Gagnez un tour du monde avec le Défi Bro Gozh !

August 1st, 2014

Pour gagner un tour du monde c’est par ici.Bonne chance !
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/06/03/participez-au-defi-bro-gozh-490043.html

Pourquoi le 1er août est-il la fête nationale Bretonne ?

August 1st, 2014

drapeau-breton Gouel Broadel Breizhdrapeau-breton

Le 1er août 939, il y a 1072 ans, Alan II Breizh dit Al louarn (Le renard) emportait la bataille de Treant, à Treant-Felger (en Français Trans-la-Forêt) contre les Vikings.

De 908 à 939, la Bretagne fut occupée par les “Normands” (La Normandie en tant que telle n’est fondée qu’avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911). Divisé jusqu’en 931 entre plusieurs chefs de clans Vikings, le territoire Breton n’a plus réellement d’unité et n’est plus dirigé par ses propres souverains. Seuls subsistent (temporairement) les seigneurs Bretons locaux.

En 931, à la suite d’une première révolte contre les chefs de clans Vikings (menée par Alan II Breizh et le comte de Rennes Yuzhael Berengar), le Jarl de Normandie (ancêtre des ducs Normands) Guillaume Ier “Longue-épée” envahit la Bretagne sur le point de se libérer. Il écrase la révolte et déclare sa souveraineté sur le Royaume de Bretagne et se fait déclarer “Duc de Bretagne” (supprimant ainsi le statut de Royaume).

NB : cet évènement sera fondamental pour l’histoire de la Bretagne et de la Normandie dans les siècles suivants. A cette époque, l’ensemble de la péninsule du Cotentin et la région d’Avranches appartient au Royaume de Bretagne. Ces deux territoires (Cotentin et Avranchin) étaient alors encore peuplés de Bretons et de “Gallos” (ancêtres des Gallo-Romains) de culture Celte.

En 867, Charles le Chauve (alors roi des Francs) cède ces territoires au Royaume de Bretagne (qui avait jusqu’alors pour frontières les frontières modernes, ainsi que l’Anjou et la Mayenne)

66 ans plus tard, le Roi de Francie Occidentale Raoul “cède” le Cotentin et l’Avranchin à la Normandie. Au cours des années qui suivront, les peuplements progressifs feront perdre définitivement à ces territoires leurs héritages Breton et Gallo.


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Frontières (approximatives) de la Bretagne de 867 à 933 comprenant l’Anjou, la Mayenne, la région d’Avranches et la péninsule du Cotentin

En 936, Alan II Breizh, toujours allié au comte de Roazhon (Rennes) Yuzhael Berengar, entame une nouvelle campagne militaire contre Guillaume Longue-épée pour libérer la Bretagne. Cette fois, son action sera victorieuse. Dès 937, il parvient à libérer Naoned (Nantes). En 938 il récupèr le titre de Duc de Bretagne. Enfin, le 1er août 939, il écrase définitivement les armées Normandes à Treant-Felger (au nord-est de l’actuel département d’Ille et Vilaine) et unifie la Bretagne dans ses frontières modernes. Par la suite, il déclarera le jour de cette victoire fête nationale de la Bretagne.

Nos chers médias n’en ont pas parlé. Étonnant, non ?!

August 1st, 2014

Nos chers médias n’en ont pas parlé. Étonnant, non ?!

Oui, vous avez dit Sarcelles ce W.E ? Tout va bien et … continue de bien aller !

Je crois qu’on frise vraiment le ridicule!!!

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Ce sont des VAB du défilé du 14 juillet à Paris,  repeints à neuf puis tagués par la banlieue.
SILENCE  RADIOS  ET  T.V COMPLICES….!!!!!  Faire savoir serait pour nos gouvernants  stigmatiser les auteurs de cette atteinte à un bien public, pire à l’honneur de notre armée.


LES CHARS DU 14 juillet  tagués dans le 93  ce département de la région Parisienne  qui me parait aussi sûr pour les français de souche qu’à pu l’être Bagdad à l’époque où toutes les factions se faisaient la guerre.
En fait il y a eu “confusion entre défilé de carnaval” et défilé de fête nationale ….. mais le mélange des genres n’est-il pas une des dérives les plus fréquemment rencontrées à tous niveaux et dans tous les domaines.

Commémoration 2014 de la bataille de Saint-Aubin du Cormier.

July 29th, 2014

Photo de Yann Vleiz Ar C'hunff.

