Breizh Info

June 27, 2009

Combats pour une Bretagne catholique et rurale

Filed under: Uncategorized — admin @ 12:38 pm

Dans une région fortement marquée par la persistance des affrontements entre les « blancs » et les « bleus », les droites bretonnes sont majoritairement l’expression d’un monde catholique farouchement attaché à préserver son identité face à un modèle républicain récusé. Solidement appuyées sur l’influence conjointe du clergé et de l’aristocratie rurale, elles mènent des combats qui se déroulent sur le plan électoral comme dans la défense d’une société traditionnelle consacrant le pouvoir des autorités « naturelles ».

L’analyse minutieuse des ressorts et des modalités de cette entreprise souligne l’importance des engagements sur le terrain de l’école et du syndicalisme agricole et rappelle l’ampleur de la mobilisation catholique contre le Cartel des gauches. Entre tentation du repli et tentative de reconquête, entre sentiment obsidional et investissement d’une certaine modernité, les crispations identitaires du catholicisme breton s’observent alors avec force. L’intensité des affrontements internes au sein des droites bretonnes entre conservateurs, longtemps soutenus par l’épiscopat, et démocrates-chrétiens derrière L’Ouest-Éclair attestent cependant la diversité des projets politiques proposés aux populations catholiques.

Dans ces combats, les campagnes sont un enjeu majeur au moment où leur stabilité est remise en cause par les répercussions de la Grande Guerre puis par la crise économique. L’étude, à l’échelle d’une fraction cohérente de l’espace national, des dynamiques socio-politiques que révèlent le mouvement des « cultivateurs-cultivants » et l’action du leader paysan Dorgères, fait apparaître avec netteté la place croissante de la paysannerie dans la vie politique française.

June 16, 2009

Démocratie en Iran

Filed under: Uncategorized — admin @ 12:17 pm

Emeutes à Téhéran

Des milliers de jeunes sont descendus dans la rue de Téhéran, ce week-end, pour contester les résultats du scrutin présidentiel et la victoire de Mahmoud Ahmadinejad. Retour en images sur les affrontements violents avec les forces de l’ordre.

http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/mo…

June 4, 2009

BAYROU, UN ANGE VENU DE L’ENFER

Filed under: Uncategorized — admin @ 6:25 am

Il convient d’apporter des précisions à un précédent communiqué pourtant très lapidaire qui concernait le président du Modem dont on peut raisonnablement penser qu’il n’est pas Salman Rushdie. Démontrer qu’il est jacobin n’est pas une difficulté insurmontable.

Dans le programme du Modem pour les élections européennes, on peut lire : La construction européenne n’a jamais eu pour objet de faire disparaître les Etats-nations ni les cultures régionales.

François Bayrou fait référence à la France en tant qu’Etat-nation de tradition jacobine. (On appellera jacobinisme la variante française du centralisme d’Etat)

En s’opposant à la création d’un département basque, il a affirmé son hostilité à toute évolution institutionnelle. Voici ce qu’en dit Thomas Pierre doctorant en anthropologie, LAIOS-EHESS-Paris :

« Dans un numéro hors-série de la revue Atlantica Magazine hors série n°1, Hiver 1999 - Printemps 2000, financée par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou, écrit : « Ce que j’ai toujours admiré chez le Basque, c’est la force de sa foi absolue dans le domaine religieux et politique. Il y a chez lui un aspect granitique. Pour lui, les choix sont tranchés : blanc ou noir. Le Basque est toujours prêt à aller au bout de son combat. Le Béarnais est, lui, souvent sceptique, comme s’il savait que toute médaille a son revers. L’ironie est chez lui une seconde nature, comme une sorte de politesse. Son intelligence est ennemie des certitudes. Il y a, chez les Béarnais, une manière de s’engager qui ne laisse jamais de doute sur leur sentiment. Je suis un peu comme cela. Mais, dans ma famille, heureusement nous savons mélanger les genres. Si je suis un pur produit du Béarn, ma femme est née à Bayonne d’une vieille famille boucalaise avec des racines à Bidaches, à Hasparren, à Saint-Péesur- Nivelle. Nos enfants sont vraiment basco-béarnais ! C’est peut-être pourquoi j’aime tant les Pyrénées-Atlantiques »

