Traité de 1532 caduc !

February 18th, 2015

Louis Melennec, docteur en médecine, docteur en droit et historien, et dont la réputation n’est plus à faire, rappelle que la Bretagne est aujourd’hui en situation de proclamer sa place dans le concert des nations européennes. Il dit du Traité d’Union qu’il s’agit d’un faux traité, en fait un édit puisque le contrat n’a été paraphé que par le roi français, sans qu’aucun des représentants plénipotentiaires bretons ne soient conviés à la signature ; ils avaient même été écartés des négociations ! Pour le Dr Melennec, comme le dénonçait Maître Marie-Anne Kerhuel, ancienne avocate au barreau de Rennes, ce contrat d’union est une grossière imposture.
Le roi de France François 1er fait stationner plusieurs milliers de soldats à Vannes où il se rend fin juillet 1532, accompagné rien moins d’une cour armée de 12000 hommes ! L’évèque de Vannes, président du Parlement est curieusement remplacé par le cardinal Duprat, corrompu premier ministre-chancelier de France qui orchestre la séance. Ainsi aucune négociation n’a lieu entre le roi français et les délégués bretons. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas admis à nommer des ambassadeurs ni à se réunir pour discuter des termes d’un éventuel accord. La séance du 4 août est ajournée car manque de finir en pugilat, l’annonce en public de la déclaration d’union perpétuelle ayant provoqué un vif émoi dans la population. Le roi français temporise quelques jours et promulgue à Nantes cet édit. Or un édit n’est jamais bilatéral. C’est une loi française, donc d’un état étranger, et ne peut ainsi avoir d’effet juridique sur la Bretagne ! En 1532, la Bretagne n’a jamais traité, discuté, voté et accepté le moindre accord sur cette question d’annexion.
Au XXIe siècle le statut de la Bretagne est toujours régi par le Traité de 1499, c’est-à-dire qu’elle est et reste, en droit international, une puissance souveraine et indépendante.
Et en 2015, toujours occupée.

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Les candidats aux élections nationales bretonnes de novembre 2016 !

January 26th, 2015

Source : KAD

Porte-parole:Jean-Loup LE CUFF
Publié le 26/01/15 2:06
[Bretagne] —

Affiche du troisième communiqué de KAD sur les élections nationales bretonnes, traitant des candidats!
Affiche du troisième communiqué de KAD sur les élections nationales bretonnes, traitant des candidats!

(Élection du Parlement provisoire Breton, troisième communiqué)

Suite aux deux premiers communiqués de KAD concernant les élections nationales bretonnes, et visibles sur notre site en lien ci-dessous, voici le troisième communiqué qui traite des candidatures bretonnes de ces premières élections nationales bretonnes de novembre 2016.

Qui pourra se présenter aux élections ?

Tous les Bretons et Bretonnes d’origine ou d’adoption vivant sur les cinq départements bretons, ainsi que tous les Bretons et Bretonnes d’origine mais expatrié(e)s hors de Bretagne, pourront faire acte de candidature au Parlement de Bretagne, à travers les premières élections nationales bretonnes de novembre 2016.

Les futurs candidats devront être majeurs trois mois avant l’élection, c’est-à-dire en août 2016, au début de la campagne électorale.

Les futurs candidats devront être vierges de toutes condamnations de droit commun exclusivement (atteintes aux biens privés et aux personnes), les condamnations d’ordre politique (atteintes aux biens publics) par la justice française pour une action en faveur de la Bretagne n’étant pas, en toute logique, un obstacle pour se présenter à des élections nationales bretonnes. En d’autres temps, ces condamnés auraient été ou seront appelés «résistants à l’oppression», et c’est pour qu’il n’y est plus besoin d’arriver à de telles extrémités pour se faire entendre en Bretagne, que la représentation parlementaire nationale bretonne est justement réactivée. Le nouveau Parlement de Bretagne doit donc être considéré de tous côtés, comme une alternative à la lutte armée par son expression exclusivement démocratique.

Les futurs candidats devront préalablement s’être inscrits sur les listes électorales selon les explications données sur le deuxième communiqué : Voir le site

Les documents à fournir :

Les documents d’identité ayant déjà été fournis lors de l’inscription sur la liste électorale, les futurs candidats devront simplement fournir deux nouveaux documents pour leur acte de candidature :

Un extrait B3 de casier judiciaire vierge de toutes condamnations de droit commun. (Démarche à faire ici : Voir le site )

Une rédaction manuscrite signée et datée de cette charte du candidat aux élections nationales :

CHARTE DU CANDIDAT AUX ELECTIONS NATIONALES BRETONNES :

Je, sous signé(e)….…………………………………….…….…..,

né(e) le …………… à …………………………………….. , ayant le N° …….….. sur le code électoral breton, déclare sur l’honneur et de façon contractuelle :

1/ Ne pas travailler pour un parti politique jacobin et centraliste en particulier, ou pour toute autre structure anti-bretonne de façon générale.

