50 personnes soutiennent cette pétition !

February 1st, 2016

Mise à jour sur la pétition

50 personnes soutiennent cette pétition !

1 févr. 2016 — En avant pour obtenir 100 signatures

Face à la politique répressive et jacobine menée contre la Bretagne et pour assumer notre responsabilité collective, face à l’inaction des instances dites représentatives, la Coordination 1499 a décidé d’agir et de faire entendre sa voix pour obtenir le respect du traité de 1499 signé entre le Royaume de France et le Duché de Bretagne.

Cette coordination est indépendante. Elle est composée d’associations et organisations bretonnes ainsi que de nombreux acteurs et militants engagés.

La légitimité de cette coordination vient de sa diversité, de son appel à la base de la population bretonne, respectant toutes ses composantes. La Coordination 1499 a décidé d’agir et de lancer une grande pétition pour demander au gouvernement le respect intégral du Traité de 1499 et le retour au droit international.

Si cet appel à signature s’adresse particulièrement aux Bretons, il est évidemment ouvert à tous ceux, épris de liberté et de justice, qui refusent que l’on stigmatise une partie de la population française.

Pour signer la pétition, cliquez ici ! https://www.change.org/p/breizh-info-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-premier-ministre-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-pr%C3%A9sident-du-conseil-r%C3%A9gional-de-bretagne-pour-le-respect-du-trait%C3%A9-de-1499-entre-la-bretagne-et-la-france

Pétition Breizh.Info “Pour le respect du Traité de 1499 entre la Bretagne et la France”

January 30th, 2016

Pour le respect du Traité de 1499 entre la Bretagne et la France

BREIZH INFO

Les conditions du contrat de mariage entre Anne de Bretagne et Louis XII ont été dictées par Anne et les États de Bretagne (Première Lettre Traité daté du 7 janvier 1499 signée Louis XII). Nous demandons l’application de ce traité à l’exclusion de toute autre décision unilatérale de la France.

Le mariage sera au château de Nantes,
L’héritier de la Bretagne ne pourra être l’héritier de la France, et pour cela un certain nombre de cas de succession sont prévus, engageant les héritiers eux-mêmes,
L’héritier de la Bretagne respectera la coutume de Bretagne,
Anne jouira intégralement du douaire obtenu de Charles VIII,
Louis XII lui constituera un autre douaire,
Le roi pourra jouir de la Bretagne après la mort de la duchesse, mais sans pouvoir la transmettre en héritage,

Un second accord (dit des Généralités du Duché) signé par Louis XII le 19 janvier 1499 (2e Lettre Traité) est vu et lu par Guillaume Gedouin, Procureur Général du Parlement de Bretagne. Cet accord prévoit 13 clauses “parole de Roi, tenir et accomplir sans venir au contraire afin que ce soit chose ferme et stable pour toujours” :

1/ rétablissement en Bretagne des Chancellerie, Conseil, Parlement, Chambre des Comptes, Trésorerie, Justice, droits et libertés,
2/ Offices et officiers, aucun changement,
3/ Offices et officiers, nominations par le Duc,
4/ impôts suivant la coutume bretonne et Bretons jugés uniquement en Bretagne au Parlement Breton en dernier ressort,
5/ guerres consentement du duc et des états,
6/ Droits gardés, émission de la monnaie et séparation des 2 Couronnes chacun d’une part et d’autre,
7/ inviolabilité de la Constitution, droits et coutumes uniquement par le Parlement et états de Bretagne,
8/ bénéfices réservés uniquement en Bretagne,
9/ Prévost et Capitaines en leur juridiction suivant la coutume,
10/ nomination aux évêchés par le Duc et Nantes ville principale de Bretagne
11/ Compétence fiscale exclusive, crimes et bénéfices aucun ressort hors du parlement Breton,
12/ Aucune exécution de mandements ni exploits en Bretagne,
13/ limite des frontières, si conflit : tribunal paritaire entre français et bretons.

ADRESSÉE À

Breizh.info

Président de la République Française

Premier Ministre de la République Française

Pour une plateforme de réflexion et d’action politique propre à la Bretagne

January 29th, 2016
http://breton-network.eu/2016/01/20/prospective-strategique/
L’idée d’une plateforme de réflexion et d’action politique propre à la Bretagne vient d’être lancée.

