âgées, « que nous basculions de notre système de solidarité nationale à un système privé ».Un risque, car les maisons médicalisées, « souvent privées, et très coûteuses »,excluraient de fait la plupart de ces personnes.

485 € par mois

La proportion de personnes âgées pauvres est plus élevée en Bretagne (10,2 %) qu’ailleurs en France (7,8 %). Ce sont essentiellement des femmes seules (8,6 %), vivant en milieu rural. Le taux monte ainsi à 12,2 % dans les Côtes-d’Armor, anciennes ouvrières ou employées. Leur retraite s’élève, en moyenne, à 619 € pour les hommes « et 485 € pour les femmes ».Comment vivre avec si peu ? Être propriétaire ne signifie pas être à l’abri : parmi ces vieux pauvres, « 84 % sont propriétaires de leur logement » Mais un logement isolé, devenu inadapté, « voire insalubre ».

Après avoir connu les belles années bâtisseuses, baptisées les 30 glorieuses, la France va-t-elle connaître « les 30 piteuses » ?

Christophe VIOLETTE.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actu_B_-Trop-de-mal-loges…

Coupe de France. Jour de gloire pour le Bro gozh

Friday, May 8th, 2009

060509_drapeau_bretagne.jpgLa finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp a déja fait un gagnant: le Bro gozh ma zadoù, l’hymne de la Bretagne. Sans doute une découverte pour la plupart des jeunes bretons.


L’hymne breton, le «Bro gozh ma zadoù» (Vieux pays de mes ancêtres), ne fera pas partie du protocole de la finale de la Coupe de France prévue entre Guingamp et Rennes. Il ne sera pas diffusé juste avant ou juste après la Marseillaise comme l’avait par exemple demandé Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne.

On l’entonne à la fin des fêtes de la Saint-Loup, à Guingamp. Mais les occasions de l’entendre ne sont pas légion. Ce n’est pas lui faire injure que de dire que le Bro gohz est inconnu de beaucoup de Bretons. Même si ce n’était pas son but, la proposition de le jouer à l’occasion de cette finale, va redonner à ce vieux chant une nouvelle jeunesse. Demain, sera son jour de gloire. Le Bro gozh n’aura jamais fait autant parler de lui et jamais sans doute autant de Bretons réunis pour un même événement auront eu l’occasion de l’écouter et de le chanter.

Inspiré de l’hymne gallois

Un petit peu d’histoire. C’est en 1903 au congrès de l’Union régionaliste bretonne, à Lesneven (29), que le Bro gozh ma zadoù («le vieux pays de mes pères») fut proclamé «chant national». Ce chant est en fait une adaptation de l’hymne national gallois. La musique est la même. Les paroles sont, elles aussi, très largement inspirées de l’hymne gallois. Elles ont été écrites à la fin du XIXesiècle par un certain François Jaffrenou, de son nom de barde Taldir, alors élève à Saint-Brieuc. Devenu un membre influent du mouvement autonomiste breton, il aura quelques problèmes à la Libération avec la justice avant d’être gracié. Avant celle de François Jaffrenou, un pasteur missionnaire gallois avait écrit une autre version du Bro gozh mais, explique un historien, «elle ne correspondait pas à la vision de la Bretagne qui était celle du mouvement breton».

Un premier pas

Demain, pour des raisons protocolaires et matérielles, c’est seulement un enregistrement du Brogozh qui sera diffusé. Alan Stivel ne le chantera pas. Peu importe finalement, c’est un premier pas vers une reconnaissance plus officielle. Le monde sportif est moins timoré que le monde politique.

Difficile de trouver paroles plus inoffensives. L’hymne breton est certes un hymne national mais on ne le chante pas contre un autre hymne.

La finale de la Coupe de France coïncide avec la journée de l’Europe dont la devise est «unité dans la diversité». Même si ce n’est qu’un pur hasard, la diffusion du Bro gozh une heure et demie avant la Marseillaise en sera une illustration.
La FFF précise qu’il sera diffusé vers 19h30 «pour contribuer à créer l’ambiance chaleureuse et authentique que ce grand derby de football mérite».