La bataille de Saint-Aubin du Cormier, la résistance de la Duchesse Anne, et le toujours actuel combat de la Bretagne pour ses droits !

Chers compatriotes et amis, nous voici réunis sur les lieux même de la bataille de Saint-Aubin du Cormier, ce dimanche 27 juillet 2014, pour commémorer cette funeste bataille, qui de proche en proche fut sans doute une des causes principales du basculement politique de la Bretagne, qui passa de la souveraineté rayonnante à l’annexion aliénante. Cette bataille qui eut lieu il y a 526 ans, le lundi 28 juillet 1488, est effectivement terrible à plus d’un titre, dans son déroulement comme dans ses conséquences : six mille bretons et alliés y périssent sous les coups de l’envahisseur français, dans une terrible mêlée sous une chaleur écrasante, et dans une stupéfaction générale de toute la Bretagne.

La défaite des armées du Duc François II à Saint-Aubin du Cormier, le contraint à accepter le traité du Verger, dont une clause stipule qu’il ne pourra marier ses filles sans le consentement du roi de France. Le dernier Duc de Bretagne meurt de désespoir le 9 septembre suivant, dans son manoir de Cazoire en Couëron, laissant derrière lui deux orphelines, Anne et sa sœur cadette Isabeau. Cette dernière mourra deux ans plus tard d’une pneumonie laissant Anne seule face à son destin… Et quel destin ! Quand son père décède, deux ans après sa seconde épouse Marguerite de Foix, Anne est une enfant de onze ans, jeune héritière d’un duché envahi par l’armée du pays voisin, le royaume de France. Pourtant, malgré son jeune age, la nouvelle Duchesse de Bretagne, couronnée en février 1489 à la Cathédrale de Rennes, dotée d’un caractère trempé et droit, est déterminée à respecter la promesse faite à son père sur son lit de mort : ne jamais consentir à l’assujettissement de la Bretagne au royaume de France !

Et toute sa vie Anne s’y est employée : en effet, malgré le traité du Verger, elle épouse le 19 décembre 1490 et par procuration, le futur Maximilien 1er d’Autriche, provocant la colère du roi français Charles VIII. Celui-ci relance une guerre meurtrière en Bretagne au printemps 1491, et en octobre de cette même année, il vient mettre le siège à la ville de Rennes, où se trouve Anne de Bretagne, afin de lui faire renoncer à son mariage avec l’ennemi du royaume de France. Sous la menace que la Bretagne soit mise à feu et à sang, Anne fini par accepter à contre cœur le mariage avec son ennemi Charles VIII, qui se fera à Langeais hors Bretagne, le 6 décembre 1491.

Anne qui n’a encore que 14 ans s’installe donc à la cour de France, qui est pour elle comme une prison hors et loin de sa Bretagne chérie. Elle donnera naissance à plusieurs enfants qui mourront tous en bas age. Son mari Charles VIII mourra à son tour après s’être cogné la tête à un linteau de porte, dix ans après la bataille de Saint-Aubin du Cormier. A nouveau libre, Anne rentre en Bretagne en août 1498 et restaure les droits de son Duché ainsi que sa Chancellerie, convoque les Etats de Bretagne et émet une monnaie en or. Elle obtient de son futur second époux, le Duc d’Orléans-Valois devenu Louis XII, qui rappelons le s’est battu à pied côté breton à la bataille de Saint-Aubin du Cormier, le retrait de Bretagne des troupes militaires françaises d’occupation. Anne et Louis XII se marient à la Chapelle du Château des Ducs de Bretagne, à Nantes, le 9 janvier 1499, avec un contrat de mariage favorable à la Bretagne et à son indépendance, contre signé des deux époux, et considéré par les experts actuels comme le dernier traité de droit international valide entre la Bretagne et la France. De leur mariage naîtront deux filles, Claude et Renée…

