Archive for the ‘Histoire’ Category

Les plus sages

Tuesday, May 9th, 2017

Rejoignez Bretagne en marche !

Sunday, July 10th, 2016

Bretagne en marche, c’est parti…

Comme vous avez pu le voir sur Facebook, nous avons lancé l’action que vous attendiez depuis un moment, je peux même dire que certains même s’impatientaient…

Bretagne en Marche, c’est quoi, c’est qui ?

Bretagne en Marche est devenue une association depuis peu et à été préparée par un petit nombre de Bretons qui a pour mission de construire ce qui va être un événement important et qui regroupera tous les Bretons qui ont à coeur la Réunification bien sûr, mais pas que cela et chacun pourra venir avec sa revendication.

Cela va nous concerner tous : Les “réunificateurs”, comme les agriculteurs, les éleveurs, les ouvriers, les étudiants, les commerçants, artisans, les entreprises, les associations folkloriques, sportives, culturelles… ou encore les Bonnets Rouges et des personnalités de tous les milieux en Bretagne… etc, etc, etc…

Nous sommes donc en train de mettre en place les structures, l’organisation avec des lieux d’étapes sur une marche qui va durer seize jours et qui traversera toute la Bretagne avec comme points de ralliement le Canal de Brest à Nantes, oui je dis bien dans ce sens puisque le final se fera au mois de Septembre 2017 à… Nantes.

Comme vous voyez, tout est à faire, mais les choses ont bien été avancées, la tache est grande, mais nous avons un peu plus d’un an pour faire de Bretagne en Marche, l’Evenement Breton de l’année 2017.
Nous savons ce qui nous attend, mais nous ferons tout pour rendre cela possible…

Mouvement des Patriotes Bretons: Lancement du cahier de doléances

Friday, April 8th, 2016

“Battre la campagne” n’est pas une mince affaire, d’autant plus que les derniers sujets n’ont pas l’air de vouloir se défaire d’un train de vie qui leur est précieux, pardi, ils ont choisi soit d’y revenir soit d’y rester ou tout simplement se sauver des contraintes citadines qu’ils ne peuvent plus supporter.

La démarche du Mouvement des Patriotes Bretons est simple au départ, aller au devant des derniers mohicans ruraux, ceux qui résistent aux tentations multiples pour une qualité de vie et de relations.

Les secteurs parcourus sont au départ les plus isolés, là où je passais le plus de temps à distribuer mes bandeaux jaunes titrés de “sauvons tous nos cafés de campagne”,  précédé du logo représentant une fourche croisée sur une ancre de marine (les 2 mamelles de mon pays) et de l’autre côté les lettres de M P B, signature qui une fois expliquée, forcément interroge.

A ce sujet il faut signaler les réflexions qui plus près du littoral ou des agglomérations, ne sont pas du goût de tout-le-monde, considérant que cela leur rappelait “Vichy, et les heures les plus sombres de notre histoire”…. Phrase automatique des récalcitrants au seul mot de “Patrie” que l’éducation nationale a inculqué dans les cerveaux robotisés, de l’anti-France et surtout de l’anti-Bretagne. Nous y sommes !

Mes réponses les plus respectueuses n’ont pas vocation à donner des leçons à ceux qui savent tout d’office et ne supportent pas la contradiction, estimant que le droit le plus élémentaire est bien de remercier son geôlier, son bourreau, ils s’y appliquent.

N’étant donc pas concerné par cette soumission, je me garderais bien de procéder à une ré-information de ceux qui ont renié leurs convictions un certain mois de Mai 2002 votant pour leur ennemi préféré comme un seul homme alors, que calculette en main, il n’y avait point de péril en la demeure, ce fut prouvé, et admis par le principal perdant.

Les mêmes qui se sont rués au lendemain des attentats de l’hebdo scatologique avec une pancarte noire à bout de bras pour se dédouaner de la moindre provocation moraliste, n’ont évidement pas ce ”bon sens paysan” et le savoir vivre rencontré en rase campagne où l’on se dit obligatoirement bonjour sans faire de manière ni arborer un vocabulaire codé pour se reconnaître d’une idée, d’un style ou d’un parti.

Mon périple de plus de 1.000 km en un mois dans cette chère “Amazonie bretonne” à tendre mon papier certes incongru par son format et sa couleur, sur les marchés le matin puis dans les commerces, sous les portes des commerces ou quelques boites-aux-lettres d’artisans et de professions dites libérales, ces véritables acteurs de la vie civile en constante relation avec le monde réel, au quotidien, souvent 7 jours sur 7 et parfois 350 jours par an quand ce n’est pas 360, leur vie y passe, il l’ont sacrifiée. Nous devrons le reconnaître.