2/ Me présenter aux élections nationales bretonnes, sur la liste Bretonne interne ou sur la liste Bretonne de la diaspora (barrer la mention inutile), pour défendre au sein du Parlement de Bretagne les intérêts premiers de mon pays la Bretagne, dans tous les domaines de la vie et du quotidien, pour l’intérêt de ses habitants de souche comme d’adoption, les Bretons !

3/ Et défendre notamment, et selon ma sensibilité, les intérêts de la Bretagne dans :

- son intégrité territoriale,

- son Histoire et ses cultures,

- ses langues,

- son économie et son développement industriel de qualité,

- son auto-détermination politique,

- son auto-suffisance énergétique,

- son savoir vivre solidaire et harmonieux dans un environnement respecté et protégé

- son image et ses relations à l’étranger.

4/ Pour ce faire, j’ai conscience que mon intérêt personnel n’est pas l’objectif de mon engagement, et je refuse toute forme de collusion ou de corruption qui pourrait venir souiller et avilir la cause de la Bretagne que je défends.

5/ En cas de désaccord avec mes collègues parlementaires, je saurai rester courtois(e) et démocrate à travers le vote souverain et/ou le consensus d’intérêt général.

6/ Si ma situation ou mon comportement s’avérait déroger à ces cinq principes précédemment énoncés, j’accepterai de recevoir le rappel à ma parole ici donnée. Dans le pire des cas, pour une attitude anti-bretonne évidente et servant des intérêts autres que ceux de la Bretagne et des Bretons, et à travers un éventuel et possible vote sanction des autres parlementaires, j’accepterai de quitter ma fonction au profit du candidat le mieux placé en nombre de voix à l’élection précédente, pour rentrer au Parlement et prendre ma place.

7/ Je serai vigilant(e) et persévérant(e), constant(e) dans la réflexion et le travail de construction du présent et de l’avenir de tous mes compatriotes, ferme et déterminé(e) dans l’adversité autant que souple et magnanime dans le respect des personnes et de la dignité humaine. Je ferai honneur à nos anciens comme je servirai les nouvelles générations. Mon devoir accompli sera ma joie et ma récompense : contribuer en tous domaines à l’épanouissement et au réveil de mon pays la Bretagne.

Sur mon honneur et de façon contractuelle, le ……….. à …………………..

Signature.

Un droit d’inscription à candidature :

Un droit d’inscription de 50 € sera également demandé, afin de couvrir une partie des frais d’installation du Parlement. Cette somme pourra évoluer dans le temps, et en parallèle tous les dons de nos compatriotes qui voudront aider au fonctionnement de ce Parlement seront acceptés. Ces frais d’inscription seront payables à chaque acte de candidature pour chaque élection.

Comment s’inscrire ?

Soit par courrier, soit par Internet comme suit :

Par courrier, vous envoyez les deux documents demandés ci-dessus, avec un chèque de 50 € à l’ordre de KAD, à l’adresse Association KAD, 25 Bel-Air, 35140 Gosné.

Par Internet, vous envoyez les documents demandés ci-dessus à l’adresse mail : kadbzh [at] gmail.com . Un RIB vous sera envoyé pour virement de 50 € sur le compte de KAD, avec la mention « candidature ».

Quand votre dossier sera complet, votre paiement de 50 € encaissé, vous recevrez votre confirmation de candidature avec la suite de la procédure à respecter, dont la rédaction d’une profession de foi pour la Bretagne. Cela sera expliqué en détail dans le communiqué qui parlera de la campagne électorale.

Comment se présenter sur la liste des candidats ?

Au début de la campagne électorale, la liste complète et close des candidats sera donnée trois mois avant l’élection de novembre 2016, donc au début du mois de septembre 2016. Les candidats seront présentés sur deux listes par ordre alphabétique, une pour les résidents en Bretagne et une seconde pour la diaspora. Chaque candidat se présentera donc seul, hors parti, mais dans sa profession de foi consultable en ligne, et qui aura été transmise à tous les Bretons inscrits sur la liste électorale, il se sera présenté humainement, socialement et politiquement selon son libre arbitre.