Un an avant le décès de Louis XII le 1er janvier 1515, Anne décède le 9 janvier 1514 au château de Blois, et avec elle le dernier rempart des libertés bretonnes. Sa fille aînée Claude épouse le duc d’Angoulême qui devient François 1er le 25 janvier 1515. Celui-ci ne respecte pas les clauses du traité de mariage entre Anne et Louis XII, où les couronnes de Bretagne et de France sont séparées entre les descendants, et spoliant Renée de ses droits, annexe illégalement la Bretagne par un Edit d’Union en 1532. Deux cent cinquante sept ans plus tard, les dernières libertés bretonnes sont à nouveau unilatéralement et illégalement abolies lors de la nuit du 4 août 1789… Et aujourd’hui la République française ne reconnaît toujours pas nos droits, et continue à nier jusqu’à l’existence même de notre peuple. Actuellement se joue à l’Assemblée Française l’avenir même de ce qui reste de notre pays de Bretagne : contre l’avis des Bretons de voir leur pays réunifié, les décideurs français hésitent entre sa fusion dans un grand ouest sans histoire commune, ou bien la perpétuation de son amputation du Pays Nantais. Dans les deux cas, et en tant d’autres exemples, nous pouvons affirmer que la France n’est pas une démocratie respectueuse des peuples qui la composent, mais une oligarchie centraliste jacobine, qui escamote l’histoire pour conserver de façon illégale notre destin et notre manne fiscale entre ses mains… Cela commence de plus en plus à se savoir, et nous les Bretons n’avons pas dit notre dernier mot. Notre esprit de résistance est toujours intact, qui se renouvelle de génération en génération, et un jour, de gré ou de force, la France devra accepter la renaissance de la Bretagne.

Notons au passage que cette année 2014 est l’année du 500 anniversaire de la mort d’Anne! Un Comité Anne de Bretagne 2014 a vu le jour à cette occasion, composé de nombreuses associations bretonnes, qui ont organisé hors des programmes officiels, de très nombreuses manifestations culturelles de tous types sur les cinq départements bretons. Nous avons pu constater avec plaisir que l’engouement du public breton, et donc du peuple breton pour sa duchesse et son histoire n’a pas faiblit, bien au contraire ! Son esprit de résistance vit toujours en nous, et nous savons partout le faire fructifier de multiples manières. Par exemple ici, sur le champ de la Bataille de Saint-Aubin du Cormier, notre association MAB-Koad Sav Pell vient de commander au sculpteur Marc Simon, avec l’aide de généreux donateurs que nous remercions, la taille directe dans un menhir, de l’effigie de notre bonne duchesse Anne.

Pour conclure je dirais, que si nous ne connaissons pas encore la date du jour de notre libération nationale bretonne, nous savons déjà qu’elle est en marche, et que rien ne pourra l’arrêter. Le combat de la mémoire bretonne est déjà gagné, et bientôt nous verrons celui des libertés bretonnes retrouvées l’emporter aussi !
Finalement à Saint-Aubin du Cormier, nous avons perdu une bataille, mais nous n’avons pas encore perdue la guerre ! Cette guerre se poursuit aujourd’hui pacifiquement et démocratiquement à travers nous et nos compatriotes, et ensemble nous allons la gagner !

Au nom de tous les Bretons morts pour leur pays la Bretagne, et au nom de tous nos enfants à venir, nous nous y engageons !

N’eo ket echu hag un deiz e vo sklaer an amzer !
Betek an trec’h atav!
Jean-Loup LE CUFF
27 juillet 2014

KAD organise des élections nationales bretonnes en novembre 2016 !

July 19th, 2014
Source : KAD
Porte-parole:Jean-Loup LE CUFF
Publié le 19/07/14 17:01
[Bretagne] —

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Depuis son annexion brutale et illégale par la France, la Bretagne est sous une administration française qui la gère a minima, la gardant sous un étouffoir de contraintes et d’interdits, mais captant toujours à son profit notre manne fiscale qui ferait de notre pays réunifié et autonome (ou plus) une puissance non négligeable en Europe et dans le Monde.

Que d’énergie utilisée en vain à travers manifestations, pétitions et lettres ouvertes, depuis de nombreuses décennies, pour réclamer au régime colonial d’occupation, autoproclamé « République des Droits de l’Homme », le simple respect de nos droits à disposer de nous-même en tant que peuple breton autrefois souverain, et aujourd’hui bafoué dans les moindres de ses revendications, par des partis hexagonaux toujours jacobins, sourds et aveugles, méprisants et destructeurs, face à notre droit de reconnaissance et d’existence. Le point d’orgue de cette négation française à l’égard de notre peuple est actuellement la volonté de certains ténors socialistes (entre autres) de vouloir soit faire disparaître la Bretagne , son identité, son histoire, son nom, dans une nouvelle construction « Grand Ouest » illégitime, sans histoire, culture, cohérence ; soit de la laisser dans son amputation actuelle, privée du pays nantais : l’absurdité de l’administration jacobine dans toute sa splendeur destructrice ! Heureusement de nombreuses voix s’élèvent aussi pour réclamer en toutes justice et démocratie, le seul aménagement possible nous concernant: la Réunification de la Bretagne !