Tous ces acteurs à qui il est impossible de mentir sur les évidences d’une dégradation de la condition humaine, ces témoins gênants au service des autres, se levant tous entre 5 et 6 heures en plein hiver pour assumer la Paix sociale et finissent leur journée à la limite de l’épuisement, sont en prise direct avec le concret.  Et, même s’ils n’ont pas le temps de s’informer, ne sont pas dupes des communiqués inconsistants balancés par des média insolents, ignorant complètement la réalité puisqu’ils ne sont pas eux sur le terrain, mais là haut dans leurs tours d’ivoire, bien protégés, inaccessibles, méprisants.

La passion d’un métier a ses limites, nos agriculteurs l’ont compris et l’on fait savoir.  Perdre de l’argent en se levant, et passer la journée à essayer de le rattraper, ne pas tomber, tenir face aux charges incompréhensibles et disproportionnées, aux contraintes et réglementations ubuesques, n’est pas l’horizon que s’étaient fixé nos vaillants laborieux en embrassant tous des carrières jadis si prometteuses.  Or les dés sont pipés, la donne à changé; “ils” ont trafiqué les cartes, voilà ce que j’entends !  Voilà ce que l’on me crie.  Il y a de l’aigreur et de la rancœur dans l’air, les “plans” et les subventions dispatchées ne sont plus que goûtes d’eau supplémentaires pour faire déborder le vase de la colère, c’est pourtant bien écrit en grosses lettres sur les tracteurs, “ils” ne veulent comprendre puisqu’ils ne peuvent plus agir, n’ayant pas réalisé ce qu’ils ont signé entre 2 discours lénifiants, ces technocrates imbibés d’orgueil et de suffisance.

Mon tour du “centre” de la Bretagne, c’est à dire plus de la moitié de mon département n’a pas été un circuit touristique ni de voyeurisme vu que je connais parfaitement mon secteur d’affinités, de contacts, d’amitiés réciproques.  Ce fut une étude méthodique de laquelle je tire des conclusions sévères; j’en récolte des doléances sincères et profondes, sans artifice ni censure.  Je vous livrerai ici des morceaux saignants, crus, dégoulinants car spontanés, à vif.  Ces révélations seront donc publiées à travers ce blog, celui du Mouvement des Patriotes Bretons, auquel vous pourrez répondre, et, selon la crédibilité de vos objections seront restituées ici également afin de construire un vrai débat, pas une bouillie indigeste et nombriliste, ni un défouloir partisan.

A la suite des avis récoltés, je propose des banquets patriotes, prioritairement dans des bourg isolés, qui savent encore cuisiner à l’ancienne, avec des produits de leurs voisins.  D’excellents cuistots sont retenus et le prix sera plafonné à celui du repas “ouvrier” sans artifice mais copieux. Des musiciens invités à se faire connaitre, toutes les petites mains sont les bienvenues, les rôles seront distribués pour prolonger et étendre le mouvement.  La reconnaissance de la charte sera ligne de conduite imposée.  Toute déviance et récupération exclue, sans ménagement.   Ainsi nous aborderons les vrais sujets qui nous préoccupent, en priorité.

Retrouvez la revue SKED en ligne

Friday, February 19th, 2016

C’est au printemps 1947 que sort des presses de l’imprimerie Braun et l’Orit à Quimper le dernier numéro d’une revue au nom énigmatique créée par Perig Géraud-Keraod : Sked, Cahiers de la jeunesse bretonne. Il s’agit d’une revue sérieuse de réflexion et de formation, revue bretonne et celtique, politique et polémique, à la vision celto-chrétienne immédiatement affirmée. En 7 ans d’existence (1947-1954) et 10 numéros, Sked apparaît comme un témoignage original et méconnu du mouvement breton de l’après-guerre, et comme une entreprise novatrice et initiatrice au rôle non négligeable dans le renouveau breton des cinquante dernières années.  (source UBO)

Peu de bretonnants connaissent aujourd’hui les publications de cette époque, ainsi que publications antérieures ou postérieures : Feiz & Breiz ar Vugale, Feiz & Breiz, Olole, l’Appel d’Olole, Sturier, Sked, Kroaz ar Vretoned, Bro Gwened… et bien d’autres ont contribué à forger l’âme de beaucoup de Bretons. Nous ne pouvons que motiver nos lecteurs à (re)découvrir tout ce travail. Vous pouvez donc régulièrement retrouver certains extraits de ces revues sur notre blog (accès direct aussi à partir de la rubrique “bibliothèque” à droite de votre écran).