Sur la liste nominative des candidats qui servira de bulletin de vote, comme expliqué ci-dessous, en face du nom de chacun il y aura quelques indications : la mention « indépendant » si non encarté suivie de la mention (ou non) que le candidat jugera utile, afin d’éclairer sur la couleur politique du candidat, sachant que ces mentions restent toujours un peu floues, et qu’une lecture des professions de foi sera recommandée. Si le candidat est encarté dans un parti régionaliste, autonomiste ou indépendantiste de Bretagne, le nom du parti sera mentionné.

Le vote se fera par raturage sur le bulletin où se trouveront les deux listes, recto verso. Les électeurs pourront raturer autant de noms qu’ils voudront, garantissant la véritable démocratie du choix électoral. Au dépouillement, chaque nom qui ne sera pas barré par bulletin donnera une voix au candidat. En fonction du nombre X de postes à pourvoir, X restant à définir selon le nombre de candidats afin de faire jouer la sélection démocratique, les X premiers candidats au nombre de voix seront donc élus en un seul tour. Cette façon de procéder nous semble la plus démocratique possible, hors listes de partis ou de lieux… Nous en reparlerons.

Le rôle des futurs élus ?

D’abord quelques éléments sur les conditions de travail : ils seront élus pour trois ans renouvelables au début, afin de permettre rapidement à de nouveaux parlementaires de prendre éventuellement le relais. Ensuite dans le temps, la durée parlementaire entre élections pourra évoluer à 4 puis 5 ans, selon des modalités à définir. Ils seront bénévoles et non remboursés de leurs frais de route : non intéressés par des payes mirobolantes, ils seront de vrais passionnés de la Bretagne. Au fil du temps, avec une augmentation des électeurs et donc des subsides d’inscriptions ainsi que des dons, un défraiement pourra être envisagé. Le covoiturage et le lieu de session mensuel tournant dans toutes les villes de Bretagne pourront offrir une égalité de facilité de déplacement à tous. En dehors des sessions mensuelles, le travail se poursuivra par Internet, ou par réunions parallèles de commissions. Les conclusions des travaux parlementaires seront données par voies de presse au peuple breton et consultables en ligne.

Ensuite, le rôle exact des Parlementaires sera triple :

Premièrement, commencer à rédiger la future constitution de la Bretagne en tenant compte du meilleur de toutes les constitutions existantes et bien sûr des spécificités de la Bretagne et du Peuple breton. Nous disons « commencer » car pour atteindre une forme exhaustive, il faudra prendre son temps et y revenir à plusieurs fois, deux ou trois Parlements successifs sans doute. Nous parlerons donc de constitution provisoire de la Bretagne. (Pour info : Voir le site avec un intérêt particulier pour celle confédérale de la Suisse. Entre autres…)

Deuxièmement, commencer à rédiger le corpus des premières lois de Bretagne, en tenant compte du passé (« L’ancienne coutume de Bretagne » à étudier par commission spécialisée) et bien sûr de la modernité présente et des faits de société. Elles seront consultatives et exemplaires et non exécutives, dans l’attente d’un changement de statut de la Bretagne que nous espérons voir évoluer au moins vers l’autonomie. Dans cette attente, le Parlement pourra donner également son point de vue sur les lois françaises en Bretagne, et apporter ses propositions de corrections, pour éclairer le Peuple Breton sur l’intérêt d’une administration bretonne de la Bretagne.

Troisièmement, fort de son début de légitimité par le vote démocratique, le Parlement provisoire de Bretagne pourra prendre tous les contacts qu’il jugera utile à l’international, et éventuellement ester en justice au nom du Peuple Breton.

Dans leurs travaux multiples, les parlementaires bretons pourront prendre conseils auprès de tous les experts qu’ils jugeront utiles. Chaque commission spécialisée dans un domaine pourra tenir lieu d’embryon ministériel, les futurs organes exécutifs procédant légitimement des organes législatifs précédemment élus par le vote populaire.

Le rôle de KAD, Kelc’h An Dael, dans et à côté du Parlement ?