L’argumentaire de ce texte suggère que l’identité basque ou béarnaise, et en filigrane l’identité dite régionale en général, correspond à des traits de caractères prédéfinis, à une condition culturelle intemporelle « ethnique » puisque strictement pensée comme un élément du passé. Cette position permet de montrer que la basquité ne peut être par nature que singulière et donc étrangère à la sphère du politique. En ce sens, elle est forcément pensée, dans le cas où elle se voudrait politique, comme « ethniciste » et en compétition avec l’identité citoyenne française considérée, elle, a contrario, du fait de sa condition nationale comme apte à l’évolution, à la pluralité. Ce numéro hors-série de la revue Atlantica Magazine est publié quelques semaines après la manifestation du 9 octobre 1999, en faveur du Département Pays Basque. La composition de ce numéro hors série apparaît en effet comme une réponse à la revendication départementaliste. En conséquence, on ne peut comprendre le ton de ce texte militant que si l’on prend en compte le fait qu’il s’inscrit dans ce contexte et qu’il a recours à l’usage de la distinction hiérarchisante entre culture régionale et nationale de manière à démontrer le caractère irréaliste des revendications du mouvement départementaliste. Par ailleurs, la référence à l’origine tient un rôle particulièrement important au sein de cette dialectique. Effectivement, l’utilisation des termes ou expressions « pur produit du Béarn », « née », « vieille famille », « racines » permet de confirmer le caractère par nature essentialiste de l’identité

culturelle locale.

Enfin, François Bayrou, président du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, en conclut que ses « enfants sont vraiment basco-béarnais » : il considère donc ici les caractéristiques de la filiation comme étant les garants d’une équivalence de traits culturels, et participe donc clairement d’une vision « ethniciste » du monde.

L’effet central de cette idéologie est que s’instaure une hiérarchisation des cultures. Deux catégories apparaissent alors :

- La culture française est perçue comme apte à créer du politique. C’est une culture démocratique. Le fait qu’elle soit démocratique la rend, dans un contexte de forte croyance en la race - ou autrement dit, en référence au présupposé mythique d’une équivalence inconditionnelle entre traits de « nature » et faits de culture - apte au « métissage ». Tout le monde peut être français. En contre partie, cette faculté est parfois vécue comme ayant pour conséquence de rendre ce qui est pensé comme relevant de la culture française comme faible, comme peu culturel mais de « Culture » politique très forte. L’idée de citoyenneté française, et en filigrane d’identité française, est perçue comme compatible avec la diversité culturelle.

- La culture basque est perçue, dans le cas où l’on admet qu’elle soit une culture, comme intrinsèquement non-apte à s’inscrire dans un cadre politique, comme par nature incompatible avec le champ politique de la citoyenneté. Le fait qu’elle soit pensée comme régionale, folklorique, bio-raciale et intemporelle suggère qu’elle est une culture forte donc pure, non apte au métissage. L’idée étant qu’en Pays basque, tout le monde ne peut pas être basque. Cela débouche sur l’idée qu’il serait tout à fait dangereux de la rendre politique. »

Nous souscrivons à cette analyse.

Les amoureux du terroir régional le confinent à la sphère privée, entre nostalgie et hobby, quand les fédéralistes inscrivent culture locale et singularité dans l’espace public. Le fédéralisme convoque le citoyen-décideur.

La crise a fait naître un anti-capitalisme d’inspiration romantique et religieuse qui nous entraîne vers une démocratie populiste. Le Modem utilise une idéologie caméléon qui rassemble indifféremment des sensibilités politiques diverses, contradictoires ou opposées, unies en résistance mais totalement incapables de conquérir des libertés.

C’est en ce sens que F. Bayrou constitue un véritable danger pour la Bretagne. Pour le Modem, la région n’a aucun pouvoir normatif. Elle existe dans une version folklorique, voire linguistique, sans questionnement du contenu, sans « politique ». Pour lui, la politique, c’est affaire de la France.

En se prononçant en faveur d’une consultation pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, François Bayrou ne s’engageait pas. Il ne se prononçait pas sur le périmètre de la consultation. (Population de la Loire-Atlantique, ainsi que celle de la région d’accueil et celle de la région quittée.) Il faut ajouter la décision du parlement et éventuellement celle du Conseil constitutionnel….Le président du Modem faisait silence sur l’essentiel, mais il vendait des illusions.

L’Etat-nation est mis à mal par la mise en œuvre de capacités d’action politique à un niveau supranational mais aussi par les entités infra-étatiques. La forme statonationale ne va plus permettre le formatage de l’intégration sociale autrefois structurée autour de dispositifs linguistique, esthétique et éthique.