Nous vous signalons que les numéros de SKED sont ainsi disponibles en format PDF sur le site de l’Institut de documentation bretonne et européenne. A retrouver via ce lien.

Pétition Breizh.Info “Pour le respect du Traité de 1499 entre la Bretagne et la France”

Saturday, January 30th, 2016

Pour le respect du Traité de 1499 entre la Bretagne et la France

BREIZH INFO

Les conditions du contrat de mariage entre Anne de Bretagne et Louis XII ont été dictées par Anne et les États de Bretagne (Première Lettre Traité daté du 7 janvier 1499 signée Louis XII). Nous demandons l’application de ce traité à l’exclusion de toute autre décision unilatérale de la France.

Le mariage sera au château de Nantes,
L’héritier de la Bretagne ne pourra être l’héritier de la France, et pour cela un certain nombre de cas de succession sont prévus, engageant les héritiers eux-mêmes,
L’héritier de la Bretagne respectera la coutume de Bretagne,
Anne jouira intégralement du douaire obtenu de Charles VIII,
Louis XII lui constituera un autre douaire,
Le roi pourra jouir de la Bretagne après la mort de la duchesse, mais sans pouvoir la transmettre en héritage,

Un second accord (dit des Généralités du Duché) signé par Louis XII le 19 janvier 1499 (2e Lettre Traité) est vu et lu par Guillaume Gedouin, Procureur Général du Parlement de Bretagne. Cet accord prévoit 13 clauses “parole de Roi, tenir et accomplir sans venir au contraire afin que ce soit chose ferme et stable pour toujours” :

1/ rétablissement en Bretagne des Chancellerie, Conseil, Parlement, Chambre des Comptes, Trésorerie, Justice, droits et libertés,
2/ Offices et officiers, aucun changement,
3/ Offices et officiers, nominations par le Duc,
4/ impôts suivant la coutume bretonne et Bretons jugés uniquement en Bretagne au Parlement Breton en dernier ressort,
5/ guerres consentement du duc et des états,
6/ Droits gardés, émission de la monnaie et séparation des 2 Couronnes chacun d’une part et d’autre,
7/ inviolabilité de la Constitution, droits et coutumes uniquement par le Parlement et états de Bretagne,
8/ bénéfices réservés uniquement en Bretagne,
9/ Prévost et Capitaines en leur juridiction suivant la coutume,
10/ nomination aux évêchés par le Duc et Nantes ville principale de Bretagne
11/ Compétence fiscale exclusive, crimes et bénéfices aucun ressort hors du parlement Breton,
12/ Aucune exécution de mandements ni exploits en Bretagne,
13/ limite des frontières, si conflit : tribunal paritaire entre français et bretons.

ADRESSÉE À

Breizh.info

Président de la République Française

Premier Ministre de la République Française

SERAIT-CE LE RETOUR DES «CI-DEVANT» ?

Friday, January 22nd, 2016

Source : www.ar-gedour-mag.com

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Reconnaissons que la «laïcité à la française» a une «merveilleuse» constante dans son héritage révolutionnaire, fidèle à elle-même, sourcilleuse de son identité, mais qui nie sans vergogne  l’héritage chrétien de l’Europe, de la France, et par voie de conséquence celui de la Bretagne. Cette laïcité, faux-nez  d’une  christianophobie  maladive, rejeton  d’une  République  formolisée  dans des «valeurs» marquées par  toute la vieillesse du monde, renoue, une fois de plus,  avec l’un de ses démons, les  célèbres et sinistres «CI-DEVANT» de la Révolution française.