Il ne tient qu’à tous les Bretons présents dans le stade qu’il soit chanté, précisément vers 19h30, au moment où les joueurs entreront sur la pelouse.

Si tout le stade se lève à ce moment-là et chante, cela aura une sacrée allure.

Diffusons tout de suite auprès du maximum de personnes en leur demandant d’envoyer à leur tour ces paroles au maximum d’autres personnes.

Si tout le monde joue le jeu, plus de 100 000 personnes pourraient avoir reçu les paroles du Bro Gozh d’ici ce soir.

Paroles de Bro Gozh Ma Zadou

Ni, Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro!
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro-do.
Dispont kreiz ar brezel, hon tadoù ken mad,
A skuilhas eviti o gwad.

Refrain

O Breizh, ma Bro, me ‘gar ma Bro.
Tra ma vo mor ‘vel mur ‘n he zro.
Ra vezo digabestr ma Bro !

Breizh, douar ar Sent kozh, douar ar Varzhed,
N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed,
Pep menez, pep traonienn, d’am c’halon zo kaer,
Enne kousk meur a Vreizhad taer !

Refrain

Ar Vretoned ‘zo tud kalet ha kreñv;
N’eus pobl ken kaloneg a zindan an neñv,
Gwerz trist, son dudius a ziwan eno,
O! pegen kaer ec’h out, ma Bro!

Refrain

Mar d’eo bet trec’het Breizh er brezelioù braz,
He yezh a zo bepred ken beo ha bizkoazh,
He c’halon birvidik a lamm c’hoazh ‘n he c’hreiz,
Dihunet out bremañ, ma Breizh !

Mona Ozouf. La Bretagne de ses premières années

Tuesday, May 5th, 2009

Plus de 200 personnes s’étaient rassemblées, jeudi soir à l’auditorium de la médiathèque. Invitée par la librairie Ravy, Mona Ozouf est venue commenter son livre «Composition française, retour sur une enfance bretonne» (*).

Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant?

C’était maintenant ou jamais.. Attention, ce livre n’est pas une autobiographie. J’ai volontairement rogné le côté émotif, j’en ai mis le moins possible. La rédaction a été difficile. J’ai parfois côtoyé des précipices. Le projet de rédiger cet ouvrage remonte aux années 84-85. J’avais publié une série d’articles sur l’école de la France. L’idée d’un livre a mûri peu à peu.

Votre livre s’ouvre sur la mort de votre père, Yann Sohier, ardent défenseur de l’enseignement du breton à l’école, créateur de la revue Ar Falz. Vous répondez fermement à Françoise Morvan qui, dans son «Nationalisme et dérive identitaire», place votre père du «mauvais côté de la barrière».

Françoise Morvan a du talent et son pamphlet se lit facilement. Elle manque cependant de connaissances sur cette période de l’Entre-deux guerres. C’est facile de lire l’histoire lorsqu’on en connaît la fin. Je déteste cette manière de faire. Je rappelle que mon père est mort en 1935, à une époque où tout bouge, où chacun se cherche. Il n’avait que 33ans.

Particularisme, identité, sont des sujets que vous développez dans votre livre. Dès vos premières années d’école vous réalisez que, dans votre vie, il y a certaines choses qui ne se mêlent pas?

Je vis entre l’école et la maison. J’ai trois pas à faire avant d’entrer en classe, ma mère s’est enfoncée dans une sorte de surdité du chagrin. À Plouha, je vis dans deux univers qui jamais ne s’entremêlent. Ma grand-mère incarne la Bretagne, elle porte le costume et parle le breton. Mon père, cet éternel absent, a une prise écrasante sur la vie familiale. Lorsque je traverse la cour pour me rendre en classe j’entre dans le domaine de la France. Là, il n’est jamais question de la Bretagne, on y parle avec mépris des auteurs qui figurent dans la bibliothèque de mon père. Je comprends qu’il y a là quelque chose d’un peu compliqué et je me pose des questions. Pourquoi la France a-t-elle une attitude si inamicale vis-à-vis des particularités nationales? Y aurait-il une arrogance française?