On assiste à une universalisation de la différence, à un cosmopolitisme vernaculaire.

Soyons sérieux. Le ministre de Balladur et de Juppé n’a jamais brillé par ses réformes. Il a été un Jack Lang de droite, complaisant avec le mammouth et sa puissance syndicale monolithique. Il aura seulement créé une vive émotion après une tentative de réforme de la loi Falloux.

Qu’en serait-il d’un système éducatif basé sur l’autonomie des régions, comme en Allemagne ? Cette idée n’est point venue aux oreilles du ministre Bayrou ?

Le Modem vient de prendre position en faveur d’une directive-cadre sur les services publics en Europe rejoignant le PS et le NPA, alors que la majorité des partis de l’UE favorise une approche sectorielle du problème. Qui dit service public en France ou en Bretagne, entend effectifs et non mission, signifie statut dérogatoire. Le service public dans ce pays fait essentiellement écho à la puissance de l’Etat central et unitaire.

Dans son livre « Abus de pouvoir » F. Bayrou cite Ezechiel : «  Les parents mangeront des raisins verts et les dents des enfants en seront agacées ». Il ajoute « qu’il en est de même d’une nation ».

Etrangement la Bible dit exactement le contraire dans la bouche de Jérémie 31 :29 : «  En ces jours-là, on ne dira plus : les pères, eux, ont mangé le raisin vert, mais ce sont les dents des fils qui ont été agacées. Mais chacun paiera pour ses fautes. Tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents à lui, seront agacées. »

François Bayrou devrait savoir que par l’alliance noachique avec l’humanité entière Dieu a laissé le champ libre à la liberté des hommes. La Bretagne d’aujourd’hui ne porte pas la responsabilité du commerce triangulaire qui a enrichi la ville de Nantes pas plus qu’elle n’est coupable de la collaboration avec le nazisme de certains de ses fils. Elle doit seulement un devoir d’histoire, ce qui n’est pas rien.

Ce que fait F. Bayrou avec la France, certains le font avec la Bretagne. L’identité collective nous rendrait tous responsables. Il faut déjouer ce procédé en considérant qu’il n’est point d’identités, mais seulement des opérations d’identifications. Dit autrement, l’identité bretonne n’a pas d’existence propre ; elle n’existe pas indépendamment du locuteur et elle ne peut se manifester que par un acte d’énonciation. Entre les collaborationnistes et ceux qui ont rejoint l’île de Sein l’unité identitaire est introuvable. En pratique la construction identitaire est plus complexe et proche d’une mise en compatibilité de plusieurs niveaux d’appartenances : Breton, Français, Européen. Une construction cumulative.

Il est un mot dont nous refusons l’emploi en politique : le destin. La Bretagne n’a pas de destin, elle a un avenir.

A l’entrée « destin », le dictionnaire philosophique Lalande dit : « Proprement, puissance par laquelle certains événements seraient fixés d’avance quoi qu’l pût arriver, et quoi que les êtres doués d’intelligence et de volonté pussent faire en vue de les éviter » Ce terme est plus poétique que philosophique et constitue une sorte de personnification de la fatalité.

Que doit-on penser ?

Doit-on penser comme Simone Veil que “C’est un illuminé, il pense que le doigt de Dieu l’a touché lorsqu’il est né pour qu’il devienne un jour président de la République”. « Il ne pense qu’à lui et s’il devait être un jour Président ce serait dramatique ».

Que penser de Cohn-Bendit quand il dit : “Si Bayrou est un jour élu président de la République, ce qui est possible, j’ai déjà vu mon éditeur : je ferai un livre que j’intitulerai “Abus de pouvoir, tome 2. »

Jean-Marie Cavada a reproché au Président du Modem le manque de démocratie interne dans le parti. Bizarrement Bruno Joncour, maire de Saint Brieuc, copie son maître. Il accuse Alain Cadec, son premier adjoint, de crime de lèse-majesté et demande sa démission. Un élu UMP accusé d’infidélité par un maire Modem, voilà qui prête à sourire.

Que doit-on penser des entorses à la démocratie ?

Il est une définition de la société civile qui fait raisonnablement consensus. Celle de J.L Quermonne :

« La société civile est l’ensemble des rapports interindividuels, des structures familiales, sociales, économiques, culturelles, religieuses qui se déploient dans une société donnée, en dehors du cadre et de l’intervention de l’Etat ».

