KAD organise des élections nationales bretonnes en novembre 2016 !

July 19th, 2014
Source : KAD
Porte-parole:Jean-Loup LE CUFF
Publié le 19/07/14 17:01
[Bretagne] —

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Depuis son annexion brutale et illégale par la France, la Bretagne est sous une administration française qui la gère a minima, la gardant sous un étouffoir de contraintes et d’interdits, mais captant toujours à son profit notre manne fiscale qui ferait de notre pays réunifié et autonome (ou plus) une puissance non négligeable en Europe et dans le Monde.

Que d’énergie utilisée en vain à travers manifestations, pétitions et lettres ouvertes, depuis de nombreuses décennies, pour réclamer au régime colonial d’occupation, autoproclamé « République des Droits de l’Homme », le simple respect de nos droits à disposer de nous-même en tant que peuple breton autrefois souverain, et aujourd’hui bafoué dans les moindres de ses revendications, par des partis hexagonaux toujours jacobins, sourds et aveugles, méprisants et destructeurs, face à notre droit de reconnaissance et d’existence. Le point d’orgue de cette négation française à l’égard de notre peuple est actuellement la volonté de certains ténors socialistes (entre autres) de vouloir soit faire disparaître la Bretagne , son identité, son histoire, son nom, dans une nouvelle construction « Grand Ouest » illégitime, sans histoire, culture, cohérence ; soit de la laisser dans son amputation actuelle, privée du pays nantais : l’absurdité de l’administration jacobine dans toute sa splendeur destructrice ! Heureusement de nombreuses voix s’élèvent aussi pour réclamer en toutes justice et démocratie, le seul aménagement possible nous concernant: la Réunification de la Bretagne !

Dans cette problématique de la Réunification, nous observons que les « élus Bretons » ne sont malheureusement qu’une poignée à défendre les intérêts bretons : effectivement, par simple souci de carrière ou par le jeu de la manipulation médiatique française influant les élections en Bretagne, la majorité des « élus bretons » travaillent davantage pour les intérêts français en Bretagne, que pour nos intérêts bretons, ici et maintenant. Devant cet état de fait, certains d’entre nous, associations culturelles et partis politiques continuent à espérer et à demander, d’autres ont compris depuis longtemps que notre salut ne viendra que de nous-mêmes ! Notre association KAD, Kelc’h An Dael, est de ceux-là : notre objectif depuis le début de notre jeune existence, (le 2 mai 2012), est de (re)créer un Parlement Breton composé de vrais élus du peuple breton et non de valets commandités par Paris.

Nous avons déjà rédigé en 2013 un code électoral détaillé, expliquant la procédure que nous voulons utiliser pour ces élections nationales et parlementaires bretonnes, et qui sera rendu public en temps voulu selon le calendrier ci-dessous :
- De septembre 2014 à mars 2015 : communication et publicité envers le peuple breton de cette volonté de procéder à des élections nationales parlementaires en Bretagne, afin de mobiliser à la fois un début de corps électoral et les futurs candidats potentiels.
- De mars 2015 à septembre 2016 : constitution des différentes listes de candidatures composées de membres de la société civile bretonne non jacobine (associations culturelles et partis politiques, candidatures papillons…), et constitution des listes électorales, le tout sur les cinq départements et la diaspora bretonne.
- Octobre 2016 : publication des listes de candidatures, par voies de presse, postales et Internet.
- Novembre 2016 : mise en place du vote (trois types de vote avec assesseurs et scrutateurs nommés par KAD et par chaque liste de candidatures : urnes physiques dans les principales villes de Bretagne, courrier postal avec double lettre interne dont la lettre d’identification et la lettre neutre de vote redirigée vers urne physique, vote Internet avec double pièce jointe dont la pièce d’identification, et la pièce neutre de vote redirigée vers un mail de dépouillement.)
- Décembre 2016 : annonce des résultats et mise en place d’abord pour trois ans du premier Parlement national de Bretagne depuis l789.
- Ce Parlement provisoire de Bretagne, qui pourra s’adjoindre la collaboration d’experts en tous domaines, fonctionnera d’abord comme un « shadow cabinet » ou « assemblée parallèle », proposant ses solutions bretonnes au peuple breton, qui pourra comparer avec les solutions jacobines en Bretagne…
- Au fil du temps et des élections suivantes, ce Parlement déjà légitime prendra force et vigueur, pour devenir un jour un véritable Parlement de Bretagne.
- Son rôle sera également de rédiger une Constitution de Bretagne, améliorable au fil du temps, et de mettre en place les prémices d’un gouvernement exécutif à travers des commissions internes ou ministères en son sein.