KAD est l’association logistique qui aura permis la création du Parlement provisoire de Bretagne, et elle continuera de l’accompagner à chaque instant dans la neutralité : les membres de KAD ne se présenteront pas au Parlement de Bretagne ou alors seront suspendus de KAD le temps d’une élection et/ou d’un mandat parlementaire, mais ils resteront attentifs à résoudre tous les problèmes internes ou externes, et auront un rôle important à jouer dans la communication, la médiation, la logistique matérielle pour la bonne marche du Parlement . Ils seront par la neutralité objective, les garants de la mise en place, du fonctionnement, et du renouvellement par élections du parlement. Ils seront aussi les gestionnaires des finances en prémisse d’une cour des comptes à venir. Ils pourront également intervenir sur la création d’une future Chancellerie de Bretagne, en complémentarité avec une autre structure bretonne à naître ou déjà existante. En aucun cas ils n’interviendront sur le fond du débat des Parlementaires, qui restent seuls maîtres des lois et de la Constitution bretonne à venir. Ils ne voteront pas et ne feront aucun commentaire sur la qualité ou les travaux du Parlement. Ils n’en seront donc pas responsables non plus. Ils pourront éventuellement être consultés sur la forme des sessions ou mis à contribution dans la structuration des débats, mais seulement sur la demande des Parlementaires, tour à tour en tant qu’huissiers ou globalement embryon d’un conseil d’Etat… Adaptables sur demande et selon la situation et ce qu’elle exige.

Dans les mois qui viennent de nouveaux communiqués expliqueront en détail tous ces points en totale transparence, mais en résumé disons que beaucoup de choses pourront être définies par avance en règlement intérieur, tout en sachant qu’il est difficile de tout prévoir, et que c’est à l’usage que les choses s’affineront, dans la concorde et la convivialité.

Concrètement dès maintenant ?

Tous les Bretons que ce projet intéresse peuvent déjà s’inscrire sur la liste électorale, dès maintenant et avant le 31 octobre 2016 dernier délai. Ils ne seront pas simples électeurs, mais également ambassadeurs de ce beau projet démocratique de Parlement de Bretagne ré-instauré, libres de convaincre nos compatriotes du bien fondé de ce projet et de nous y rejoindre. De plus nous voulons le meilleur pour la Bretagne, et pensons déjà à une démocratie participative plutôt que représentative. Les électeurs, une fois le vote passé, auront donc encore un rôle à jouer si ils le désirent : proposer des débats ou les orienter selon des modalités que nous aurons l’occasion d’expliquer bientôt. Et bien sûr, les électeurs inscrits qui désirent s’engager plus en avant peuvent déjà faire acte de candidature au Parlement Breton selon les indications données ci-dessus. Votre avenir vous appartient… Ensemble construisons-le !

Ken ar c’hentañ evit frankiz Breizh !

KAD

Le 21/1/15.

Le site Internet: Voir le site

Contact presse : kadbreizh [at] gmail.com

Contact électeurs et candidats : kadbzh [at] gmail.com

Note : Dans le déficit démocratique où vit la Bretagne depuis si longtemps, notre idée de Parlement de Bretagne fera tranquillement son chemin, élections après élections, nous en sommes sûrs. Comme bel exemple de cette affirmation, nous nous devons de souligner que déjà, l’hebdomadaire du Pays de Fougères, La Chronique Républicaine, a retenu parmi les 28 personnalités qui ont fait 2014 sur son territoire, dans son édition du 1er janvier 2015, notre président et porte-parole de KAD ! Dans le texte sous sa photo, ce projet d’élections nationales bretonnes pour un futur Parlement de Bretagne est expliqué. Merci donc à la Chronique Républicaine de Fougères qui a salué à sa façon notre projet démocratique. ■

Ce communiqué est dans le domaine public.
KAD, Kelc’h an Dael, (Cercle du Parlement), est une association bretonne ouverte à tous les patriotes et démocrates bretons de gauche(s) comme de droite(s), qui acceptent que toute divergence d’opinion interne soit réglée par le vote souverain, dans le but d’œ’oeuvrer ensemble, en toute fraternité et convivialité, pour la création ou le réveil d’un Parlement de Bretagne.

KAD n’est pas un parti breton de plus, mais un lieu de rencontre et de coordination de tous les bretons et partis bretons désireux de faire l’UNION !

KAD ne prétend pas être le Parlement de Bretagne, mais l’association logistique qui va, avec l’aide de toutes les bonnes volontés, mettre en place les conditions électives et démocratiques pour créer ce Parlement de Bretagne.

Site: http://www.parlementdebretagne.org/

Contact: kadbreizh@gmail.com

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Escroquerie socialiste: Jean-Jacques Urvoas vote contre la réunification bretonne

November 20th, 2014

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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (20/11/2014) Lors du vote final, cette nuit, sur le nouveau redécoupage des régions, le député socialiste de Quimper et actuel président de la Commission des Lois à l’assemblée française, a voté contre la réunification bretonne.