Rappelez-vous l’Histoire de la Révolution : le langage citoyen branché était imposait que pour rompre avec  le temps des tyrans , tout se devait de devenir « ci-devants ».  On  débaptisait  et  l’on renommait :  la noblesse, le clergé,  les cathédrales,  les églises, les places et les rues, les villes et villages, les fêtes, le calendrier, privés de leurs identités  séculaires,  devenaient des  « ci-devants ».  Les  Provinces perdaient parfois jusqu’à  leur nom tout aussi multiséculaire qui avait imprimé leur Histoire et se voyaient affubler  de  noms nouveaux.  Ainsi, pour la Bretagne dont le nom disparaissait dans les culs-de-basse–fosse de la Révolution, les antiques Pays, les fameux  Broioù . Les “Bro Leon” et “Bro Gerne” (Cornouaille),  devinrent le Finistère ; les Bro Dreger et Penthièvre / Goëlo les Côtes-du-Nord, requalifiés plus tard en Côtes- d’Armor.  Le Bro Gwened (Pays de Vannes) devint le Morbihan (seul département à recevoir un nom en breton) ; le Bro Sant-Malo, le Bro Zol (Dol) et le Bro Roazhon devinrent l’Ille–et-Vilaine, qui laissera la place à la Brétilie ou au moins aux Brétiliens, le nouveau nom des habitants de ce département (sic). Le Bro Naoned est quant à lui devenu la Loire- Atlantique après être passé en Loire Inférieure. La Révolution, en quelques séances de palabres citoyennes, rayait des siècles d’Histoire.

A propos de «Citoyen» : depuis plus de dix ans, renouant également avec le langage révolutionnaire, tout aujourd’hui se doit d’être « Citoyen » : vous vous devez de naître citoyen (si on vous laisse naître…) et mourir citoyen (là, « pour faire de la place », on vous y aidera …) ; vous devez respirer, manger, dormir, consommer, marcher, rouler de manière citoyenne. Encore un effort, et nos besoins les plus naturels se devront d’êtres citoyens. Il est recommandé aussi de « penser citoyen » et si possible d’engendrer de manière citoyenne, c’est-à-dire d’éviter…d’engendrer.  La République et  ses « valeurs » n’ont pas encore imposé de remplacer Monsieur, Madame, Mademoiselle par « Citoyen, citoyenne »  mais ne désespérons pas, il y aura bien un sous-ministre  avide de laisser par une loi son nom à l’Histoire pour nous faire le coup ; et le pire, c’est que ça risque de marcher. Au final, le citoyen sera un citoyen  de nulle  part…

DES  NOMS TROP CHRETIENS

Mais venons-en au cœur de notre sujet : la «réforme des départements» et le «regroupement des communes», avec en coulisse les  charcutages électoraux  entre copains- coquins pour conserver la bonne gamelle, sont autant de prétextes  à  renouer  avec les vieilles  traditions sans-culottides  :  comme le subirent les Broioù bretons, renommer les villes, villages et  lieux-dits.  Cible  privilégiée  de ces  renominations rampantes :  le «Grand-Ouest»,  comme ils disent. Nous avons eu les  catastrophiques  remembrements  des campagnes, détruisant  bois, bocages, talus et  zones humides, pulvérisant les arbres plus que centenaires, et introduisant aux inondations que l’on connait aujourd’hui, voici le remembrement des communes. L’idée est simple et «lumineuse» comme le «Siècle des Lumières» : l’Etat pousse les villages et les bourgs  de petites tailles à fusionner.  Ce mouvement est motivé par de puissantes incitations financières :   plus de dotations de l’Etat et mise en commun des finances, des équipements de diverses natures. Bref, rien que des économies, nous assure-t-on. La réalité est surtout…idéologique, dans la droite ligne des tables rases révolutionnaires. Qui dit  regroupements  et fusions dit forcément  nouveaux  noms, à l’instar de ces mariages d’entreprises.

C’est ainsi que dans le Perche, St Hilaire-le- Lierru et Tuffé  fusionnent pour devenir le 1er janvier 2016 « Val de la  Chéronne». Quelques kilomètres plus loin, le village de Saint-Aignan fusionne avec cinq autres communes pour devenir « Val-au-Perche ». Dans la Manche, Blon, Villechien, Mortain, Notre-Dame-du-Touchet  et Saint-Jean-du-Corail deviennent «Mortain Bocage». Dans le Finistère, Audierne et Esquibien fusionnent pour ne donner qu’une entité : Audierne. Adieu Eskibien, dont les racines remontent au moins à 1110. En Ille-et-Vilaine, la Chapelle-du-Lou-du-Lac regroupe la Chapelle-du-Lou et de Lou-du- Lac. Dans le Morbihan, La Chapelle-Caro, Quily, le Roc-Saint-André ont fusionné pour créer « Val d’Oust ». Naizin, Remungol et Moustoir-Remungol forme les «Evellys » tiré des noms de deux ruisseaux : l’Evel et Lillys qui arrosent ces communes. On appréciera la «haute recherche culturelle» des promoteurs…  En Loire-Atlantique, le village de La Chapelle-Basse-Mer,  si cher à l’historien-écrivain Reynald Secher, fusionne avec  celui de Barbechat, pour devenir « Divatte-sur-Loire ». Ce nouveau nom met en fureur Reynald  Secher, qui le trouve ridicule, d’autant qu’il s’agit du nom d’une rivière à sec six mois de l’année. L’historien, qui a écrit précisément un livre sur le martyre sous la Révolution de La Chapelle-Basse-Mer (1) n’hésite pas à affirmer que cette décision a des relents de christianophobie  dissimulée : « Plusieurs conseillers municipaux ont estimé  que le nom de La Chapelle-Basse-Mer sonnait «trop religieux », ou « trop médiéval ». Avec le nouveau  nom « Divatte-sur-Loire », il n’y a plus de références religieuses et historiques.  La «laïcité à la française»,  le «respect de l’Autre» et le «bien-vivre-ensemble» sont sauvés (n’est-ce pas mieux ainsi, se demanderont certaines bonnes consciences).

