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Et maintenant

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Mikael Moazan

Le Conseil Constitutionnel s'est prononcé.

Il l'a fait à la demande de F Hollande lequel n'est pas satisfait de la réponse.

Ne tournons plus autour du pot !

Tout est fait pour laisser accroire que la seule France légitime est celle du PS et du secteur protégé.

Au delà du CPE, c'est bien la crise de la démocratie qui surgit.

Dans un Etat de droit, les lois votées sont appliquées. Certes on peut voter d'autres lois qui annulent les précédentes.

Ce qui, aujourd'hui, est dit, c'est que le pouvoir actuel ne peut légiférer sans l'autorisation préalable de la gauche.

On ne peut voter une loi sans le crédit des 10% des syndicats, même quand les 90 % le souhaitent.

C'est une dictature qui ne porte pas son nom.

Le coup d'état permanent.

Ca va finir par une guerre civile atroce qui va opposer le boucher au postier, le boulanger aux agents de l'EDF, l'artisan à la DDE, les commerçants aux enseignants...

Et dans une telle configuration, les costauds ne sont pas les membres de la CGT ou les fonctionnaires....

Ceux qui travaillent 80/90 heures semaines ont la capacité de remonter les bretelles à n'importe quel employé du public.

Et si on évitait ça ?

Si on parlait, réformait ?

Ceux qui ne veulent rien entendre portent une lourde responsabilité et nous ne pleurerons pas leur deuil.

Il est venu le temps où les claques doivent frapper ces joues d'irréductibles nantis, privilégiés aux dépens des autres.

Chirac peut parler. Il ne changera rien.

La crise est profonde mais elle n'est pas là où on la croit.

La Bretagne, qui aura à choisir, doit faire attention.

L'Etat fédéré de Bretagne ne pourra jamais être un Etat à la mode franchouillarde.

Il devra être libre, c'est-à-dire ne pas être l'otage d'une fonction publique dévorante.

Les deniers publics iront vers les Bretons qui en ont le plus besoin. Pas vers les instituts à deux piastres qui ne demandent qu'à profiter de l'argent des autres.

Le malheur français doit être un enseignement pour cette Bretagne naissante.

C'est l'heure.

Paris tombe. Ils ont tous été gangrénés par cette illusion, ce rêve d'une France d'hier, qui confond le songe et la réalité.

Echuet eo.

Soyons réalistes, pragmatiques, soyons Bretons.

Un marin n'appelle pas l'Etat en mer; il fait face aux éléments.

C'est cette Bretagne qu'il faut remettre sur pied, et non celle de tous ceux qui ne souhaitent que vivre aux dépens des prélèvements obligatoires.

On ne le dira jamais assez.

C'est la clef qui ouvre les portes de la liberté.

Et, quand on a dit ça, on peut dire "Breizh Atav" car ça ne renvoie plus à un renfermement, mais à une ouverture.

Une Bretagne fédérale, dans une France Fédérale, dans une Europe Fédérale, c'est l'unique façon de pouvoir dire " Breizh Bepred"

Mikael