En effet, dans une motion de notre assemblée générale de mars 2015, nous invitions la classe politique bretonne à défendre cette idée et à agir en conséquence. Nous prenons appui sur l’exemple Corse qui d’une part faisant partie de la région Provence-Côte d’Azur-Corse en a été détachée en 1970 et d’autre part bien qu’ayant voté négativement à un référendum se proposant de créer une Collectivité unique, va en être dotée par la loi (NOTRe). Ces aménagements propres à la Corse ont été obtenus en raison d’une forte demande corse, aussi bien de la part de la classe politique que de l’électorat.

Aussi invitions-nous dès le mois de décembre 2015 non seulement la classe politique bretonne à agir, mais aussi les citoyennes et les citoyens de Bretagne à se mobiliser selon le principe “ce qui n’est pas demandé, ne sera pas obtenu”, et à émettre une demande citoyenne franche et massive dans le cadre d’un Appel pour que la Bretagne retrouve une pédagogie renouvelée visant l’autonomie ou l’indépendance.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui partagent cette idée à nous rejoindre. Comme dit l’autre, l’union fait la force.

Pour mieux travailler ensemble, nous vous invitons à participer à une réunion préparatoire qui aura lieu:

Le 21 février 2016
à 11h00
44, rue Léon Durocher
22730 Tregastel
S’inscrire par e-mail : claudeguillemain@yahoo.fr
Par téléphone ou SMS : 06 67 03 05 87
Par Skype : klaodgillamaen

Déjeuner sur place. Bien sûr, c’est gratuit.

Prospective stratégique

January 28th, 2016
    ” Il est grand temps d’évaluer les dysfonctionnements qui ont éreinté la Bretagne aux dernières élections régionales”


Prospective stratégique
L’expérience bretonne en matière de prospective stratégique est à réinventer, et c’est à le moment de relancer ce thème unique pour démarrer une série de rencontres visant à concevoir et communiquer une vision ou plutôt mettre en place un projet libre, sociétal, politique et économique pour les 10 prochaines années dans notre pays en s’inspirant des expériences à l’international.

Il est impensable que nous ne disposions pas aujourd’hui d’une vision et d’une approche stratégique qui nous permettent d’affronter la complexité des problèmes auxquels fait face notre pays. Le monde change et nous nous devons de trouver des outils utiles pour aujourd’hui, demain et dans 5 ans.
Évaluation, un mot sur lequel il faut insister.
S’il est une chose que nous avons négligée pendant des décennies dans notre pays, c’est bien l’évaluation. Nous n’avons pas pris en considération les dysfonctionnements et les défaillances dont a souffert la Bretagne. L’absence de l’exercice évaluateur nous a empêchés de nous rendre compte des lignes de fractures qui ont conduit la Bretagne à l’échec des dernières régionales.
Fracture générationnelle, nos jeunes sont désorientés et désemparés. Malgré des scores importants chez les jeunes en faveur du Front national, l’abstention à l’élection régionale est demeurée majoritaire parmi les 18-30 ans. Selon un sondage, 64 % d’entre eux ne sont pas allés voter au 1er tour des élections régionales. Un score de 14 points supérieur à la moyenne nationale, estimée à 49,5 %.
Fracture géographique à cause d’un développement à plusieurs niveaux, et fracture sociale avec une classe sociale moyenne reléguée au second rang (Le revenu fiscal moyen des Bretons qui ont rempli une déclaration d’impôt en 2009 reste inférieur à la moyenne nationale).

Nécessité d’équilibrer entre impératifs économiques et priorités sociales

Il faut apprendre à «entretenir la mémoire des méthodes et des outils pour mieux les enrichir». La responsabilité des acteurs publics, y compris les partis et associations luttant pour l’autonomie ou l’indépendance de la Bretagne, doit être engagée, il s’agit selon moi non seulement de rénover les institutions mais de clarifier les responsabilités en mettant l’accent sur les personnes et non sur les institutions afin de mieux et de plus les impliquer dans ce qu’elles (les personnes) entreprennent.

L’objectif est d’équilibrer au mieux les impératifs économiques, les exigences environnementales et les priorités sociales. Ce qui ne peut se faire que par l’évaluation des politiques actualisées, la programmation de celles futures et l’inspiration des expériences étrangères.