A remarquer que les élus ne cherchent plus guère à cacher la vraie raison de ces changements : retirer l’identité historique et chrétienne des villes, villages, paysages ne semble pas leur poser un cas de conscience. Il faut dire que le dogme de la laïcité dans l’espace public les y aide beaucoup, les décomplexe, leur donne toutes les audaces.

On notera donc «l’originalité» des choix : les références identitaires et chrétiennes sont gommées. On veut toutefois nous rassurer en affirmant que  les communes qui se regroupent garderont leurs noms d’origine. La preuve : les panneaux resteront en place, ce qui dans un premier temps est exact.  Mais le  temps et l’usage passant, on en viendra à ne plus parler que de «Divatte-sur-Loire» ou des  «Evellys», comme on dit le 9/3 pour la Seine-Saint-Denis, trop historiquement chrétien…et pour cause. Et comme souvent cela se produit, les panneaux avec les anciens noms seront enlevés pour cause de vétusté ou de travaux, et ne seront jamais remis.  Autre question qui mériterait que les Bretonnants se posent : ne serait-ce pas  une autre façon de lutter de manières dissimulées contre la rebretonnisation des noms ? En effet, comment traduire en breton «Les Evellys» ? En ce début d’année, ce sont 33 communes bretonnes qui vont fusionner, pour fonder 13 communes nouvelles ; 90 sont en projets  dans les cinq départements bretons. Ouest-France rapportait que pour le seul Finistère, “au Nord, Plounéour-Trez, Brignogan et Kerlouan pourraient faire le grand saut. L’Hôpital-Camfrout, Daoulas, Logonna-Daoulas y songent aussi. Entre Saint-Thégonnec et Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, la réflexion est lancée”, ajoutant que “c’est plus compliqué dans le Sud, mais Briec, Edern, Landrévarzec, Landudal et Langolen ne renoncent pas.”

Devons-nous nous attendre à voir disparaître des noms  bretons ou français « trop marqués chrétiens », c’est-à-dire tous les lieux affichant un nom de saint, de sainte, du Christ (comme Pleyber-Christ, Kergrist, Saint-Sauveur), de la Vierge, comme les Locmaria, Maria-Grâce ? Non ! Impossible, personne ne le permettrait !

Nous savons, hélas, que de nos jours tous les « impossibles », les « impensables » deviennent les possibles  et les pensables de demain. C’est  une question  d’esprit à remodeler dans le « bon sens », surtout si c’est au nom du respect des « convictions de l’autre ». Tolérance oblige, c’est une question de temps.

En France, 242 communes doivent ainsi  fusionner d’ici  le 30 juin 2016 pour bénéficier et conserver leurs dotations pour 2017-2018.  Derrière ces « noces citoyennes» il y a bien évidemment des histoires de gros sous…”citoyens”, en somme les “dots citoyennes”. Il y a, nous venons de le dire, un dessein idéologique à peine dissimulé : déchristianiser encore davantage ces  terres des terroirs et des clochers, briser ce qui reste d’identité à ces régions. Il y a aussi une autre volonté, à savoir imposer à ces nouvelles communes qui du coup, par fusion, verront  leurs  habitants  augmenter de manière citoyenne, la fameuse loi  de la politique de la ville, imposant 20 à 30% de logements sociaux pour satisfaire l’arrivée de populations nouvelles “citoyennes”, autre manière de briser le substrat identitaire et religieux de ces territoires. Il importe donc que ces nouveaux citoyens ne se sentent pas agressés par des noms dans lesquels ils ne se reconnaissent pas.  Qu’importe aussi la destruction des terres agricoles, des forêts par plus de bétonnisation.  Dépersonnaliser notre patrimoine, nos paysages, il n’y a pas mieux pour achever la déchristianisation de l’Europe, et faire ce sale travail par ceux-là même qui devraient s’y opposer.  Un peuple qui ne connait plus son histoire est  mûr pour toutes les servilités. La Bretagne, par la négation de son Histoire en sait quelque chose. Mais il semblerait que la leçon n’a été ni comprise, ni retenue : « Citoyen sans-culotte, remettez-nous-çà !… »