Certes, beaucoup d’adversaires à ce projet vont se dresser devant nous à la simple lecture de ce communiqué : aux ennemis jacobins français d’abord, qui vont nous opposer leurs arguments d’illégalité et d’irrecevabilité constitutionnelle (française), nous répondrons par l’illégalité de leur présence française en Bretagne, de leur imposition fiscale illégale depuis plus de 500 ans en nos foyers, et nous leur dresserons la liste de dégâts et destructions en tous genres commis en notre Pays toujours souverain au nom du Droit International des Peuples à s’auto-administrer. Cette liste pourra avoir son pendant chiffré de réparations en cas d’éventuels conflits juridiques : dans ce cas une longue liste de requêtes en réparation leur sera adressée ! Aux ennemis bretons de l’intérieur, parfois pourtant militants bretons, nous attendons l’expression écrite de leurs arguments partisans et suicidaires pour leur répondre au coup par coup. Le principal argument sera sans doute de leur dire, que plutôt que de critiquer vainement de l’extérieur, mieux vaudrait se présenter à ces élections nationales bretonnes afin d’influencer les choses de l’intérieur par le vote démocratique et légitime

Nous avons cessé de rêver et nous agissons, aussi nous ne nous attendons pas à une grande affluence à ces premières élections nationales bretonnes, tant en nombre de candidats qu’en nombre d’électeurs. Aussi le nombre d’élus sera limité et dépendant du nombre de candidats, afin que le vote puisse rester sélectif. C’est pourquoi la première assemblée nationale parlementaire bretonne ne siégera que trois ans, afin de permettre rapidement à tous les dubitatifs de qualité de rejoindre ce grand projet pour la démocratie bretonne.

Nos prochains communiqués rentreront petit à petit dans les détails de ces élections et seront participatifs, car nous attendons le soutien et la compréhension d’un nombre grandissant de nos compatriotes qui ont déjà la charge de partager cette information !

« Si Bretagne se bat, la liberté est au bout ! » disait notre barde Glenmor !
Oui mais quand ? Demain, dans 10 ans, un siècle ?
Le « combat » que nous proposons commence aujourd’hui, maintenant, avec sa première grande étape en novembre 2016, et il est pacifique et démocratique ! A qui fera-t-il peur ?
Sans doute aux naïfs manipulés et aux corrompus complices, mais pas à la grande majorité des Bretons, qui sont ni l’un ni l’autre, nous osons l’espérer !

KAD
Le 19/7/14.

Le site Internet: (voir son site)

Ce communiqué est dans le domaine public.
KAD, Kelc’h an Dael, (Cercle du Parlement), est une association bretonne ouverte à tous les patriotes et démocrates bretons de gauche(s) comme de droite(s), qui acceptent que toute divergence d’opinion interne soit réglée par le vote souverain, dans le but d’œ’oeuvrer ensemble, en toute fraternité et convivialité, pour la création ou le réveil d’un Parlement de Bretagne. KAD n’est pas un parti breton de plus, mais un lieu de rencontre et de coordination de tous les bretons et partis bretons désireux de faire l’UNION ! KAD ne prétend pas être le Parlement de Bretagne, mais l’association logistique qui va, avec l’aide de toutes les bonnes volontés, mettre en place les conditions électives et démocratiques pour créer ce Parlement de Bretagne. Site: http://www.parlementdebretagne.org/ Contact: kadbreizh@gmail.com | Voir son mur | Lui écrire | Le/la suivre | RSS de KAD

Hervé Juvin : la fin de la mondialisation et le retour des identités

July 11th, 2014
la fin de la mondialisation et le retour des identités

« Ce que j’appelle « grande séparation », c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. » (Hervé Juvin)

♦ FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – On croyait que la mondialisation conduirait à l’uniformisation du monde sous la bannière du modèle occidental. Mais l’auteur de La grande séparation montre que celle-ci réveille au contraire les particularismes identitaires.(Figaro Vox)


Figarovox: Votre livre s’intitule La grande séparation. Qu’est-ce que cette grande séparation? De quoi nous séparons nous?