Dans les démocraties de l’OCDE un fonctionnaire, qui par définition est hors société civile, est soit interdit à toute candidature politique, soit il doit démissionner définitivement de la fonction publique en cas d’élection.

Quand un fonctionnaire quitte son bureau, il n’entre pas dans la société civile. Le fonctionnaire qu’il est sommeille toujours en lui. Il s’ensuit que l’action politique s’en trouverait polluée et totalement dénaturée par des individus qui seraient à la fois juge et partie.

Là encore F. Bayrou fait entorse aux principes basiques de la démocratie. Qu’il ne soit pas le seul ne justifie en rien ses procédés.

Le président du Modem utilise plus facilement la casuistique jésuite que la morale kantienne. Mais il aime donner l’image du contraire.

Breizh Fed

June 1, 2009

Des nouvelles de Bretagne

Filed under: Uncategorized — admin @ 12:04 pm

May 15, 2009

Trop de mal logés chez les personnes âgées

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:01 am


Archives Ouest-France/Jérôme Fouquet

La proportion de personnes âgées pauvres est plus élevée en Bretagne qu’ailleurs en France. En janvier, la Fondation Abbé Pierre avait mis en exergue la situation de Bernard et Raymond, qui vivaient dans une maison insalubre et gorgée d’humidité (Ouest-France du 3 février). Depuis, les deux hommes ont été relogés. : Archives Ouest-France/Jérôme Fouquet

C’est ce que dénonce la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés, dans son rapport 2009.Quand vieillesse rime de plus en plus avec détresse…

Les ratés de la loi Dalo

La Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés présentait, hier, son rapport national 2009 sur le mal logement. Il a été décliné régionalement, à Vannes, auprès des antennes bretonnes de la Fondation et de tous ses interlocuteurs. Joaquin Soarès, directeur-adjoint de la Fondation, n’a pas mâché ses mots en dressant le bilan de la loi Droit opposable au logement (Dalo).

D’un côté, selon l’Insee, 600 000 ménages mal logés susceptibles d’être concernés par la loi Dalo ; de l’autre « 72 000 ménages seulement » avaient déposé un dossier à la fin-février. Pour, finalement, déboucher sur… « 8 000 ménages logés ou hébergés ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette loi, « très complexe », connaît bien « des ratés au démarrage »

32 dossiers en Bretagne

Au nombre de dossiers Dalo déposés, la Bretagne ne se classe que 15e dans le tableau des régions françaises. Épargnée par la crise du logement ? Vite dit…

C’est vrai que 237 dossiers Dalo, seulement, y avaient été déposés, fin février. Dont 113 en Finistère (essentiellement à Quimper), 33 en Côtes-d’Armor, 31 en Ille-et-Vilaine et 19, seulement, dans le Morbihan. Pire, sur ces 237 dossiers, « 61 ont été rejetés et 32 ont débouché sur la désignation d’un logement, soit 18 % », pointe Dominique Mallay, responsable du développement territorial de la Fondation.

Pourtant, la demande est bien là : 10 792 ménages attendent ainsi une HLM dans le Morbihan, « dont 2 130 depuis plus de deux ans ». Cette demande en souffrance est pourtant l’une des clefs ouvrant le Dalo. Ce Dalo, qui débute bien mal, « n’est pas une filière d’attente »,mais l’ultime recours « quand tout le reste n’a pas fonctionné ».

Personnes âgées en détresse

La Fondation dénonce le grand retour de la précarité, en particulier pour les personnes âgées. « Tous les clignotants sont au rouge. » 900 000 personnes âgées sous le seuil de pauvreté. Dont 600 000 sous le minimum vieillesse, « en majorité des femmes ».Quand vieillesse rime avec détresse… Aussi le risque est-il très grand, avec la hausse démographique du nombre de personnes âgées, « que nous basculions de notre système de solidarité nationale à un système privé ».Un risque, car les maisons médicalisées, « souvent privées, et très coûteuses »,excluraient de fait la plupart de ces personnes.

485 € par mois

La proportion de personnes âgées pauvres est plus élevée en Bretagne (10,2 %) qu’ailleurs en France (7,8 %). Ce sont essentiellement des femmes seules (8,6 %), vivant en milieu rural. Le taux monte ainsi à 12,2 % dans les Côtes-d’Armor, anciennes ouvrières ou employées. Leur retraite s’élève, en moyenne, à 619 € pour les hommes « et 485 € pour les femmes ».Comment vivre avec si peu ? Être propriétaire ne signifie pas être à l’abri : parmi ces vieux pauvres, « 84 % sont propriétaires de leur logement » Mais un logement isolé, devenu inadapté, « voire insalubre ».