Retournement spectaculaire de celui qui, pendant des mois, assurait sa détermination à obtenir l’intégrité territoriale bretonne. Il avait ainsi défilé à Nantes il y a quelques mois aux côtés des partisans de la réunification, dont le député Paul Molac. Sans surprise, le “lion législatif” s’est transformé en chihuahua obéissant, faisant passer prioritairement la solidarité de parti avant l’intérêt des populations.Une page se tourne définitivement. Il n’est pas exagéré de dire que le Parti Socialiste Français peut s’attendre à déguster aux prochaines élections départementales et régionales.

Le retour du gauchisme et d’une nouvelle extrême gauche

November 3rd, 2014

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Place Stalingrad, à Paris, ce 2 novembre 2014, les “amis” de feu Rémi Fraisse ne sont plus sur Facebook. La veille ils étaient à l’avant-garde des affrontements qui se sont déroulés à Nantes, Toulouse et Dijon. En même temps, à Sivens, dans le département du Tarn, où s’était déroulé l’incident dramatique du 26 octobre, plusieurs milliers de personnes déposaient des fleurs.

La scission n’est pas encore totale entre gauchistes et écolos de toutes tendances et de toutes provenances, adversaires sincères du projet de barrage, comme d’autres qui voudraient s’opposer sans violence au nouvel aéroport prévu à Notre-Dame de Landes.

À Paris, toutefois, deux manifs de style très différents se déroulaient en ce même dimanche.

La couverture des deux était regroupée par Le Monde sous un titre d’ensemble volontairement rassurant : “A Paris et à Sivens, des hommages à Rémi Fraisse sans incidents.” (1)⇓

Pourtant, on lira un peu plus bas dans le même article du même journal cet assez bon descriptif de ce qui se passait du côté de Stalingrad. Beaucoup moins pacifique… Qu’on en juge :

“75 interpellations à Stalingrad”
“À Stalingrad, quelque trois cents manifestants se sont retrouvés vers 15 heures sur la place pour un rassemblement non autorisé (…). L’imposant dispositif policier déployé par la Préfecture de police a permis la dispersion des participants vers 17 h 30 sans incident majeur ni débordements. Les forces de l’ordre ont procédé à 75 interpellations en amont du rassemblement, contribuant à expurger le cortège de ses éléments les plus vindicatifs.
Dix-neuf personnes ont été placées en garde à vue : trois pour port d’armes prohibées (marteaux, poings américains ou projectiles), quatorze pour attroupement en vue de commettre des violences et deux pour refus de se soumettre à des vérifications, selon la Préfecture de police de Paris. L’essentiel des gardés à vue appartient à la mouvance contestataire radicale, aux courants anarchiste ou autonome.
“Une poignée d’éléments radicaux sont néanmoins parvenus à déjouer les barrages filtrant pour se glisser parmi les dizaines de manifestants pacifistes réunis sur la place..
“Parmi eux, Martin (le prénom a été modifié), explique qu’il a boudé le sit-in du Champ-de-Mars car il le trouve ‘trop pacifiste’‘Zadiste énervé’, comme il se définit lui-même, il ne manifeste pas uniquement à la mémoire de Rémi Fraisse, mais contre ‘ce qui se passe à Sivens et les violences policières en général’. Profitant d’un mouvement de flottement consécutif à un usage - le seul de la journée - de bombe lacrymogène par les CRS, il sort de son sac une bouteille d’acide chlorhydrique et un bâton de papier d’aluminium. ‘Tu mets l’alu dans la bouteille, tu refermes bien, tu attends et ça pète’, explique-t-il.”

Ce compte rendu de Soren Seelow est ainsi conclu : “Il n’aura pas l’occasion de s’en servir.” Allons, n’en doutons pas : il en trouvera une autre

La deuxième, celle des pacifistes loin de Stalingrad, avait choisi au contraire la routine et une sorte d’insignifiance. Elle se déroulait en effet sur le Champ-de-Mars. Un rassemblement assis y était organisé devant le mur de la Paix, à l’appel de France Nature Environnement, dont l’appel avait été relayé par les grandes associations écologistes et certains syndicats. Y participaient Emmanuelle Cosse, en qualité de secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, et deux autres politiciens écolos Yves Cochet et Pascal Durand. L’extrême gauche institutionnelle, aussi bien le NPA que le collectif Notre-Dame-des-Landes d’Ile-de-France, s’était rallié au projet pacifiste. Le camarade Melenchon plastronnait péremptoirement, à son habitude :“L’État doit assumer ses responsabilités, Cazeneuve doit démissionner.”