Hervé Juvin : La condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière: on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale. La Nation était la traduction politique de cette séparation. Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le «tout est possible» ou «le monde est à nous». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait le vivre-ensemble et le faire société. Ce que j’appelle «grande séparation», c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. L’ultra-libéralisme, l’hypertrophie du capitalisme financier, le retour du scientisme sont l’une des faces d’un visage dont le transhumanisme, la transexualité, le transfrontiérisme sont l’autre face. Il faut en finir avec toutes les limites, toutes les déterminations de la nature. Ainsi Google a pour objectif affiché de lutter contre la mort à travers sa filiale Calico. L’idéologie transgenre veut que chaque homme et chaque femme puissent choisir leur sexe. Des entreprises très «humanistes» comme Goldman Sachs remboursent les opérations de changement de sexe de leurs employés!

Cette idéologie des «trans» vise à construire un homme hors-sol, délié de toute origine, et déterminé uniquement par sa propre volonté. C’est le retour du mythe de l’homme nouveau appuyé sur un délire scientiste qui voudrait que chacun soit à lui-même son petit Dieu autocréateur, pur produit de son désir, de ses intérêts ou de sa volonté propre. C’est cela, la grande séparation: la fabrique d’un homme sans origines, sans liens et sans foi, mais qui à chaque instant se choisit lui-même et choisit qui il est.

«Plus rien ne nous est étranger», tel est le résultat de la mondialisation. Pourtant à mesure que l’on cherche à détruire le même, l’autre revient toujours plus fort. L’uniformisation a pour conséquence un retour des particularismes. Comment expliquez-vous ce paradoxe?

On peut considérer qu’à bien des égards la mondialisation est achevée. J’ai la chance de voyager beaucoup dans le monde: il n’y a plus de jungles, de mangroves, de déserts, aussi perdus soient-ils où vous n’avez pas des gens qui sortent un téléphone portable de leur poche. La mondialisation des outils techniques – pour la plupart conçus en Occident – est à peu près aboutie. Le phénomène auquel on ne s’attendait pas, ce que j’appelle dans mon livre «l’aventure inattendue», c’est que l’uniformisation du monde est en train de réveiller les différences. L’exemple le plus frappant est celui de l’islam radical. Malraux parlait de «l’invincible sommeil de l’islam»: il y a trente ou quarante ans, l’islam était quelque chose d’endormi, d’immobile et d’assez pacifique. On peut dire ce qu’on veut sur les dérives extrémistes de l’islam, mais une chose est sûre: le retour (et dans certains cas l’invention) d’un fondamentalisme musulman (pratiques, cultes et doctrines rigoureux et agressifs) est généralement le produit direct d’une confrontation avec la modernité occidentale. Ceux qui vont combattre le djihad, en Syrie ou ailleurs, ceux qui ont commis des attentats en Occident, notamment le 11 septembre, n’étaient pas des pauvres sans boulot ni éducation, mais des ingénieurs, des gens diplômés, parfaitement intégrés à la civilisation moderne. Il est intéressant de voir qu’une partie des mouvements fondamentalistes en Afrique – je pense notamment à Boko Haram – sont directement l’effet de l’agression de sociétés traditionnelles par les évangélistes et les missionnaires financés souvent par les fondations américaines. La mondialisation, dans laquelle on a voulu voir une homogénéisation du monde est en train de déboucher sur son contraire: le retour des particularismes identitaires, des singularités, et plus généralement un retour du «nous».

L’illusion du multiculturalisme du «village monde» a-t-elle vécu?

Depuis 40 ans on avait assisté à la proclamation de l’individu absolu, sans aucune appartenance, seul face au monde. On a aujourd’hui un retour de bâton de la réalité: on ne vit pas riche et seul dans un océan de ruines, on ne vit bien que quand on sent qu’on appartient à un ensemble, à un groupe, quand on est dans le faire-société avec d’autres, et c’est probablement ce que cette phase très déroutante de la mondialisation est en train de nous révéler.

Est-ce à dire que chacun va retourner chez soi et se confiner dans le séparatisme ethnique?