Pour l’économiste, le prospectiviste, il faut distinguer clairement les faits et les préférences, investir dans des techniques et des méthodes de travail, confier des travaux de recherches à des laboratoires indépendants, mettre en place un comité de suivi des actions et apprendre à anticiper.

Ce sont seulement ici quelques idées recueillies au sein de la société civile préoccupée par le “maintenant” et oubliant le jour d’après, très proche pourtant, les bonnes intentions affirmées au départ.

Partis politiques et société civile doivent débattre…

Dialoguer avec les différents acteurs politiques et échanger avec la société civile, c’est à cela que j’invite les partis politiques et les représentants de la société civile en vue d’une Bretagne libre, autonome ou indépendante. La Bretagne de demain. Parce que les approches sont différentes tout comme les solutions préconisées par les uns et les autres, il va falloir désigner quelqu’un ou quelqu’une pour assurer et assumer le rôle d’éclaireur dans un pays où on cultive l’ambiguïté et où la clairvoyance n’est pas la qualité la plus partagée chez la caste des “décideurs du destin de la nation”.

Soyez assurés que le Réseau des Bretons de l’Etranger jouera son rôle dans l’harmonisation des différents points de vue de tous les acteurs et décideurs à propos de ce que doit être la Bretagne. Car le contexte dans lequel elle vit aujourd’hui ne permet plus à personne d’avancer à l’aveuglette, de dire ce qu’elle pense ou ne pense pas, d’annoncer un projet et œuvrer pour un autre, ou encore de manipuler et de se jouer de l’opinion publique.

Les Bretons ne sont pas dupes, naïfs ou malléables. Ils ont voté “LÉGITIMISTE” parce que l’offre politique des partis ne leur a pas semblé crédible. Grand temps pour que les décideurs économiques et politiques s’en rendent compte et agissent en conséquence.

Jorj Botuha, maitre sonneur, sort du bois

January 27th, 2016

C est la facteur qui fait ma bombarde.
Voici sont histoire.