Tout se beau monde s’engouffre donc encore dans la dénonciation des gendarmes, des pouvoirs publics et du ministre de l’Intérieur.

La césure entre cette gauche politicienne et les extrémistes de Stalingrad n’est pas encore entièrement assumée.

Cécile Duflot ose parler de “tache indélébile sur l’action du gouvernement”. Le pays tout entier a pu l’entendre en boucle le 28 octobre sur France Info. (2)⇓

De tous les politiciens irresponsables, elle n’est pas la seule à prendre partie pour la nouvelle extrême gauche, sans doute en vue de sa candidature projetée en 2017. Plus à gauche qu’elle, tu meurs. Même posture chez Noël Mamers, coutumier du fait. Significatif aussi l’espèce de débat bidonné organisé, sur France 2, par le crocodile très professionnel Taddeï en présence de Corinne Lepage, Philippe Raynaud Reynaud, Pascal Brückner, “débattant de l’écologie suite au décès de Rémi Fraisse” (en toute sérénité par conséquent). Ces gens sérieux et compétents se virent copieusement insultés par Mathieu Burnel, extrémiste de plateau. Celui-ci gagna donc les applaudissements de Mediapart.

Sur le site de son journal Edwy Plenel avait évidemment repris aussi sa chronique de la veille sur France Culture “En mémoire de Rémi Fraisse”, consacrée, en fait, à la rencontre des mineurs, des gays, des lesbiennes “solidaires” contre l’Angleterre de Margaret Thatcher.

Rien ne se perd, par conséquent, dans une telle alchimie et rien ne se crée : tout se récupère. Et, la véritable intention de tous ces récupérateurs s’affichait sans périphrase, toujours dans Médiapart. Ce 31 octobre un article du site dénonce le“Barrage de Sivens : les dérives d’un socialisme de notables.” (3)⇓

Le 1er novembre à Tunis Attac-France, CADTM-Maroc, la Fondation Franz Fanon et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, exprimaient de leur côté “leur solidarité avec les éco-activistes français et les organisations de la société civile dans leur lutte contre le projet de construction d’un barrage inutile, à Sivens (…) Nous demandons au gouvernement français d’arrêter les projets qui détruisent la nature et aggravent le changement climatique.”

Le pouvoir d’État, lui, pour une fois conscient du danger en germe, s’exprime clairement. Et il en dément du flot de sottises et de mensonges.

Les déclarations très claires et très courageuses du général Favier au micro de Ruth Elkrief, sur BFM avaient donné le 29 octobre le signal d’un premier coup d’arrêt au délire. En particulier quant aux grenades dites “offensives”…

Un fort intéressant entretien de Bernard Cazeneuve était publié ce 2 novembre dans le Journal du Dimanche, qui le complétait, le confirmait et le confortait utilement.

Car il résulte de ces deux interventions que la violence n’est pas venue des forces de l’ordre mais des groupuscules d’extrême gauche : 56 gendarmes et policiers blessés depuis septembre à Sivens, 81 procédures judiciaires ouvertes, 33 procédures d’agression sur les forces de l’ordre.

Nous n’en somme pas encore à Jules Moch et à 1947 se retournant contre les communistes qui venaient de quitter le gouvernement Ramadier, contre la CGT et ses grèves à répétitions. Mais pas mal d’ingrédients se rassemblent en petit, et y ressemblent à de nombreux égards, y compris sur le plan international, dans le contexte actuel de nouvelle guerre froide.

JG Malliarakis
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Source : http://www.insolent.fr/2014/11/le-retour-du-gauchisme-et-dune-nouvelle-extreme-gauche.html

Apostilles

  1. cf. sur Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 02.11.2014 à 16h54 • Mis à jour le 03.11.2014 à 05h26 (à noter le décalage) 
  2. au micro de Fabienne Sintes
  3. sur Médiapart le 31 octobre

Le lancement de la rénovation de la Chapelle du Saint-Esprit

October 29th, 2014

La chapelle de l’ancien Grand Séminaire de Quimper fut construite entre la fin du XVIIème et le début du XVIIIème siècle. Elle fait partie des 38 monuments classés ou inscrits de Quimper et se situe rue Etienne Gourmelen.