Quelle forme la séparation politique va-t-elle prendre en réaction à cette grande séparation? Difficile de le dire. Mais ce qu’il est important de comprendre c’est qu’on ne peut dire «nous» que lorsqu’on a déterminé qui sont les «autres». Il y a quelque chose de profondément mensonger et dangereux dans la grande séparation qui fait de tous les hommes sont les mêmes – les hommes réduits à l’idiot utile des économistes! Si tous les hommes sont les mêmes, je suis absolument isolé, seul et incapable de dire «nous». Dans la plupart des pays occidentaux, on assiste à cet isolement croissant des individus, qui n’ont plus de repères, plus de structures, plus de capacité à dire «nous». Pour dire «nous», il faut qu’il existe des «autres» qui ne sont pas appelés à devenir les mêmes. Nos amis américains disent volontiers: tout homme ou femme sur cette terre n’aspire qu’à une chose: devenir un américain comme les autres. C’est la négation absolue de l’altérité. C’est aussi l’inverse du respect pour l’Autre, celui qui ne sera jamais le même, celui qui à ce titre m’aide à sentir mon identité. La paix dans le monde repose sur l’idée inverse: indépendance et différence. J’ai trop longtemps vécu et travaillé à Madagascar, eu des amis marocains, fréquenté l’Inde, je respecte trop les Malgaches, les Marocains, les Indiens, pour vouloir qu’ils deviennent des Français comme les autres. Ils ont leurs identités, leurs coutumes religieuses, leurs mœurs, qui sont éminemment respectables: au nom de quoi puis-je dire que je suis supérieur à eux? Quel droit m’autorise à dire que l’avenir d’un malgache, d’un marocain ou d’un hindou est de devenir un Français comme moi?

C’est quelque part le crime de l’universel: de penser que ce qui est bon pour moi est bon pour le reste de l’humanité.

Oui, mais nier l’universel, n’est-ce pas nier le propre de la culture européenne?

C’est le grand débat des Lumières et de la prétention au règne universel de la raison. L’idée que nous, Occidentaux, Européens, Français, Américains, aurions mis en place depuis les Lumières un modèle idéal de vie pour l’humanité, entre la croissance économique et la révolution industrielle, la démocratie et les droits de l’homme. Je ne le crois absolument pas. Je crois que d’autres sociétés qui vivent avec d’autres lois, d’autres mœurs, selon d’autres règles, ont su offrir les conditions du bonheur à leurs habitants. Je ne souscris pas à l’idée selon laquelle notre régime politique, notre musique, notre art, notre culture seraient le point d’aboutissement de l’humanité vers lequel tous les autres peuples devraient converger. Il y a une voie chinoise, une voie hindoue, des voies africaines, qui feront des sociétés équilibrées et heureuses, sûres de leurs identités, différentes de la voie américaine ou de la voie européenne.

Toutes les civilisations se valent, alors? Il n’y a pas de valeurs transcendantes, pas de droits de l’homme, pas d’universel… L’excision et le mariage forcée des petites filles est de même valeur que la quasi égalité hommes-femmes en Occident?

On a le droit de défendre un système de valeurs qu’on croit universel. Vous n’allez pas me faire dire que je suis pour la lapidation! Personne évidement ne peut souhaiter être mis en détention sans jugements, être torturé, etc… Mais on ne peut pas ne pas constater les désastres que produit l’imposition par le haut du modèle occidental dans les sociétés traditionnelles. L’universalisme européen et américain n’a abouti qu’à des champs de ruines: en Afrique, en Afghanistan, en Irak, en Libye… Et la folle course en avant du développement menace la survie de l’humanité ; au nom de quoi arracher ces millions d’hommes qui vivaient hors de l’économie du capitalisme, de l’accumulation, dans un équilibre avec la nature, pour les précipiter dans un système qui détruit les biens vitaux et les services gratuits de la nature?

Les motifs humanitaires masquent souvent des ingérences guerrières. Le «droit au développement» masque l’agression impitoyable de l’obligation de se développer, qui a fait des ravages en Asie et en Afrique. Les limites à l’universel ne sont pas seulement morales, mais physiques. La pénétration sans limites d’internet répand dans des populations entières des rêves qu’elles n’auront aucun moyen de satisfaire, à moins de faire exploser la planète. Il est impossible que 9 milliards d’humains vivent comme un Américain moyen. Ne pas se rendre

compte de cela, c’est créer les conditions d’une humanité frustrée. Non seulement cet universalisme sème les graines du malheur, mais il est contre-productif: plus il essaie de s’imposer, plus il réveille des particularismes de plus en plus agressifs.

C’est là un point essentiel en géopolitique aujourd’hui: l’agression des modèles universels réveille les logiques de la différence politique. Je cite dans mon livre celui que je considère comme le plus grand ethnologue du XXe siècle Elwin Verrier, pasteur britannique marié avec une fille de la tribu des Muria: au bout de quarante ans passés à côtoyer les tribus indiennes, il a abouti à la conclusion suivante: laissons les vivre comme ils sont, hors du développement économique. Mêlons-nous de ce qui nous regarde: sagesse qui nous éviterait bien des bêtises!