Dans cette problématique de la Réunification, nous observons que les « élus Bretons » ne sont malheureusement qu’une poignée à défendre les intérêts bretons : effectivement, par simple souci de carrière ou par le jeu de la manipulation médiatique française influant les élections en Bretagne, la majorité des « élus bretons » travaillent davantage pour les intérêts français en Bretagne, que pour nos intérêts bretons, ici et maintenant. Devant cet état de fait, certains d’entre nous, associations culturelles et partis politiques continuent à espérer et à demander, d’autres ont compris depuis longtemps que notre salut ne viendra que de nous-mêmes ! Notre association KAD, Kelc’h An Dael, est de ceux-là : notre objectif depuis le début de notre jeune existence, (le 2 mai 2012), est de (re)créer un Parlement Breton composé de vrais élus du peuple breton et non de valets commandités par Paris.

Nous avons déjà rédigé en 2013 un code électoral détaillé, expliquant la procédure que nous voulons utiliser pour ces élections nationales et parlementaires bretonnes, et qui sera rendu public en temps voulu selon le calendrier ci-dessous :
- De septembre 2014 à mars 2015 : communication et publicité envers le peuple breton de cette volonté de procéder à des élections nationales parlementaires en Bretagne, afin de mobiliser à la fois un début de corps électoral et les futurs candidats potentiels.
- De mars 2015 à septembre 2016 : constitution des différentes listes de candidatures composées de membres de la société civile bretonne non jacobine (associations culturelles et partis politiques, candidatures papillons…), et constitution des listes électorales, le tout sur les cinq départements et la diaspora bretonne.
- Octobre 2016 : publication des listes de candidatures, par voies de presse, postales et Internet.
- Novembre 2016 : mise en place du vote (trois types de vote avec assesseurs et scrutateurs nommés par KAD et par chaque liste de candidatures : urnes physiques dans les principales villes de Bretagne, courrier postal avec double lettre interne dont la lettre d’identification et la lettre neutre de vote redirigée vers urne physique, vote Internet avec double pièce jointe dont la pièce d’identification, et la pièce neutre de vote redirigée vers un mail de dépouillement.)
- Décembre 2016 : annonce des résultats et mise en place d’abord pour trois ans du premier Parlement national de Bretagne depuis l789.
- Ce Parlement provisoire de Bretagne, qui pourra s’adjoindre la collaboration d’experts en tous domaines, fonctionnera d’abord comme un « shadow cabinet » ou « assemblée parallèle », proposant ses solutions bretonnes au peuple breton, qui pourra comparer avec les solutions jacobines en Bretagne…
- Au fil du temps et des élections suivantes, ce Parlement déjà légitime prendra force et vigueur, pour devenir un jour un véritable Parlement de Bretagne.
- Son rôle sera également de rédiger une Constitution de Bretagne, améliorable au fil du temps, et de mettre en place les prémices d’un gouvernement exécutif à travers des commissions internes ou ministères en son sein.

Certes, beaucoup d’adversaires à ce projet vont se dresser devant nous à la simple lecture de ce communiqué : aux ennemis jacobins français d’abord, qui vont nous opposer leurs arguments d’illégalité et d’irrecevabilité constitutionnelle (française), nous répondrons par l’illégalité de leur présence française en Bretagne, de leur imposition fiscale illégale depuis plus de 500 ans en nos foyers, et nous leur dresserons la liste de dégâts et destructions en tous genres commis en notre Pays toujours souverain au nom du Droit International des Peuples à s’auto-administrer. Cette liste pourra avoir son pendant chiffré de réparations en cas d’éventuels conflits juridiques : dans ce cas une longue liste de requêtes en réparation leur sera adressée ! Aux ennemis bretons de l’intérieur, parfois pourtant militants bretons, nous attendons l’expression écrite de leurs arguments partisans et suicidaires pour leur répondre au coup par coup. Le principal argument sera sans doute de leur dire, que plutôt que de critiquer vainement de l’extérieur, mieux vaudrait se présenter à ces élections nationales bretonnes afin d’influencer les choses de l’intérieur par le vote démocratique et légitime

Nous avons cessé de rêver et nous agissons, aussi nous ne nous attendons pas à une grande affluence à ces premières élections nationales bretonnes, tant en nombre de candidats qu’en nombre d’électeurs. Aussi le nombre d’élus sera limité et dépendant du nombre de candidats, afin que le vote puisse rester sélectif. C’est pourquoi la première assemblée nationale parlementaire bretonne ne siégera que trois ans, afin de permettre rapidement à tous les dubitatifs de qualité de rejoindre ce grand projet pour la démocratie bretonne.