Dans toute l’Europe, et la Bretagne est en tête, ce sont des milliers de villes et surtout villages et autres lieux-dits qui portent des noms de saints, de saintes, ou encore,  sous divers appellations, celui du Christ ou de sa Mère, démontrant magistralement que nos paysages, nos champs, nos forêts, nos villes, nos villages sont aussi les leurs. Des «locataires», des «propriétaires» que n’agrée pas la République qui veut  leur signifier leur congé. Pas de place pour eux dans l’hôtellerie de Bethléem il y a 2000 ans, et toujours persona non-grata aujourd’hui. A  l’évidence, le «bien-vivre ensemble», ce n’est pas pour eux.  Chez nous, ils  ne sont plus chez eux, car ces terres ne sont désormais  chrétiennes  que d’apparence ; encore un effort, et elles ne le seront plus du tout…

Dans les années 1970-1980, pour le plus grand bénéfice de  sociétés conceptrices, les communes furent invitées  à abandonner leurs antiques blasons héraldiques, jugés ringards, trop marqués religieusement et historiquement.  Les dites sociétés ayant commis des « artistes » proposèrent aux élus des «blasons»,  pardon… des « logos » qui ressemblaient davantage aux soulagements naturels de quelques renards ou chouettes, à moins que ce ne fut une bouse «artistiquement produite et déposée» par une brave vache. De peur de paraître aussi ringard que leurs anciens blasons, les élus acceptèrent quasiment tous la chose, et déboursèrent des fortunes.

Ces logos rappelaient, nous y revoilà, les destructions systématiques de tous les blasons des Ci-devant nobles, évêques, églises et villes. Les changements programmés  des  noms de nos communes, villes et villages n’est que la suite logique de l’abandon des blasons historiques.  On occulte  ainsi l’Histoire d’un lieu, il ne reste  qu’à lui enlever son nom, comme les régimes totalitaires qui, pour déshumaniser un opposant lui retirent son histoire, son nom avant de lui retirer la vie. La République, elle au moins est fidèle à son histoire, ses «Grands  Ancêtres», ses «traditions», ses dogmes. Elle  ne se renie jamais…

LES  CI–DEVANT  ELITES

Une interrogation se pose : à chaque remise en question de l’identité historique, culturelle et spirituelle d’une région, d’une province, de ses traditions -en ce qui nous concerne de la Bretagne - nous n’entendons aucune protestation  de la part des élites civiles, culturelles, intellectuelles,  ou religieuses. Aucune protestation de la part des organismes ou associations sensées défendre la culture, la foi  du pays, pourquoi ? Ne cherchez pas, la réponse est dans la tyrannie de la  laïcité à la française et des médias. Elles ont ce pouvoir quasi-magique de châtrer ce que nous pensions naïvement être une  élite responsable, cultivée…et courageuse. Il fut une autre époque où les élites bretonnes, car il y en avait, savaient faire preuve d’un viril courage couronné par le sens de l’honneur et,  ayant le verbe haut, elles auraient envoyé la République, ses «valeurs»  et sa laïcité, ses médias … dans leur néant mental.

Mais chut ! Tendez l’oreille, écoutez ! Non … Rien… silence total, les  élites bretonnes sont absentes ! Y en a-t-il encore une, d’ailleurs ?  Ah ! On oubliait…  la Bretagne…danse et chante ;  elle s’est faite cigale pendant que les termites de la laïcité et autres  idéologies  invasives travaillent à  ronger ce qui lui reste de son identité chrétienne et bretonne…

YVON  ABGRALL

Source : www.ar-gedour-mag.com

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1 - « La Chapelle-Basse-Mer, Révolution et contre-révolution » de Reynald Secher (1986. Edition Perrin.

« Vendée, du génocide au mémoricide » de Reynald Secher ( 2011, Editions du Cerf )