Après avoir connu les belles années bâtisseuses, baptisées les 30 glorieuses, la France va-t-elle connaître « les 30 piteuses » ?

Christophe VIOLETTE.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actu_B_-Trop-de-mal-loges…

May 8, 2009

Coupe de France. Jour de gloire pour le Bro gozh

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:48 am

060509_drapeau_bretagne.jpgLa finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp a déja fait un gagnant: le Bro gozh ma zadoù, l’hymne de la Bretagne. Sans doute une découverte pour la plupart des jeunes bretons.


L’hymne breton, le «Bro gozh ma zadoù» (Vieux pays de mes ancêtres), ne fera pas partie du protocole de la finale de la Coupe de France prévue entre Guingamp et Rennes. Il ne sera pas diffusé juste avant ou juste après la Marseillaise comme l’avait par exemple demandé Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne.

On l’entonne à la fin des fêtes de la Saint-Loup, à Guingamp. Mais les occasions de l’entendre ne sont pas légion. Ce n’est pas lui faire injure que de dire que le Bro gohz est inconnu de beaucoup de Bretons. Même si ce n’était pas son but, la proposition de le jouer à l’occasion de cette finale, va redonner à ce vieux chant une nouvelle jeunesse. Demain, sera son jour de gloire. Le Bro gozh n’aura jamais fait autant parler de lui et jamais sans doute autant de Bretons réunis pour un même événement auront eu l’occasion de l’écouter et de le chanter.

Inspiré de l’hymne gallois

Un petit peu d’histoire. C’est en 1903 au congrès de l’Union régionaliste bretonne, à Lesneven (29), que le Bro gozh ma zadoù («le vieux pays de mes pères») fut proclamé «chant national». Ce chant est en fait une adaptation de l’hymne national gallois. La musique est la même. Les paroles sont, elles aussi, très largement inspirées de l’hymne gallois. Elles ont été écrites à la fin du XIXesiècle par un certain François Jaffrenou, de son nom de barde Taldir, alors élève à Saint-Brieuc. Devenu un membre influent du mouvement autonomiste breton, il aura quelques problèmes à la Libération avec la justice avant d’être gracié. Avant celle de François Jaffrenou, un pasteur missionnaire gallois avait écrit une autre version du Bro gozh mais, explique un historien, «elle ne correspondait pas à la vision de la Bretagne qui était celle du mouvement breton».

Un premier pas

Demain, pour des raisons protocolaires et matérielles, c’est seulement un enregistrement du Brogozh qui sera diffusé. Alan Stivel ne le chantera pas. Peu importe finalement, c’est un premier pas vers une reconnaissance plus officielle. Le monde sportif est moins timoré que le monde politique.

Difficile de trouver paroles plus inoffensives. L’hymne breton est certes un hymne national mais on ne le chante pas contre un autre hymne.

La finale de la Coupe de France coïncide avec la journée de l’Europe dont la devise est «unité dans la diversité». Même si ce n’est qu’un pur hasard, la diffusion du Bro gozh une heure et demie avant la Marseillaise en sera une illustration.
La FFF précise qu’il sera diffusé vers 19h30 «pour contribuer à créer l’ambiance chaleureuse et authentique que ce grand derby de football mérite».

Il ne tient qu’à tous les Bretons présents dans le stade qu’il soit chanté, précisément vers 19h30, au moment où les joueurs entreront sur la pelouse.

Si tout le stade se lève à ce moment-là et chante, cela aura une sacrée allure.

Diffusons tout de suite auprès du maximum de personnes en leur demandant d’envoyer à leur tour ces paroles au maximum d’autres personnes.

Si tout le monde joue le jeu, plus de 100 000 personnes pourraient avoir reçu les paroles du Bro Gozh d’ici ce soir.

Paroles de Bro Gozh Ma Zadou

Ni, Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro!
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro-do.
Dispont kreiz ar brezel, hon tadoù ken mad,
A skuilhas eviti o gwad.

Refrain

O Breizh, ma Bro, me ‘gar ma Bro.
Tra ma vo mor ‘vel mur ‘n he zro.
Ra vezo digabestr ma Bro !