Nos prochains communiqués rentreront petit à petit dans les détails de ces élections et seront participatifs, car nous attendons le soutien et la compréhension d’un nombre grandissant de nos compatriotes qui ont déjà la charge de partager cette information !

« Si Bretagne se bat, la liberté est au bout ! » disait notre barde Glenmor !
Oui mais quand ? Demain, dans 10 ans, un siècle ?
Le « combat » que nous proposons commence aujourd’hui, maintenant, avec sa première grande étape en novembre 2016, et il est pacifique et démocratique ! A qui fera-t-il peur ?
Sans doute aux naïfs manipulés et aux corrompus complices, mais pas à la grande majorité des Bretons, qui sont ni l’un ni l’autre, nous osons l’espérer !

KAD
Le 19/7/14.

Le site Internet: (voir son site)

Ce communiqué est dans le domaine public.
KAD, Kelc’h an Dael, (Cercle du Parlement), est une association bretonne ouverte à tous les patriotes et démocrates bretons de gauche(s) comme de droite(s), qui acceptent que toute divergence d’opinion interne soit réglée par le vote souverain, dans le but d’œ’oeuvrer ensemble, en toute fraternité et convivialité, pour la création ou le réveil d’un Parlement de Bretagne. KAD n’est pas un parti breton de plus, mais un lieu de rencontre et de coordination de tous les bretons et partis bretons désireux de faire l’UNION ! KAD ne prétend pas être le Parlement de Bretagne, mais l’association logistique qui va, avec l’aide de toutes les bonnes volontés, mettre en place les conditions électives et démocratiques pour créer ce Parlement de Bretagne. Site: http://www.parlementdebretagne.org/ Contact: kadbreizh@gmail.com | Voir son mur | Lui écrire | Le/la suivre | RSS de KAD

Hervé Juvin : la fin de la mondialisation et le retour des identités

July 11th, 2014
la fin de la mondialisation et le retour des identités

« Ce que j’appelle « grande séparation », c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. » (Hervé Juvin)

♦ FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – On croyait que la mondialisation conduirait à l’uniformisation du monde sous la bannière du modèle occidental. Mais l’auteur de La grande séparation montre que celle-ci réveille au contraire les particularismes identitaires.(Figaro Vox)


Figarovox: Votre livre s’intitule La grande séparation. Qu’est-ce que cette grande séparation? De quoi nous séparons nous?

Hervé Juvin : La condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière: on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale. La Nation était la traduction politique de cette séparation. Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le «tout est possible» ou «le monde est à nous». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait le vivre-ensemble et le faire société. Ce que j’appelle «grande séparation», c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. L’ultra-libéralisme, l’hypertrophie du capitalisme financier, le retour du scientisme sont l’une des faces d’un visage dont le transhumanisme, la transexualité, le transfrontiérisme sont l’autre face. Il faut en finir avec toutes les limites, toutes les déterminations de la nature. Ainsi Google a pour objectif affiché de lutter contre la mort à travers sa filiale Calico. L’idéologie transgenre veut que chaque homme et chaque femme puissent choisir leur sexe. Des entreprises très «humanistes» comme Goldman Sachs remboursent les opérations de changement de sexe de leurs employés!

Cette idéologie des «trans» vise à construire un homme hors-sol, délié de toute origine, et déterminé uniquement par sa propre volonté. C’est le retour du mythe de l’homme nouveau appuyé sur un délire scientiste qui voudrait que chacun soit à lui-même son petit Dieu autocréateur, pur produit de son désir, de ses intérêts ou de sa volonté propre. C’est cela, la grande séparation: la fabrique d’un homme sans origines, sans liens et sans foi, mais qui à chaque instant se choisit lui-même et choisit qui il est.

