Archive for December, 2008

La Gauche Radicale Belge revendique 2 attentats

Sunday, December 21st, 2008

La paroisse Grecque-Melkite Catholique Saint-Jean Chrysostome, située à Etterbeek, a été la cible d’un attentat dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre.

Réveillé et alerté par l’odeur des fortes fumées, le courageux curé de la paroisse, qui habite un appartement attenant à l’église, a pu difficilement circonscrire l’incendie qui a fait d’importants dégâts matériels. Silence radio assourdissant dans les médias qui ressemble fort à de la complaisance. Pourtant les auteurs sont connus, cet attentat plus un autre perpétré contre des véhicules de police à Saint Gilles, ont été revendiqué par la gauche radicale sur le site du CEMAB (Centre de Médias Alternatifs de Bruxelles).

Le CEMAB est connu pour être proche des milieux de gauche radicale et antifasciste, au vue de tels actes l’on se demande d’ailleurs si les « autoproclamés » défenseurs de la démocratie du site « anti-nationaliste » Résistances interdiront dans l’avenir au CEMAB de leur faire de la publicité comme il l’a déjà fait dans le passé : voir ICI et ICI. Histoire de voir si leur «antifascisme» s’applique aux terroristes rouges…

La résurgence et la banalisation de tels actes laissent craindre une montée en puissance d’une gauche radicale qui risque bien de choisir à nouveau la voie des armes pour se faire entendre comme ce fut récemment le cas en France et en Grèce et comme elle l’avait déjà fait dans les années 80 avec les Cellules Communistes Combattantes, de sinistre mémoire.

source: Novopress Belgique

Allenbach: «Plutôt Suisses que Bourguignons»

Thursday, December 18th, 2008


©carvy
Suite à la proposition faite par Jean-Pierre Soisson d’un regroupement des régions Bourgogne et Franche-Comté, ainsi qu’à diverses rumeurs insistantes qui circulent en haut lieu dans ce sens, le Mouvement Franche-Comté et son président Jean-Philippe Allenbach se rebiffent !
« Si c’est pour dépendre de Dijon, mieux vaut pour la Franche-Comté devenir canton suisse avec 3% de chômeurs. Alors que la Franche-Comté et ses habitants auraient tout à perdre à rejoindre la Bourgogne, ils auraient tout à gagner à rejoindre la Suisse que ce soit en termes de salaires, de pouvoir d’achat, d’emploi, d’impôts, de sécurité, d’écologie, de démocratie et de bon respect de l’ identité régionale…et les Francs-Comtois auraient le droit d’afficher leur lion comtois sur leurs plaques de voitures », estime Jean-Philippe Allenbach qui demande que rien ne soit décidé sans l’accord préalable de la population franc-comtoise par le biais d’unréférendum.

Classes bilingues. Des affiches pour Noël et le Nouvel An

Monday, December 15th, 2008
Trégastel

À l’occasion des fêtes de Noël et de la nouvelle année, les élèves des deux classes bilingues breton-français de l’école Picherel ont réalisé une quinzaine d’affiches, leur façon de souhaiter à tous « Nedeleg laouen » (joyeux Noël) et « Bloavezh mat » (bonne année). « Ces affiches ont été réalisées dans le but de faire savoir à un large public que des enfants ont la chance d’utiliser au moins deux langues quotidiennement à l’école », soulignent les enseignantes. Les travaux des élèves ont été présentés de façon officielle samedi aux familles au centre des congrès, comme cela se passe pour des artistes professionnels. Ensuite, les très grandes affiches seront exposées sur des panneaux, route de Trébeurden, route de Lannion et vers Poul-Palud. Les petites affiches, quant à elles, seront visibles dans des lieux publics et dans les commerces de Trégastel jusqu’à la fin janvier.

Source: http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/tregastel/classes-bilingues-des-affiches-pour-noel-et-le-nouvel-an-20081215-4360868_1569998.php

Famine. Gabrielle au four et au moulin

Saturday, December 13th, 2008

Du pain sur la planche, hier, à Guingamp (22), pour Gabrielle, 86 printemps. Accompagnée de sa sœur Edith et de Géraldine, benjamine de l’antenne d’Appel Détresse, la maman de Loïk Le Floch-Prigent, l’ex-patron d’Elf, a mis la dernière main aux deux tonnes de chapelure qui nourriront bientôt des enfants victimes de famine.