Breizh, douar ar Sent kozh, douar ar Varzhed,
N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed,
Pep menez, pep traonienn, d’am c’halon zo kaer,
Enne kousk meur a Vreizhad taer !

Refrain

Ar Vretoned ‘zo tud kalet ha kreñv;
N’eus pobl ken kaloneg a zindan an neñv,
Gwerz trist, son dudius a ziwan eno,
O! pegen kaer ec’h out, ma Bro!

Refrain

Mar d’eo bet trec’het Breizh er brezelioù braz,
He yezh a zo bepred ken beo ha bizkoazh,
He c’halon birvidik a lamm c’hoazh ‘n he c’hreiz,
Dihunet out bremañ, ma Breizh !

May 5, 2009

Mona Ozouf. La Bretagne de ses premières années

Filed under: Uncategorized — admin @ 8:37 am

Plus de 200 personnes s’étaient rassemblées, jeudi soir à l’auditorium de la médiathèque. Invitée par la librairie Ravy, Mona Ozouf est venue commenter son livre «Composition française, retour sur une enfance bretonne» (*).

Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant?

C’était maintenant ou jamais.. Attention, ce livre n’est pas une autobiographie. J’ai volontairement rogné le côté émotif, j’en ai mis le moins possible. La rédaction a été difficile. J’ai parfois côtoyé des précipices. Le projet de rédiger cet ouvrage remonte aux années 84-85. J’avais publié une série d’articles sur l’école de la France. L’idée d’un livre a mûri peu à peu.

Votre livre s’ouvre sur la mort de votre père, Yann Sohier, ardent défenseur de l’enseignement du breton à l’école, créateur de la revue Ar Falz. Vous répondez fermement à Françoise Morvan qui, dans son «Nationalisme et dérive identitaire», place votre père du «mauvais côté de la barrière».

Françoise Morvan a du talent et son pamphlet se lit facilement. Elle manque cependant de connaissances sur cette période de l’Entre-deux guerres. C’est facile de lire l’histoire lorsqu’on en connaît la fin. Je déteste cette manière de faire. Je rappelle que mon père est mort en 1935, à une époque où tout bouge, où chacun se cherche. Il n’avait que 33ans.

Particularisme, identité, sont des sujets que vous développez dans votre livre. Dès vos premières années d’école vous réalisez que, dans votre vie, il y a certaines choses qui ne se mêlent pas?

Je vis entre l’école et la maison. J’ai trois pas à faire avant d’entrer en classe, ma mère s’est enfoncée dans une sorte de surdité du chagrin. À Plouha, je vis dans deux univers qui jamais ne s’entremêlent. Ma grand-mère incarne la Bretagne, elle porte le costume et parle le breton. Mon père, cet éternel absent, a une prise écrasante sur la vie familiale. Lorsque je traverse la cour pour me rendre en classe j’entre dans le domaine de la France. Là, il n’est jamais question de la Bretagne, on y parle avec mépris des auteurs qui figurent dans la bibliothèque de mon père. Je comprends qu’il y a là quelque chose d’un peu compliqué et je me pose des questions. Pourquoi la France a-t-elle une attitude si inamicale vis-à-vis des particularités nationales? Y aurait-il une arrogance française?

Après Plouha, votre famille s’installe à Saint-Brieuc où vous rencontrez Renée et Louis Guilloux, deux personnes incontournables dans votre parcours!

Tout cela a beaucoup compté pour moi. Renée était un professeur magnifique. À la maison, nous avions tous les livres de Louis. Quel grand écrivain! Un jour, en classe, Renée nous a donné un sujet: «Décrivez un paysage en vous inspirant de Chateaubriand». J’ai écrit un pastiche de 20 lignes. Ma note fut excellente et surtout Louis m’a dit: «Tu n’es pas capable d’écrire un roman, mais tu peux devenir la personne qui sait le plus de choses sur cet écrivain». Cette phrase a déterminé beaucoup de choses dans ma vie.

Pour terminer, reprenons une question posée par un spectateur à l’auditorium. Avez-vous aujourd’hui le regret de ne pas avoir vraiment défendu l’enseignement du breton?

Oui, certainement, j’aurai effectivement pu en faire davantage!

* Aux Éditions Gallimard.