A l’abandon depuis plus de 30 ans, sa remise en état est aujourd’hui orchestrée par notre association, « Les Ouvriers du Saint-Esprit », qui a lancé un appel aux bénévoles afin de constituer un groupe capable de mener à bien cette entreprise.  Nous sommes affiliés à l’association « l’Œuvre de Saint Joseph », propriétaire de la chapelle, dont le président, Philippe Abjean, est le créateur du Tro-Breiz et de la Vallée des Saints.
Les Chemins du Tro-Breiz fêtent cette année leurs 20 ans et se lancent à cette occasion dans une nouvelle et grande entreprise : proposer aux pèlerins des lieux d’accueil tout au long du parcours et permettre ainsi au seul pèlerinage circulaire au monde d’accueillir bientôt autant de pèlerins que celui de Saint Jacques de Compostelle. L’objectif est l’acquisition, à terme, de 50 chapelles qui constitueront autant  de lieux d’accueil et de recueillement. Et notre chapelle sera un point de passage pour ceux qui le souhaiteront.

Et concrètement

Les premiers travaux concerneront la remise en état de la façade principale de l’édifice, porte d’entrée et vitrail situé au-dessus,  ainsi que le des réparations indispensables sur la toiture et le raccordement électrique nécessaire à la poursuite de la rénovation. Ils seront engagés dès la fin de la collecte.

Nos paliers

Premier palier : raccordement électrique pour 2850 €
Second palier : raccordement électrique et réparation de la porte de la façade : 9383 €
Troisième palier : raccordement électrique, réparation de la porte de la façade et réparation de la toiture : 15495 €
Quatrième palier : raccordement électrique, réparation de la porte de la façade, réparation de la toiture et réparation du vitrail de la façade : 29100 €

Association des Ouvriers du Saint-Esprit

Des bénévoles passionnés

Animateurs de la vie de la chapelle

Pèlerins du Tro-Breiz

L’association des Ouvriers du Saint-Esprit

Association loi de 1901 créée le 5 octobre 2013, animée par Jacques Pensec, notre jeune association compte aujourd’hui 40 adhérents et a pour but l’entretien et l’animation de la Chapelle du Saint-Esprit à Quimper dans le respect du caractère religieux du lieu.
Elle est également partenaire de l’association “les Ouvriers de Saint Joseph” à Saint Pol de Léon et de l’association “les Ouvriers de Saint Vincent” à Pont Croix.

A propos des Chemins du Tro-Breiz

​Au Moyen-Âge, le tour de Bretagne ou Tro-Breiz désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs : Brieuc et Malo dans leur ville, Samson à Dol de Bretagne, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol- de- Léon et Tugdual à Tréguier.
Les anciens statuts du chapître de la cathédrale de Rennes accordaient autant d’importance à ce pèlerinage qu’aux voyages de dévotion faits à Rome, Jérusalem ou Saint-Jacques de Compostelle.
Le Tro-Breiz historique se faisait en un mois ou plus. Il n’est guère facile aujourd’hui d’accomplir d’une traite les 600 kms du périple.
Le pèlerinage a été relancé en 1994 par l’association qui œuvre pour la renaissance du pèlerinage médiévale des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne.
L’édition estivale annuelle, mêle découverte du patrimoine, animations bretonnes, randonnée et spiritualité. Il faut maintenant sept années pour achever une boucle.
Chaque année, les marcheurs accomplissent une des sept étapes. La première boucle s’est terminée en août 2000. Après un périple au Pays de Galles en 2002, sur les traces des saints fondateurs, une deuxième boucle est partie de Saint-Pol- de-Léon en août 2003 et s’est achevée en août 2009. En 2011, une troisième boucle a été entamée au départ de Tréguier. Elle s’achèvera en 2017.
En 2014, l’association qui fête ses 20 ans, organise sa marche estivale du dimanche 3 août au samedi 9 août entre Dinan et Vannes.

Un peu d’histoire

​La fondation du Grand Séminaire de Quimper est due à l’initiative de Maurice Picot de Coëthal, recteur de Plouguernével. Monseigneur de Coëtlogon l’institua par ordonnance du 26 août 1669. Le 24 mai 1677, le contrat d’acquisition du manoir de Créacheuzen et de ses dépendances fut signé. Le 21 avril 1678, débutèrent les travaux d’appropriation et de construction d’un ensemble de quatre corps de logis formant une cour intérieure fermée. La construction dure environ 30 ans, sans aboutir à l’achèvement selon les plans initialement dressés : ni avant-corps en symétrie de celui du nord, ni aile sud ne furent finalement construits. L’établissement est complété par l’édification d’une chapelle commencée en 1711 et achevée en 1737. L’ensemble est exemplaire de l’architecture classique de la fin du XVIIème siècle, début XVIIIème et, quant à la chapelle elle constitue une très belle illustration de la conception architecturale de l’ordre Jésuite. Elle fait partie des 38 constructions répertoriées de Quimper.