«Plus rien ne nous est étranger», tel est le résultat de la mondialisation. Pourtant à mesure que l’on cherche à détruire le même, l’autre revient toujours plus fort. L’uniformisation a pour conséquence un retour des particularismes. Comment expliquez-vous ce paradoxe?

On peut considérer qu’à bien des égards la mondialisation est achevée. J’ai la chance de voyager beaucoup dans le monde: il n’y a plus de jungles, de mangroves, de déserts, aussi perdus soient-ils où vous n’avez pas des gens qui sortent un téléphone portable de leur poche. La mondialisation des outils techniques – pour la plupart conçus en Occident – est à peu près aboutie. Le phénomène auquel on ne s’attendait pas, ce que j’appelle dans mon livre «l’aventure inattendue», c’est que l’uniformisation du monde est en train de réveiller les différences. L’exemple le plus frappant est celui de l’islam radical. Malraux parlait de «l’invincible sommeil de l’islam»: il y a trente ou quarante ans, l’islam était quelque chose d’endormi, d’immobile et d’assez pacifique. On peut dire ce qu’on veut sur les dérives extrémistes de l’islam, mais une chose est sûre: le retour (et dans certains cas l’invention) d’un fondamentalisme musulman (pratiques, cultes et doctrines rigoureux et agressifs) est généralement le produit direct d’une confrontation avec la modernité occidentale. Ceux qui vont combattre le djihad, en Syrie ou ailleurs, ceux qui ont commis des attentats en Occident, notamment le 11 septembre, n’étaient pas des pauvres sans boulot ni éducation, mais des ingénieurs, des gens diplômés, parfaitement intégrés à la civilisation moderne. Il est intéressant de voir qu’une partie des mouvements fondamentalistes en Afrique – je pense notamment à Boko Haram – sont directement l’effet de l’agression de sociétés traditionnelles par les évangélistes et les missionnaires financés souvent par les fondations américaines. La mondialisation, dans laquelle on a voulu voir une homogénéisation du monde est en train de déboucher sur son contraire: le retour des particularismes identitaires, des singularités, et plus généralement un retour du «nous».

L’illusion du multiculturalisme du «village monde» a-t-elle vécu?

Depuis 40 ans on avait assisté à la proclamation de l’individu absolu, sans aucune appartenance, seul face au monde. On a aujourd’hui un retour de bâton de la réalité: on ne vit pas riche et seul dans un océan de ruines, on ne vit bien que quand on sent qu’on appartient à un ensemble, à un groupe, quand on est dans le faire-société avec d’autres, et c’est probablement ce que cette phase très déroutante de la mondialisation est en train de nous révéler.

Est-ce à dire que chacun va retourner chez soi et se confiner dans le séparatisme ethnique?

Quelle forme la séparation politique va-t-elle prendre en réaction à cette grande séparation? Difficile de le dire. Mais ce qu’il est important de comprendre c’est qu’on ne peut dire «nous» que lorsqu’on a déterminé qui sont les «autres». Il y a quelque chose de profondément mensonger et dangereux dans la grande séparation qui fait de tous les hommes sont les mêmes – les hommes réduits à l’idiot utile des économistes! Si tous les hommes sont les mêmes, je suis absolument isolé, seul et incapable de dire «nous». Dans la plupart des pays occidentaux, on assiste à cet isolement croissant des individus, qui n’ont plus de repères, plus de structures, plus de capacité à dire «nous». Pour dire «nous», il faut qu’il existe des «autres» qui ne sont pas appelés à devenir les mêmes. Nos amis américains disent volontiers: tout homme ou femme sur cette terre n’aspire qu’à une chose: devenir un américain comme les autres. C’est la négation absolue de l’altérité. C’est aussi l’inverse du respect pour l’Autre, celui qui ne sera jamais le même, celui qui à ce titre m’aide à sentir mon identité. La paix dans le monde repose sur l’idée inverse: indépendance et différence. J’ai trop longtemps vécu et travaillé à Madagascar, eu des amis marocains, fréquenté l’Inde, je respecte trop les Malgaches, les Marocains, les Indiens, pour vouloir qu’ils deviennent des Français comme les autres. Ils ont leurs identités, leurs coutumes religieuses, leurs mœurs, qui sont éminemment respectables: au nom de quoi puis-je dire que je suis supérieur à eux? Quel droit m’autorise à dire que l’avenir d’un malgache, d’un marocain ou d’un hindou est de devenir un Français comme moi?

