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Les 10 et 11 septembre, le Parti Breton appelle à manifester contre Sarkozyhttp://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=7856
Nicolas Sarkozy
Ceux qui pensent que la venue de Sarkozy est une bonne chose, car ceux qui l’ont élu seront très vite déçus, vont un peu vite en besogne. C’est apparemment le cas du Parti Breton, dont certains dirigeants misent sur l’usure du pouvoir. Attitude imprudente, assez proche de cette politique du pire à laquelle adhèrent ceux qui, faute de pouvoir influer sur le cours des choses, se consolent en se disant qu’après le pire ne peut venir que le meilleur. Après 1981, le PC misait lui aussi sur la déception des électeurs du PS, mais c’est son déclin qui a suivi. Certes, il y aura des déçus du sarkozysme – qui devraient se recruter principalement dans les classes populaires. Mais Sarkozy ne décevra pas tout le monde, et ne décevra pas sur tous les plans. Son projet de « remise en ordre », même s’il a été conçu avec une absence totale de principes, possède une cohérence indéniable, et l’on ne voit pas pourquoi il renoncerait à une stratégie politique que Chirac s’était refusé à mettre en œuvre, mais qui s’est révélée une excellente machine à gagner. La plus grande erreur serait de croire que la désillusion profitera mécaniquement à ceux qui l’avaient prévue. Un mouvement de contestation ne peut bénéficier d’un effet de déception que s’il apparaît comme une force de proposition crédible, possédant les moyens de faire par lui-même ce que les autres n’ont pas fait. Pour l’heure, Nicolas Sarkozy contrôle presque tous les centres de pouvoir. La périphérie est en crise ou inorganisée. Claude Guillemain BREIZH 2004 |