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Le paysUn ami m'écrivait : "En ce qui concerne les élections régionales, je suis pour sa disparition et son remplacement par les élus du conseil général, qui permettrait d'avoir un élu qui défendrait mieux son secteur puisqu'aujourd' hui, personne ne connaît et peut avoir de contacts avec le conseiller régional élu sur une liste de parti ou autres organisations."
Je ne pense pas qu'il y ait le moindre avenir dans le schéma administratif français. Que l'on remplace l'échelon régional par l'échelon départemental n'apportera aucune amélioration au carcan administratif français, héritier des idées jacobines et francs-maçonnes de la révolution. La complexité administrative dont se nourrissent les jacobins, la superposition des échelons administratifs dont ils font leur miel, ne rendent pas service. Laissons de côté ces dynosaures et parlons du pays. Dans la foulée de la loi Pasqua (1995) a été fondée l'Association pour la Fondation des Pays qui affirme que le pays, loin d'être un nouvel échelon administratif, demeure un espace de projet. Or quoi de plus "politique" qu'un projet? Nous, BREIZH 2004, mouvement fédéraliste breton et européen, faisons la promotion du pays comme zone d'équilibre ville-campagne. Le pays est bel et bien envisagé comme un nouvel espace de redistribution des pouvoirs, comme territoire où pourra s'exprimer une démocratie régénérée, comme un nouveau laboratoire du pouvoir local. A preuve, on verra dans le pays Bièvre-Valoire, une alternance de pouvoir dictée par un accord consensuel qu'eut sans doute interdit le jeu habituel des rapports partisans. La pays affirme sa vocation prospective et politique. Grâce à des élus imaginatifs, grâce à une doctrine qui s'affirme et grâce à des "chargés de mission pays" engagés, des militants au bon sens du terme. Si l'on promeut le département et son conseil général, on ignore la spécificité politique du "pays" pour promouvoir un échelon administratif. Le pays est le second souffle de la France. Le pays doit retrouver son champ d'action et notamment:
Nous serions finalement assez d'accord pour voir disparaître les élections régionales pour redonner au pays sa pleine expression politique indépendante tout à la fois des procédures bureaucratiques et des contraintes partisanes. Le pays, c'est aussi un nouveau mode de dévolution du pouvoir. Claude Guillemain Breizh 2004 |