C’est quelque part le crime de l’universel: de penser que ce qui est bon pour moi est bon pour le reste de l’humanité.

Oui, mais nier l’universel, n’est-ce pas nier le propre de la culture européenne?

C’est le grand débat des Lumières et de la prétention au règne universel de la raison. L’idée que nous, Occidentaux, Européens, Français, Américains, aurions mis en place depuis les Lumières un modèle idéal de vie pour l’humanité, entre la croissance économique et la révolution industrielle, la démocratie et les droits de l’homme. Je ne le crois absolument pas. Je crois que d’autres sociétés qui vivent avec d’autres lois, d’autres mœurs, selon d’autres règles, ont su offrir les conditions du bonheur à leurs habitants. Je ne souscris pas à l’idée selon laquelle notre régime politique, notre musique, notre art, notre culture seraient le point d’aboutissement de l’humanité vers lequel tous les autres peuples devraient converger. Il y a une voie chinoise, une voie hindoue, des voies africaines, qui feront des sociétés équilibrées et heureuses, sûres de leurs identités, différentes de la voie américaine ou de la voie européenne.

Toutes les civilisations se valent, alors? Il n’y a pas de valeurs transcendantes, pas de droits de l’homme, pas d’universel… L’excision et le mariage forcée des petites filles est de même valeur que la quasi égalité hommes-femmes en Occident?

On a le droit de défendre un système de valeurs qu’on croit universel. Vous n’allez pas me faire dire que je suis pour la lapidation! Personne évidement ne peut souhaiter être mis en détention sans jugements, être torturé, etc… Mais on ne peut pas ne pas constater les désastres que produit l’imposition par le haut du modèle occidental dans les sociétés traditionnelles. L’universalisme européen et américain n’a abouti qu’à des champs de ruines: en Afrique, en Afghanistan, en Irak, en Libye… Et la folle course en avant du développement menace la survie de l’humanité ; au nom de quoi arracher ces millions d’hommes qui vivaient hors de l’économie du capitalisme, de l’accumulation, dans un équilibre avec la nature, pour les précipiter dans un système qui détruit les biens vitaux et les services gratuits de la nature?

Les motifs humanitaires masquent souvent des ingérences guerrières. Le «droit au développement» masque l’agression impitoyable de l’obligation de se développer, qui a fait des ravages en Asie et en Afrique. Les limites à l’universel ne sont pas seulement morales, mais physiques. La pénétration sans limites d’internet répand dans des populations entières des rêves qu’elles n’auront aucun moyen de satisfaire, à moins de faire exploser la planète. Il est impossible que 9 milliards d’humains vivent comme un Américain moyen. Ne pas se rendre

compte de cela, c’est créer les conditions d’une humanité frustrée. Non seulement cet universalisme sème les graines du malheur, mais il est contre-productif: plus il essaie de s’imposer, plus il réveille des particularismes de plus en plus agressifs.

C’est là un point essentiel en géopolitique aujourd’hui: l’agression des modèles universels réveille les logiques de la différence politique. Je cite dans mon livre celui que je considère comme le plus grand ethnologue du XXe siècle Elwin Verrier, pasteur britannique marié avec une fille de la tribu des Muria: au bout de quarante ans passés à côtoyer les tribus indiennes, il a abouti à la conclusion suivante: laissons les vivre comme ils sont, hors du développement économique. Mêlons-nous de ce qui nous regarde: sagesse qui nous éviterait bien des bêtises!

Eugénie Bastié
4/07/2014

Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il poursuit un travail de réflexion sur la transformation violente de notre condition humaine qui, selon lui, caractérise ce début de XXIe siècle. Il est par ailleurs associé d’Eurogroup Consulting. Son dernier livre La grande séparation, pour une écologie des civilisationsa été publié aux éditions Gallimard (Le Débat, 2014).

Source : FIGARO VOX > VOX MONDE

Voir aussi :

« La Grande Séparation. Pour une écologie des civilisations » de Hervé Juvin (Georges Feltin-Tracol)

« La Grande Séparation » de Hervé Juvin (Bruno Guillard)

« Le renversement du monde/ Politique de la crise » de Hervé Juvin

Le retour à l’identité (édito 05/08)

L’identité vue par Samuel Huntington et Alain de Benoist

L’identité nationale selon Huntington

Correspondance Polémia – 7/07/2014

Image : Crédits: Alain Goulard Crédits photo : PHILIPPE LOPEZ/AFP