Après Plouha, votre famille s’installe à Saint-Brieuc où vous rencontrez Renée et Louis Guilloux, deux personnes incontournables dans votre parcours!

Tout cela a beaucoup compté pour moi. Renée était un professeur magnifique. À la maison, nous avions tous les livres de Louis. Quel grand écrivain! Un jour, en classe, Renée nous a donné un sujet: «Décrivez un paysage en vous inspirant de Chateaubriand». J’ai écrit un pastiche de 20 lignes. Ma note fut excellente et surtout Louis m’a dit: «Tu n’es pas capable d’écrire un roman, mais tu peux devenir la personne qui sait le plus de choses sur cet écrivain». Cette phrase a déterminé beaucoup de choses dans ma vie.

Pour terminer, reprenons une question posée par un spectateur à l’auditorium. Avez-vous aujourd’hui le regret de ne pas avoir vraiment défendu l’enseignement du breton?

Oui, certainement, j’aurai effectivement pu en faire davantage!

* Aux Éditions Gallimard.

  • Propos recueillis par Éliane Faucon-Dumont

L’ hymne breton retentira au Stade de France

Monday, May 4th, 2009

FINALE DE LA COUPE DE FRANCE - INFO LE POINT.FR

L’”hymne” breton retentira au Stade de France

Philippe Mathon et Jean Guisnel

Le principe est désormais acté : le Bro gozh ma zadoù ( Vieux Pays de mes ancêtres ), hymne de tous les Bretons, résonnera dans l’enceinte du Stade de France, samedi 9 mai, en ouverture de la finale de la Coupe de France opposant Rennes à Guingamp.

Selon nos informations, après avoir étudié la question, Jean-Pierre Escalettes, patron de la Fédération française de football, a finalement donné son accord.

Le président du conseil régional de Bretagne en personne, Jean-Yves Le Drian (PS), n’avait pas hésité à le solliciter en ce sens, invoquant le caractère “exceptionnel” d’une confrontation entre deux clubs d’une même région à ce niveau de la compétition. “Avec ce chant, les Bretons expriment une appartenance collective à la Bretagne, à la France et à l’Europe”, affirme l’élu au point.fr.

Pas question de se “mettre en porte à faux”

Reste maintenant à connaître les modalités de la tenue de cet hymne breton. Un véritable casse-tête. “Les textes sont clairs : l’hymne national, il n’y en a qu’un en France, c’est la Marseillaise, explique-t-on à la Fédération française de foot. Il nous faut donc trouver un moment, dans le cadre de cette finale, pour faire jouer ce chant breton. Ce sera vraisemblablement bien avant le match.” Pas question, en effet, pour les dirigeants du foot français de se “mettre en porte à faux” en accolant le Bro gozh ma zadoù à la Marseillaise. Ce serait créer un dangereux “précédent”.

Deux bagadoù (orchestres) représentant les clubs de Rennes à Guingamp pourraient, à cette occasion, fouler la pelouse du Stade de France. Les noms d’Alan Stivell et de Denez Prigent, deux des plus populaires artistes bretons, sont évoqués pour donner de la voix. Avec un invité de marque ? Jean-Yves Le Drian veut y croire : “Nous serions très heureux que Nicolas Sarkozy [qui assistera à la finale] fredonne l’air avec nous…”

http://www.youtube.com/watch?v=4UCrEk9HY7c&feature=related

Kenavo

Claude Guillemain

Plaisance en Bretagne

Monday, May 4th, 2009

Il est temps de s’interroger sur les véritables enjeux de la plaisance et en même temps de mettre le doigt sur tous les potentiels d’un développement « raisonné et raisonnable » de cette plaisance en Bretagne.