On le retrouvera cet été dans plus d’une grande fête bretonne. Le maître sonneur le plus titré de Bretagne, qui fabrique lui-même binious et bombardes, a sorti son premier disque : Plijadur (« Plaisir »). Sans savoir ni lire ni écrire la musique. Tout à l’émotion.
« Je n’aime pas la naphtaline, la nostalgie, le folklore. » Pourtant, à 47 ans, Jorj Botuha, maître sonneur quatorze fois champion de Bretagne, considéré par ses pairs comme un virtuose, répète souvent qu’il doit tout à son enfance. « Mon université, cela a été Malachap, à Pluvigner. » Malachap, ou Malachappe. Il évoque avec gourmandise le nom de ce hameau du Morbihan où ses parents travaillaient comme agriculteurs.
Dans les années 60, « c’était cela la vie : on était paysan, forgeron ou menuisier ». D’une fratrie de cinq, lui seul parlera à la musique. « Grâce à mon grand-père, Gaby Robic, de Guénin. Pour les grandes cérémonies, les communions, les mariages, on lui demandait de servir à table car il savait chanter. »
Jorj tend l’oreille. « À la messe, à Trélécan, j’ai connu le temps des cantiques, puis des premiers chants français, mais il y avait une vraie résistance des cantiques bretons. J’étais toujours très ému par l’assistance qui les reprenait : des travailleurs, des laboureurs, des hommes ! Le premier contact que j’ai eu avec la musique, cela a été la voix, le plus bel instrument. »
La sienne, il la poussera à l’école. L’élève turbulent a la révélation lorsque Bruno Le Berre, un jeune paysan voisin, vient y jouer un air de cornemuse. Un vrai cadeau de Noël. « Extraordinaire ! » Plus tard, au lycée, un « pion », le futur musicologue Gérard Lomenec’h, l’envoie sonner chez Yvon Palamour plutôt que distraire ses camarades. Palamour, ébéniste de renom, est aussi un maître de la bombarde et du binioù. Jorj Botuha, lui, est déjà, sans le savoir, un facteur d’instruments. « Je fabriquais des trompettes avec des tuyaux d’arrosage, des anches en seigle, des instruments avec des écorces de châtaignier roulées percées avec des épines de sapins. J’ai fait des anches avec des pots de yaourts. »
De l’enfance, Jorj garde aussi sa langue, le breton. « J’ai grandi dans une campagne presque monolingue. La langue, c’était le vecteur de toute cette ambiance. Le français venait avec l’école et les représentants en machines agricoles. La langue, pour la musique, est indispensable. Parler deux langues, c’est avoir deux systèmes de pensée, une grande ouverture sur le monde, les autres. »
Dans sa Bretagne rurale où il a observé « une solidarité de tous les instants », le musicien a collecté de chansons auprès des anciens. Mais il s’est refusé à devenir paysan. « Je ne me voyais pas là-dedans : je sentais que le système avec des trusts allait mal tourner. Il y avait déjà des pollutions notoires. »
À lui binious et bombardes, dans un petit atelier d’Auray. « Personne n’aurait misé un sou sur moi. » Luthier ? Il doit essuyer, même dans sa famille musicale, d’idiots sobriquets. Il lui a fallu réinventer les perces (outils) des instruments, effectuer des recherches, réécouter les anciens, les Palamour, les Magadur. Aujourd’hui, il équipe les meilleurs bagadoù (groupes de sonneurs) de Bretagne, des solistes de renommée internationale et même un pipe-band de première catégorie en Écosse ! Des étudiants et enseignants de La Sorbonne viennent le consulter.
Car Jorj sait tordre le cou aux idées reçues sur l’origine des instruments celtes. « La bombarde vient du Moyen-Orient et a sans doute été ramenée des Croisades. » Le binioù a une racine plus incertaine, « mais les Romains jouaient déjà de la cornemuse ». Pour lui, « la musique bretonne doit plus aux cultures européennes du Moyen Âge » qu’aux influences celtiques.
Sur son tout premier disque, Plijadur, il accompagne binioù et cornemuses en couples, en trio. Une série de marches allègres, des mélodies poignantes, de danses envoûtantes avec ses amis musiciens du pays d’Auray : Pascal Guingo et Philippe Quillay. L’orgue de Pascal Marsault est un accompagnement léger, qui libère l’espace pour le sonneur. Du travail d’orfèvre. Et pourtant : « Je ne lis pas la musique. Cela ne m’intéresse pas. Le plus beau ne s’écrit pas. L’essentiel, c’est l’émotion. »
Jorj Botuha ne se complaît pas dans une répétition naïve de ce qu’il a entendu. « Je préfère voir des gens expérimenter des choses, même hasardeuses, à un nouveau plagiat. Moi, j’ai envie de mettre de la musique dans la musique. La musique, c’est ce qu’il y a entre les notes. » C’est dans cet esprit qu’il est allé, il y a quelques années, à la rencontre de sonneurs d’origine soudanaise, dans le grand sud-algérien, à Biskra. Pour entendre ce qui se faisait là-bas, sans rien renier de son héritage de Malachap.

Pape François : la communication doit être au service de la paix

January 27th, 2016

Lors de la 50e journée des communications, le Pape a invité les chrétiens a faire preuve d’une “audace positive” pour communiquer avec tous en vue du bien.

Reporters prepare their equipment in front or St Peter's basilica on February 13, 2013 at the Vatican. AFP PHOTO / ANDREAS SOLARO / AFP / ANDREAS SOLARO

Toujours fidèle à sa volonté de transmettre un message de miséricorde, le Pape a récemment défini le pouvoir de la communication comme un pouvoir de “proximité” dans son message pour la Journée des communications sociales. Par lui, nous sommes tous à même d’apporter quelque chose aux autres, par nos paroles et nos gestes.

Bien souvent, comme l’a fait remarqué le Saint-Père, la communication n’a pas pour objectif premier la paix, et transmet davantage un message de peur, de haine ou de méfiance. De plus, les sociétés actuelles, hyper médiatisées, relaient ces informations en temps record grâce à des moyens quasiment illimités et accessibles à tous, notamment par le biais des réseaux sociaux.

“Il faut du courage pour orienter les personnes dans des processus de réconciliation”

Cependant, faisant face à ce phénomène, certains réussissent à adopter une attitude que le Pape qualifie d’ “audace positive” et qu’il encourage fortement. Celle-ci consisterait à choisir avec soin gestes et paroles, afin de construire la paix en dépassant les incompréhensions.

Loin de condamner la communication et ses manifestations, le pape François encourage donc celles-ci. Bien qu’il faille “condamner le mal avec fermeté”, il est donc nécessaire de privilégier la communication afin qu’elle mène à davantage d’ouverture, d’harmonie et de réconciliation au sein des communautés et des familles.