  • Propos recueillis par Éliane Faucon-Dumont

May 4, 2009

L’ hymne breton retentira au Stade de France

Filed under: Uncategorized — admin @ 11:33 am

FINALE DE LA COUPE DE FRANCE - INFO LE POINT.FR

L’”hymne” breton retentira au Stade de France

Philippe Mathon et Jean Guisnel

Le principe est désormais acté : le Bro gozh ma zadoù ( Vieux Pays de mes ancêtres ), hymne de tous les Bretons, résonnera dans l’enceinte du Stade de France, samedi 9 mai, en ouverture de la finale de la Coupe de France opposant Rennes à Guingamp.

Selon nos informations, après avoir étudié la question, Jean-Pierre Escalettes, patron de la Fédération française de football, a finalement donné son accord.

Le président du conseil régional de Bretagne en personne, Jean-Yves Le Drian (PS), n’avait pas hésité à le solliciter en ce sens, invoquant le caractère “exceptionnel” d’une confrontation entre deux clubs d’une même région à ce niveau de la compétition. “Avec ce chant, les Bretons expriment une appartenance collective à la Bretagne, à la France et à l’Europe”, affirme l’élu au point.fr.

Pas question de se “mettre en porte à faux”

Reste maintenant à connaître les modalités de la tenue de cet hymne breton. Un véritable casse-tête. “Les textes sont clairs : l’hymne national, il n’y en a qu’un en France, c’est la Marseillaise, explique-t-on à la Fédération française de foot. Il nous faut donc trouver un moment, dans le cadre de cette finale, pour faire jouer ce chant breton. Ce sera vraisemblablement bien avant le match.” Pas question, en effet, pour les dirigeants du foot français de se “mettre en porte à faux” en accolant le Bro gozh ma zadoù à la Marseillaise. Ce serait créer un dangereux “précédent”.

Deux bagadoù (orchestres) représentant les clubs de Rennes à Guingamp pourraient, à cette occasion, fouler la pelouse du Stade de France. Les noms d’Alan Stivell et de Denez Prigent, deux des plus populaires artistes bretons, sont évoqués pour donner de la voix. Avec un invité de marque ? Jean-Yves Le Drian veut y croire : “Nous serions très heureux que Nicolas Sarkozy [qui assistera à la finale] fredonne l’air avec nous…”

http://www.youtube.com/watch?v=4UCrEk9HY7c&feature=related

Kenavo

Claude Guillemain

Plaisance en Bretagne

Filed under: Uncategorized — admin @ 4:45 am

Il est temps de s’interroger sur les véritables enjeux de la plaisance et en même temps de mettre le doigt sur tous les potentiels d’un développement « raisonné et raisonnable » de cette plaisance en Bretagne.

Avec près de 2700 km de côtes diversifiées notre belle région reste attractive par sa maritimité. Parler de « tourisme bleu » en Bretagne, ce sont le bleu turquoise et les embruns de l’Atlantique et de la Manche qui surgissent et dominent ! Parler de ce même tourisme bleu dans le bassin parisien, en Picardie, en Bourgogne, au cœur du Midi, ce sont les canaux et voies navigables qui en portent seuls tout le générique de ce tourisme et toutes les activités de transport ou loisirs liées à l’eau…douce cette fois!

La maritimité en Bretagne a naturellement fait quelque ombrage à notre patrimoine fluvial par ses activités économiques relayées par celle des loisirs, plages littorales, la plaisance, et compétitions sportives. Remettre en enjeu le fluvial, c’est investir et faire fructifier cette ambivalence « Armor- Argoat » dans toutes ses dimensions liées au nautisme. La Bretagne des terres et de la mer en tirera profit ! C’est celle d’une certaine équité des territoires.

Nous devons donner à notre patrimoine fluvial sa fonctionnalité territoriale en le réinsérant dans la vie des collectivités et rechercher les outils les plus performants de sa conservation, de son développement et de son utilisation dynamiques Il nous faut retourner à cette « civilisation » de l’eau témoin de notre passé pour nous réapproprier notre propre histoire, la mettre en valeur, et reconstruire à travers elle notre propre identité culturelle. Culture, histoire, paysages, environnement seront les catalyseurs de l’identité de notre région. Le canal de Nantes à Brest n’en est il pas le plus haute valeur symbolique ?

Saint-Malo, Brest, Lorient, Arzal, Saint-Nazaire, avec nos rivières Rance, Aulne, Blavet, Vilaine et Loire, à la fois maritimes et fluviales, sont autant de portes de sorties que d’entrées en Bretagne. Nos canaux sont les chemins d’eau de « traverse » de cette belle Bretagne intérieure de la Manche à l’Océan : canal de Nantes à Brest, canal d’Ille et Rance, Vilaine et Blavet canalisés. Autant de patrimoines reconnus par les plaisanciers d’Europe et si peu exploités chez nous.