Avec près de 2700 km de côtes diversifiées notre belle région reste attractive par sa maritimité. Parler de « tourisme bleu » en Bretagne, ce sont le bleu turquoise et les embruns de l’Atlantique et de la Manche qui surgissent et dominent ! Parler de ce même tourisme bleu dans le bassin parisien, en Picardie, en Bourgogne, au cœur du Midi, ce sont les canaux et voies navigables qui en portent seuls tout le générique de ce tourisme et toutes les activités de transport ou loisirs liées à l’eau…douce cette fois!

La maritimité en Bretagne a naturellement fait quelque ombrage à notre patrimoine fluvial par ses activités économiques relayées par celle des loisirs, plages littorales, la plaisance, et compétitions sportives. Remettre en enjeu le fluvial, c’est investir et faire fructifier cette ambivalence « Armor- Argoat » dans toutes ses dimensions liées au nautisme. La Bretagne des terres et de la mer en tirera profit ! C’est celle d’une certaine équité des territoires.

Nous devons donner à notre patrimoine fluvial sa fonctionnalité territoriale en le réinsérant dans la vie des collectivités et rechercher les outils les plus performants de sa conservation, de son développement et de son utilisation dynamiques Il nous faut retourner à cette « civilisation » de l’eau témoin de notre passé pour nous réapproprier notre propre histoire, la mettre en valeur, et reconstruire à travers elle notre propre identité culturelle. Culture, histoire, paysages, environnement seront les catalyseurs de l’identité de notre région. Le canal de Nantes à Brest n’en est il pas le plus haute valeur symbolique ?

Saint-Malo, Brest, Lorient, Arzal, Saint-Nazaire, avec nos rivières Rance, Aulne, Blavet, Vilaine et Loire, à la fois maritimes et fluviales, sont autant de portes de sorties que d’entrées en Bretagne. Nos canaux sont les chemins d’eau de « traverse » de cette belle Bretagne intérieure de la Manche à l’Océan : canal de Nantes à Brest, canal d’Ille et Rance, Vilaine et Blavet canalisés. Autant de patrimoines reconnus par les plaisanciers d’Europe et si peu exploités chez nous.

. La région Bretagne va être propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial (DPF) à partir du 1er janvier 2010 dans le cadre de la décentralisation. Alors dans le cadre de l’Agenda 21 et d’une politique de relance d’investissements si prônée aujourd’hui (véritable aubaine pour nos entreprises de travaux publics et notre artisanat) il nous faut relancer les chantiers de grands travaux de réhabilitation de nos canaux qui apporteraient des solutions en matière d’infrastructures de ports de plaisance et préserver autant que se peut notre façade littorale. Il ne s’agit pas simplement de volonté politique, mais de conviction politique !

Le tourisme deuxième pilier de l’économie bretonne après l’agriculture, à travers le fluvial, se diversifiera et en répartira d’une manière équitable la valeur ajoutée entre Bretagne intérieure et littoral..

La Fondation du Patrimoine en collaboration avec le Comité des canaux bretons est en démarche très avancée avec des mécénats d’entreprises internationales pour le financement d’un plan incliné permettant le franchissement assuré du barrage de Guerlédan, ouvrage indispensable à la Bretagne mais qui a anesthésié l’épicentre du canal de Nantes à Brest.
Remettre en navigation la section Guerlédan-Pontivy et le tronçon Coat Natous – Carhaix voilà les enjeux de l’urgence d’aujourd’hui et enfin Nantes sera reliée à Brest par voie fluviale.

De Brest à Pontivy, de Pontivy à Lorient, de Pontivy à Nantes, de Saint-Malo à Rennes, et de Rennes à Arzal, voilà à la dimension macro-économico-géographique, de grands biefs touristiques où la notion de BIEF signifiant Bassin d’Intérêt Economique et Fluvial, la Bretagne devenue un espace d’aménagements structurants en terme d’haltes nautiques, ports de plaisances fluviomaritimes, du nord au sud et d’est en ouest…

Ainsi, les chemins de halage rejoindront le sentier des douaniers…Quand la Bretagne se souvient de ses futurs oubliés, elle devient et reste celle de tous les possibles…

Kader Benferhat
Président du Comité des canaux bretons.