Eugénie Bastié
4/07/2014

Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il poursuit un travail de réflexion sur la transformation violente de notre condition humaine qui, selon lui, caractérise ce début de XXIe siècle. Il est par ailleurs associé d’Eurogroup Consulting. Son dernier livre La grande séparation, pour une écologie des civilisationsa été publié aux éditions Gallimard (Le Débat, 2014).

Source : FIGARO VOX > VOX MONDE

Voir aussi :

« La Grande Séparation. Pour une écologie des civilisations » de Hervé Juvin (Georges Feltin-Tracol)

« La Grande Séparation » de Hervé Juvin (Bruno Guillard)

« Le renversement du monde/ Politique de la crise » de Hervé Juvin

Le retour à l’identité (édito 05/08)

L’identité vue par Samuel Huntington et Alain de Benoist

L’identité nationale selon Huntington

Correspondance Polémia – 7/07/2014

Image : Crédits: Alain Goulard Crédits photo : PHILIPPE LOPEZ/AFP

Non à la disparition de la Bretagne, Non au Grand Ouest.

July 9th, 2014

Avant - Après

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La Gauche pétainiste

July 2nd, 2014

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« Désigner nommément
les 292 parlementaires de gauche
ayant voté pour Pétain
en rappelant à l’occasion
leurs états de service,
voilà qui est blasphématoire ! »

Découvrez  (1re partie : le ralliement du 10 juillet 1940) et La Gauche pétainiste (2e partie : Paul Faure contre Léon Blum) de l’historien Jean-Claude Valla

Pourquoi ne rappelle-t-on jamais qu’en 1940 les socialistes ont majoritairement votés les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain ?

La gauche, majoritaire au sein de la Chambre des députés – qui était celle du Front populaire –, ne fut pas moins pétainiste que la droite. Le fait que plus de 70 des 80 parlementaires ayant refusé de voter les pleins pouvoirs au Maréchal le 10 juillet 1940 soient issus des formations ayant soutenu ou participé au Front populaire ne doit pas faire illusion. Chez les socialistes, 35 parlementaires ont refusé les pleins pouvoirs, mais 90 les ont accordés au Maréchal. Chez les radicaux-socialistes, 27 les ont refusés, mais 170 les ont accordés. Et encore, tous ceux qui ont voté contre le texte qui leur était proposé n’étaient pas hostiles au Maréchal. Certains étaient prêts à lui offrir une « dictature à la romaine » !

L’appartenance politique des députés occultés depuis plus de 70 ans…

Si la liste nominative des 80 opposants a été souvent publiée, avec pour chacun d’eux son affiliation politique, il n’en va pas de même pour les 569 qui ont voté les pleins pouvoirs. Aucun historien n’avait jugé utile de faire ce travail, du moins d’en faire profiter ses lecteurs. Une liste complète a bien été reprise du Journal officiel par Emmanuel Berl, mais n’y figure que le nom de famille des parlementaires. Des compléments ont été apportés par Pierre Miquel qui s’est bien gardé toutefois de mettre en regard de chaque nom le groupe parlementaire d’affiliation.

Cette discrétion n’est pas innocente…

Elle vise, bien entendu, à noyer le poisson et à conforter la légende selon laquelle la gauche aurait été la seule à défendre la République, tandis que la droite, ravie de pouvoir l’abattre, aurait plébiscité le Maréchal. Désigner nommément les 292 parlementaires de gauche ayant voté pour Pétain en rappelant à l’occasion leurs états de service, voilà qui est blasphématoire ! En ce domaine, la liberté accordée à l’historien est soigneusement balisée. Il sera bien vu, par exemple, de dénoncer quelques « brebis galeuses » égarées dans la Collaboration, tel Marcel Déat exclu de la SFIO dès 1933…

Voilà pourquoi Jean-Claude Valla a voulu dénoncer cette imposture historique dans ses deux livres consacrés à  cette « Gauche pétainiste »…

Entre autres, y sont publiés les noms de tous les parlementaires de gauche qui ont voté les pleins pouvoirs. Un traitement de faveur particulier est réservé aux députés et sénateurs de la SFIO qui, au sein de l’Assemblée nationale réunie à Vichy le 10 juillet 1940, étaient censés être les seuls à n’avoir jamais trahi les idéaux du Front populaire. Placé en annexe, ce petit « who’s who » n’est pas destiné à être lu d’une traite. Mais, en le consultant, les lecteurs découvriront que la tentation pétainiste n’a pas épargné les vétérans du socialisme. Ils retrouveront également tout au long des chapitres de ce cahier bon nombre de caciques de la IIIe République, souvent francs-maçons, dont le ralliement au Maréchal peut sembler étonnant, mais qui, dans leur immense majorité, resteront fidèles au nouveau chef de l’État, du moins à sa personne, alors même qu’ils ont été parfois victimes des mesures édictées par son régime. Guère plus de 10 % d’entre eux, en effet, rejoindront ou aideront la Résistance, ce qui, d’ailleurs, ne veut pas dire qu’ils aient pour autant changé d’opinion sur le Maréchal.