. La région Bretagne va être propriétaire et gestionnaire du domaine public fluvial (DPF) à partir du 1er janvier 2010 dans le cadre de la décentralisation. Alors dans le cadre de l’Agenda 21 et d’une politique de relance d’investissements si prônée aujourd’hui (véritable aubaine pour nos entreprises de travaux publics et notre artisanat) il nous faut relancer les chantiers de grands travaux de réhabilitation de nos canaux qui apporteraient des solutions en matière d’infrastructures de ports de plaisance et préserver autant que se peut notre façade littorale. Il ne s’agit pas simplement de volonté politique, mais de conviction politique !

Le tourisme deuxième pilier de l’économie bretonne après l’agriculture, à travers le fluvial, se diversifiera et en répartira d’une manière équitable la valeur ajoutée entre Bretagne intérieure et littoral..

La Fondation du Patrimoine en collaboration avec le Comité des canaux bretons est en démarche très avancée avec des mécénats d’entreprises internationales pour le financement d’un plan incliné permettant le franchissement assuré du barrage de Guerlédan, ouvrage indispensable à la Bretagne mais qui a anesthésié l’épicentre du canal de Nantes à Brest.
Remettre en navigation la section Guerlédan-Pontivy et le tronçon Coat Natous – Carhaix voilà les enjeux de l’urgence d’aujourd’hui et enfin Nantes sera reliée à Brest par voie fluviale.

De Brest à Pontivy, de Pontivy à Lorient, de Pontivy à Nantes, de Saint-Malo à Rennes, et de Rennes à Arzal, voilà à la dimension macro-économico-géographique, de grands biefs touristiques où la notion de BIEF signifiant Bassin d’Intérêt Economique et Fluvial, la Bretagne devenue un espace d’aménagements structurants en terme d’haltes nautiques, ports de plaisances fluviomaritimes, du nord au sud et d’est en ouest…

Ainsi, les chemins de halage rejoindront le sentier des douaniers…Quand la Bretagne se souvient de ses futurs oubliés, elle devient et reste celle de tous les possibles…

Kader Benferhat
Président du Comité des canaux bretons.

April 16, 2009

Kenavo Gwennole !

Filed under: Uncategorized — admin @ 10:24 pm

Trist-meurbet omp o kemenn deoc’h eo aet

Gwennole AR MENN,

bet enklasker er CNRS,

da Anaon. Gant e 71 vloaz e oa.

Deus perzh :

Garmenig IHUELLOU, e bried,

Brieg, Riwall, Tangi ha Malo, e bevar mab,

Katell SIMON, e verc’h-kaer, maouez Tangi,

Lanwenn ha Dewi, e vugale-vihan,

Erwan AR MENN, e vreur, Mari-Elen MAZE, e c’hoar-gaer, hag o familh,

Denaig IHUELLOU, e c’hoar-gaer, Jos AR FOULER, e vreur-kaer, hag o familh,

E holl gerent ha mignoned.

E iliz an DRINDED-LANGONED e vo ul lid da 3 eur abardaez hag ur c’henavo diwezhañ da Wennole e-barzh ar vered war-lerc’h al lid, asambles gant e vignoned sonerien.

Skoet eo bet re abred gant an Ankou, kement a labour en doa war ar stern c’hoazh !


Nous avons la profonde douleur de vous annoncer la disparition de

Gwennole LE MENN,

chercheur au CNRS, E.R.,

dans sa 71ème année.

De la part de :

Garmenig IHUELLOU, son épouse,

Brieg, Riwall, Tangi et Malo, ses fils,

Katell SIMON, sa belle-fille, compagne de Tangi,

Lanwenn et Dewi, ses petits-enfants,

Erwan et Mari-Elen LE MENN-MAZE, son frère, sa belle-sœur et leurs enfants,

Jo et Denaig LE FOULER-IHUELLOU, son beau-frère, sa belle-sœur et leurs enfants,

Toute la famille et ses nombreux amis.

Une cérémonie aura lieu à l’église de La TrinitÉ-Langonnet le samedi 18 avril à 15 heures suivie d’un dernier kenavo à Gwennole au cimetière, accompagné par ses amis musiciens.

Il avait tant de projets, tant de recherches à faire encore, mais il a été emporté bien trop tôt !

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