A noter

L’Association réalise actuellement les démarches nécessaires lui permettant de bénéficier d’une défiscalisation. Nous l’indiquerons sur le site dès que tout sera en place.

Source: https://basejaune.com/st-esprit-quimper

L’électorat des élections nationales bretonnes de novembre 2016 !

October 11th, 2014


(Élection du Parlement provisoire Breton, deuxième communiqué)
Suite au premier communiqué de KAD, concernant les élections nationales bretonnes et visible en lien ci-dessous, voici le deuxième communiqué qui traite de l’électorat breton à constituer en vue des premières élections nationales bretonnes de novembre 2016.

Qui pourra voter ?


Dans KAD, qui est un lieu d’union de tous les Bretons, nous ne voulons pas rentrer dans des débats interminables et conflictuels entre droit du sang et droit du sol, et laissons cette question importante et sensible à mettre en débat dans le futur Parlement National de Bretagne. Dans notre volonté d’avancer en union et harmonie, nous ouvrons la liste électorale nationale bretonne au plus grand nombre, comme suit : tous les bretons d’origine ou d’adoption vivant sur les cinq départements bretons, ainsi que tous les bretons d’origine expatriés hors de Bretagne, peuvent s’inscrire sur la liste électorale nationale bretonne.

Les documents à fournir :
Les Bretons d’origine ou d’adoption vivant en Bretagne devront fournir une copie de leur carte d’identité (ou permis de conduire ou passeport) ainsi qu’un justificatif de domicile en Bretagne (copie au choix d’une facture récente de téléphone ou EDF, ou copie de leur feuille d’imposition locale de l’année en cours, portant mention de leur adresse en Bretagne à cinq départements.)
Les Bretons expatriés devront fournir une copie de leur carte d’identité (ou permis de conduire ou passeport) ainsi qu’un justificatif de leur origine en Bretagne (patronyme breton ou famille en Bretagne) ou à défaut leur appartenance à une association culturelle bretonne, dans ou hors de Bretagne.

Un droit d’inscription :


Un droit d’inscription de 10 € sera également demandé, afin de couvrir les frais de ces élections nationales. Ces frais d’inscription sont fixes et définitifs, et ne seront pas réclamés à nouveau pour d’autres élections futures. Chaque électeur ne paye donc qu’une seule fois ce forfait à son inscription.

Comment s’inscrire ?


Soit par courrier, soit par Internet comme suit:
Par courrier, vous envoyez tous les documents demandés ci-dessus, avec un chèque de 10 € à l’ordre de KAD, à l’adresse Association KAD, 25 Bel-Air, 35 140 Gosné.
Par Internet, vous envoyez tous les documents demandés ci-dessus à l’adresse mail : kadbzh [at] gmail.com . Un RIB vous sera envoyé pour virement de 10 € sur le compte de KAD.
Quand votre dossier sera complet, votre payement de 10 € encaissé, vous recevrez votre confirmation d’inscription, avec votre numéro d’inscription sur la liste électorale Bretonne, composé des trois premières lettres de votre patronyme et de votre numéro dans l’ordre d’inscription.

Comment voter, pour qui et pour quoi?


Dans les mois qui viennent de nouveaux communiqués expliqueront en détail tous ces points en totale transparence, mais en résumé disons que le vote se fera essentiellement par courrier avec système de double enveloppe. Si un système fiable de vote par internet peut-être mis en place, nous le ferons, mais le contrôle des scrutateurs devra être possible, pour avoir un vote fiable et légitime. Nous en reparlerons. Afin d’avoir un contact réel et humain lors de ces élections nationales bretonnes, nous pourrons également disposer des urnes physiques dans plusieurs villes de Bretagne.
Le « voter pour qui et pour quoi ? » sera expliqué dans le prochain communiqué qui traitera des candidats aux futures élections nationales bretonnes, ainsi que du rôle de nos futurs députés du Parlement Breton provisoire.

Merci d’avance à tous les bretons qui nous font confiance, et qui vont à suivre s’inscrire sur la liste électorale nationale bretonne! Aux autres nous dirons simplement que nous avancerons sereinement vers une vraie démocratie en Bretagne, avec ou sans eux : ceux qui n’auront pas voté ne pourrons pas critiquer le futur Parlement provisoire de Bretagne en disant qu’il est trop ceci, pas assez cela…
Ken ar c’hentañ evit frankiz Breizh!

KAD
Le 11/10/14.
Le premier et précédent communiqué sur les élections bretonnes: http://www.parlementdebretagne.org/
Le site Internet: Voir le site ■