La gauche que nous allons retrouver à Vichy à des postes de responsabilité ou dans les antichambres ministérielles est déjà « plurielle »…

Socialistes, néo-socialistes, radicaux-socialistes, radicaux dissidents, transfuges du communisme, tous n’envisagent pas l’avenir de la même façon, mais la défaite les a réunis dans une volonté commune d’œuvrer au redressement de la France par des réformes que l’excès de parlementarisme avait rendues impossibles avant la guerre.

La Gauche pétainiste (1re partie : le ralliement du 10 juillet 1940) et La Gauche pétainiste (2e partie : Paul Faure contre Léon Blum), éditions de L’Æncre, collection « Cahiers Libres d’Histoire » 23 euros chaque

Jean-Claude Valla, (1944-2010) a été le premier directeur de la rédaction du Figaro Magazine et l’auteur de nombreux livres d’histoire. De même, il fut le directeur deMagazine Hebdo(1983-1985) avant de diriger La Lettre de Magazine Hebdo. Ancien collaborateur d’Historia, d’Historama, du Miroir de l’histoire et d’Enquête sur l’histoire, il collaborait depuis 2002 à la Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner. Il fut président d’honneur du Comité français des fils et filles de victimes des bombardements de la IIe Guerre mondiale (2001-2005).

Ses « Cahiers Libres d’Histoire » ont, dès leur parution, rencontrés un énorme succès qui ne se dément pas et sont sans cesse réédités.


Quelle Europe voulons-nous ?

April 16th, 2014

À un mois des élections européennes du 25 mai 2014, la Maison de l’Europe de Brest organise un grand débat : “Quelle Europe voulons-nous ?” avec 5 candidats aux élections européennes de la circonscription Ouest :

Jean Arthuis (L’Alternative/UDI), Marc Coatanéa (S&D/PS), Claude Guillemain (Parti Fédéraliste Européen), Nicole Kiil-Nielsen (ALE/Les Verts) et Agnès Le Brun (PPE/UMP).

–> Entrée gratuite et ouverte à tous.
En espérant vous retrouver à l’occasion de cet événement.
Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information dans votre réseau.

Pour plus d’informations :

et par téléphone au 02.98.46.60.09

Cordialement,


Anaëlle LE GALL
Chargée de communication

Perros-Guirec. Festival de la BD les 12 et 13 avril

April 12th, 2014
Perros-Guirec. Festival de la BD les 12 et 13 avril

La ville de Perros-Guirec accueille les 12 et 13 avril prochain la 21ème édition du festival de la bande dessinée. 2014 verra donc la 21e édition de ce festival, fondé en 1994 par Jean-Charles KraehnRégis Loisel et Laurent Vicomte notamment.
Cette année, l’invité d’honneur se prénomme André Cheret, qui n’est autre que le père de Rahan, une bande dessinée culte depuis plusieurs générations. Une exposition consacrée à la série se tiendra d’ailleurs durant tout le festival à la Maison des Traouïero.
Autres invités de prestige cette année, Achdé (Hervé Darmenton), qui dessine et rédige le scénario de Lucky Luke depuis 2004 et de Kid Lucky en 2011 mais aussi Dominique Rousseau (Vasco) , André Juillard (les 7 vies de l’épervier, Blake et Mortimer ..) ou Philippe Luguy (Percevan) pour ne citer qu’eux …

Outre la présence de ces invités, des expositions (Clara, hommage à Gilles Chaillet, Rahan, hommage à Jean Chakir …) et des forums se dérouleront sur tout le week-end.
Le festival se déroulera principalement sur deux endroits, le palais des congrès, plage de Trestraou, et la Maison des Traouïero à Ploumanac’h.

Tarif : 4€ la journée, 5,5€ pour deux journées.

Toute la programme et les informations sur le site du festival : http://www.bdperros.com/

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