Sur le trottoir, un pochon, déposé par une âme charitable, a quignon sur rue. Derrière la porte du local, des sacs de boulanger soigneusement repliés sont déjà vides de leurs vieilles croûtes. Muettes, deux trancheuses et une broyeuse attendent la prochaine fournée… Et puis là, étalées sur la table trônant au milieu de la pièce, des tartines, en veux-tu en voilà, soigneusement dispersées, prêtes à rassir dans les règles de l’art. Pains bâtards, baguettes, boules, miches, pains de deux… Le numéro 7 de la rue du Général-de-Gaulle est une panetière géante. Bienvenue chez Mme Le Floch-Prigent, 22200 Guingamp. Ici, le patronyme renvoie aussi sûrement à Gabrielle, 86 ans, qu’au fiston, Loïk, l’enfant du pays, dans le pétrin depuis ses condamnations dans les affaires Elf et Dumas. Chignon serré, blouse bleue nouée, regard malicieux et sourire accorte, la propriétaire fait le tour de son atelier ouvert six jours sur sept depuis 25 ans. Et présente ses petites mains, comptées parmi la quarantaine d’habitués.

Il y a là, Edith, sa sœur cadette, 81 ans. Et puis Géraldine, 37 bougies, inséminatrice dans le civil, et bénévole depuis septembre. Il est 10 h 30 ce vendredi, et tout doit être prêt pour l’heure du goûter. À 16 h, les hommes débarquent, prêts à charger dans le camion les bidons de 15 à 18 kg, remplis, à ras la gueule, de chapelure. Deux tonnes de panure maison sont ainsi prêtes à rejoindre la plate-forme nantaise de l’organisation non gouvernementale internationale « Appel Détresse ». Un cérémonial observé chaque trimestre.

125.000 petits-déjeuners pour les enfants

L’an dernier, renseigne Gabrielle, l’antenne guingampaise de l’association humanitaire a fourni 7,5 t de cette précieuse mouture. Pas pour un banquet rabelaisien ni même pour le concours du plus grand crumble du monde. Non. Ici, la panure, c’est pour ceux qui sont dans la panade. Pour les oubliés des pays en voie de développement, les estomacs creux du Congo, de Côte d’Ivoire, de Madagascar, ou de l’altiplano bolivien. Une poudre qui, mêlée à de l’eau et du lait, a permis de préparer « 125.000 petits-déjeuners. Soit plus de 3.500 enfants nourris chaque matin », apprécie la maîtresse de maison, qui a transformé le cabinet de médecin de feu son époux en laboratoire de torréfaction solidaire.

« Avoir pitié de ceux qui n’ont rien »

La première fois que Gabrielle a mis la main à la pâte, « c’était en février 1983 ». Toute seule. « Au début, je déposais une caisse à la sortie de l’église. Chacun pouvait y laisser son vieux pain que je grillais ensuite chez moi dans mon four. Pour en faire de la chapelure, je mettais les pains grillés dans des sacs que je foulais au pied. Un an plus tard, un cabinet d’assurance de Bégard (22) m’a payé ma première broyeuse. Depuis un boulanger nous en a donné une autre. On s’est industrialisé », s’amuse la chef d’équipe, une pensée pour ses six boulangers du cœur et les collectivités qui, chaque semaine, la comble d’invendus. Si un crucifix, accroché au mur de l’atelier, veille à la multiplication des pains, « ici on ne demande à personne s’il va à la messe ou s’il vote rouge ou blanc. La seule chose qu’on demande, c’est d’avoir pitié de ceux qui n’ont rien ».

www.appeldetresse.fr

Arnaud Morvan

Source: http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/bretagne/famine-gabrielle-au-four-et-au-moulin-20081213-4354193_1568578.php#

Un cimetière est profané tous les trois jours

Wednesday, December 10th, 2008
Pour la troisième fois en deux ans, des tombes du carré musulman du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, ont été souillées dans la nuit de dimanche à lundi par des tags à caractère raciste.
Pour la troisième fois en deux ans, des tombes du carré musulman du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d’Arras, ont été souillées dans la nuit de dimanche à lundi par des tags à caractère raciste. Crédits photo : AP

Dans un rapport parlementaire dont le Figaro a pu  prendre connaissance, deux députés mettent en évidence la multiplication des atteintes aux sépultures en France.

«Abject», «scandaleux», «profondément choquant» : la classe politique a condamné avec force la profanation dont le cimetière Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) a été la cible, dans la nuit de dimanche à hier, pour la troisième fois en moins de vingt mois. Plus de 500 stèles du carré musulman, ainsi qu’une dizaine de tombes juives, ont été souillées dans l’enceinte militaire. Des croix gammées ainsi que divers messages insultant l’islam et la garde des Sceaux Rachida Dati ont été tracés à la peinture noire. À l’évocation de ces actes, perpétrés le jour de l’Aïd el-Kébir, Nicolas Sarkozy a dénoncé un «racisme répugnant». Les profanations ont été commises entre le passage d’une patrouille de gendarmerie, à 1 h 45, et l’arrivée d’un ancien combattant vers 8 heures. Le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, a annoncé l’installation de huit caméras thermiques autour du carré musulman. En septembre dernier, une dizaine de skinheads y avaient été interpellés après la profanation de 148 stèles.

À la demande de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, André Flajolet et Jean-Frédéric Poisson, députés UMP du Pas-de-Calais et des Yvelines, viennent de boucler un rapport complet sur les violations de sépultures en France. Intitulé «Du respect des morts à la mort du respect», ce document dont Le Figaro a pris connaissance dresse un édifiant état des lieux.

Premier constat : si l’atteinte à l’intégrité des cadavres dans les cimetières reste assez rare, avec une moyenne de 8 cas par an, les atteintes aux sépultures sont plus courantes. Il en survient environ une tous les deux ou trois jours en France. Dans les huit premiers mois de l’année, 110 profanations de nécropoles ont été constatées. Entre 2006 et l’année dernière, leur nombre avait déjà bondi de 21 %, passant de 119 à 144 faits.

Des tribunaux cléments

Dans «70 à 85 % des cas», les violations ont lieu en «zone gendarmerie, rurale, plutôt qu’en milieu urbain dense.» Outre le Nord-Pas-de-Calais, les régions Rhône-Alpes, Picardie, et Aquitaine sont les plus touchées. Seules la Corse, la Bourgogne et l’Auvergne seraient épargnées depuis janvier. Curieux constat des parlementaires : «Les délits dans les cimetières sont apparemment surtout liés au climat.» Avec un pic en mai, juin et juillet. Les cimetières étant «souvent isolés et peu fréquentés» et les méfaits commis la nuit, le taux d’élucidation avoisine les 20 % depuis 2008. Policiers et gendarmes sont cependant plus efficaces qu’en 2007 (18 % de réussite) et 2006 (14 %). L’année dernière, 53 profanateurs ont été condamnés pour ce type de délit, passible de 45 000 à 75 000 euros et de 3 à 5 ans d’emprisonnement. Dans les faits, les tribunaux se montrent cléments : sur 310 condamnations pour violation de tombeau infligées en dix ans, la justice n’a délivré que 15 peines de prison ferme, pour une durée moyenne de 3,7 mois.

Parmi les quatre types de mobiles recensés (vandalisme, satanisme, racisme-antisémitisme, et vol de métaux), le ressort «crapuleux apparaît en nette augmentation ces dernières années  », notamment dans les nécropoles militaires. «En 2007, 9 cimetières musulmans qui ont été touchés et 5 lieux de sépultures israélites, remarquent les rapporteurs. Malgré un traitement médiatique qui donne une impression inverse, la grande majorité des profanations concerne des sépultures chrétiennes…» Autour de 10 % à 15 % des profanations seraient sataniques. Et 80 % des interpellés par la gendarmerie depuis janvier ont moins de 18 ans.